Un(e)Secte - Un thriller étonnant !

27/01/2020

Titre : Un(e)Secte

Auteur : Maxime Chattam

Editions : Albin Michel

Prix : 22,90€

Parution : 30 octobre 2019

Nombre de pages : 480 pages

Genre : Thriller

Résumé : Et si tous les insectes du monde se mettaient soudainement à communiquer entre eux ? À s'organiser ?
Nous ne survivrions pas plus de quelques jours.

Entre un crime spectaculaire et la disparition inexpliquée d'une jeune femme, les chemins du détective Atticus Gore et de la privée Kat Kordell vont s'entremêler. Et les confronter à une vérité effrayante.

Des montagnes de Los Angeles aux bas-fonds de New York, un thriller implacable et documenté qui va vous démanger.

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Maxime Chattam n’est évidemment plus à présenter. A l’instar de Guillaume Musso ou de Marc Lévy, il fait partie des auteurs les plus lus en France dont chaque nouveau roman est toujours très attendu par ses lecteurs. Pourtant, je n’avais encore jamais eu l’occasion de découvrir sa plume malgré la grande fan qui partage ma vie et qui essayait à tout prix de me soudoyer. J’aurais d’ailleurs pu résister plus longtemps si seulement le résumé de Un(e)Secte n’avait pas été aussi intrigant. Je tiens donc à remercier les éditions Albin Michel pour leur envoi. 

Pour tout vous dire, je ne sais pas vraiment par quoi commencer tellement j’ai de choses à dire sur ce roman. Je pense donc procéder par points afin d’être le plus clair possible car, vous allez voir, j’ai beaucoup cogité au cours de ma lecture. 

1. Les personnages. 
Aucune intrigue, aussi géniale puisse-t-elle être, ne peut exister sans un ou plusieurs protagonistes pour la porter. Dans le cas de Un(e)Secte, on va principalement suivre deux héros, ou plutôt un héros : Atticus, et une héroïne : Kat. Respectivement habitant à Los Angeles et à New York, ils effectuent un travail similaire, le premier étant un détective de l’état et la seconde une détective privée. Bien que les enquêtes dont ils s’occupent ne semblent, à priori, pas liées, leurs chemins vont tout de même finir par se croiser…
J’ai adoré suivre ces deux personnages, évoluant dans des milieux aussi différents que complémentaires. On s’attache rapidement à eux, l’alternance des points de vue au fil des chapitres s’avère efficace et leur psychologie suffisamment creusée pour les rendre crédibles. La relation qui va se développer entre Atticus et Kat n’a par ailleurs rien de romantique mais s’apparente davantage à une amitié professionnelle que j’ai apprécié découvrir au gré des pages. 

2. L’histoire.
A mon sens, on pourrait classer tous les thrillers dans deux catégories : les suspenses psychologiques et les autres. Les premiers vont essentiellement se concentrer sur les personnages, leurs liens, éventuellement leurs secrets, le tout en attente d’une chute finale imprévisible. Dans le deuxième cas de figure, c’est l’enquête policière qui va prendre le dessus avec un coup de projecteur sur les forces de l’ordre et leur travail. Evidemment, il y a des thrillers hybrides puis ceux qui ne rentrent dans aucune des deux catégories mais je crois que dans l’ensemble, ce classement est plutôt significatif. 
Un(e)Secte fait clairement partie de ces thrillers très documentés dans lesquels on va suivre les avancées d’une enquête, étape par étape, à travers les yeux de la police. On sent que Maxime Chattam a fait un gros travail de recherche en amont, je crois même qu’il s’est rendu à Los Angeles pour s’entretenir avec des membres du LAPD pour les besoins de son histoire. De fait, Un(e)Secte m’a un peu rappelé un épisode des Experts (en plus long et plus complexe) où on va aborder un sujet particulier autour duquel s’articule toute l’intrigue, en l’occurrence les insectes. Comme je vous le disais, Maxime Chattam s’est vraiment documenté pour écrire son roman et l’a ainsi rendu très intéressant de par les nombreuses informations factuelles et véridiques qu’il contient.

3. La thématique.
Des personnages attachants, un récit passionnant, vous devez sans doute vous demander pourquoi il ne s’agit pas ici d’une chronique coup de cœur. Eh bien je me suis moi-même posé la question, et je crois avoir trouvé la réponse. Tout au long de ma lecture, malgré le plaisir que je prenais, quelque chose semblait clocher. Et c’est en arrivant à la fin que j’ai compris : l’absence totale d’un suspense. En effet, je n’ai jamais été surpris par un événement ou déboussolé par une révélation et ce à cause d’un élément précis : le titre. Lorsque j’ai vu l’annonce de publication de Un(e)Secte, j’ai trouvé le jeu de mots génial et particulièrement réussi ; seulement, il est aussi extrêmement spoilant. Il ne faut pas être un génie pour comprendre les deux thématiques qui sont abordées dans le roman ainsi que leur connexion. A partir de là, tout devient limpide et même si on se prend d’intérêt pour le fond (les recherches scientifiques, etc.), la forme pèche par son manque d’originalité et de surprise…

Malgré tout, je dois dire que j’ai passé un très bon moment de lecture même si je reste persuadé qu’il ne s’agit pas du meilleur roman de Maxime Chattam. Toutefois, ne serait-ce que pour retrouver son style ainsi que ses personnages, je ne manquerai pas de réitérer l’expérience dès que j’en aurai l’occasion. D’ailleurs, dans les remerciements, l’auteur laisse entendre qu’on pourrait retrouver Atticus dans au moins une autre enquête que j’ai, personnellement, déjà hâte de lire ! 

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Contrairement à beaucoup de gens, j’ai eu la chance de recevoir ma lettre d’admission à Poudlard et j’ai obtenu mon diplôme de sorcellerie il y a quelques années déjà. Depuis, je me suis spécialisé dans l’étude de la littérature des moldus et je prend un grand plaisir à découvrir une nouvelle forme de magie : celle des mots.
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