Et le désert disparaîtra - Une fable écologique et contemplative

04/02/2020

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Titre : Et le désert disparaîtra

Auteur : Marie Pavlenko

Editions : Flammarion Jeunesse

Prix : 14,00€

Parution : 8 janvier 2020

Nombre de pages : 226 pages

Genre : Anticipation, Fable

Résumé : Samaa vit dans un monde qui pourrait être le nôtre bientôt. La vie a presque entièrement disparu de la surface de la Terre. Le sable a tout dévoré. Son peuple, nomade, traque les derniers arbres et vend leur bois pour survivre. Samaa aimerait être chasseuse, elle aussi, mais c'est une charge d'homme. Un jour, elle désobéit et suit les chasseurs. Mais le désert a mille visages. Samaa se perd, et fera une rencontre qui changera le destin de sa tribu à jamais.

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Je vous en ai déjà parlé ici et , mais j’ai un faible pour la plume de Marie Pavlenko. D’ailleurs, mon année 2019 avait super bien commencé en compagnie de son précédent roman Un Si Petit Oiseau que j’avais tout bonnement dévoré et que je n’ai eu de cesse de conseiller tout au long de l’année tellement je l’avais adoré.

Forcément, quand j’ai vu que les éditions Flammarion sortaient le dernier livre de l’autrice, j’ai bien été obligée de me jeter dessus ! En plus, avec un titre comme Et le désert disparaîtra, j’avais vraiment l’impression que le roman allait encore plus me parler qu’Un Si Petit Oiseau. Autant vous dire que j’étais jouasse.

Malheureusement, je dois bien dire que je n’ai pas vraiment retrouvé ce que j’espérais dans ce nouveau roman. Pourtant, et j’en parle beaucoup par ici, je mets beaucoup d’énergie à ne pas me laisser emporter par mes attentes comme je l’ai longtemps fait. J’ai certes l’impression d’avoir passé un palier puisque désormais je ne passe plus nécessairement un mauvais moment quand un livre n’est pas ce que j’attendais, néanmoins cela ne m’empêche pas d’être déçue quand ça arrive. Et pour le coup, Et le désert disparaîtra m’a un peu déçue.

Pourtant, comme vous l’avez vu, je suis loin d’avoir mis une mauvaise note à ce roman. Alors me direz-vous, qu’en est-il vraiment ?

Eh bien tout simplement, il y a des choses que l’on ne peut pas mettre de côté, même quand on est déçu. Et clairement, la plume de Marie Pavlenko en fait partie. Une fois de plus, j’ai pris beaucoup de plaisir à retrouver cette écriture que j’affectionne tellement (je n’ai pas encore lu tous les romans de l’autrice mais je m’en rapproche dangereusement) et que je n’avais pas lue depuis à peu près un an. Marie Pavlenko a selon moi le talent incroyable de dire les choses comme elles sont avec beaucoup de justesse et c’est l’une des choses que j’aime tellement dans ses écrits. Retrouver sa plume, c’est un peu rentrer à la maison pour moi et rien que pour ça, je peux dire que j’ai passé un excellent moment avec son roman.

Ce qui m’a un peu chagriné pour ma part se situe plutôt au niveau de l’intrigue – voire du rythme du récit. Ici, l’autrice nous montre un futur possible où la végétation a reculé à tel point que la Terre est devenue un désert et que dans le campement où vit notre héroïne, les chasseurs partent des semaines entières à la recherche d’arbres – afin de les abattre pour les vendre à la ville. Le monde a changé et l’humanité a complètement perdu la connaissance de la nature et de ses vertus. Samaa, notre héroïne, est hermétique à l’importance des arbres et ne rêve que de devenir chasseuse à son tour.

Contrairement à tous les autres romans de Marie Pavlenko que j’ai pu lire, celui-ci est très tourné vers une forme de contemplation qui m’a fondamentalement surprise. Jusqu’à présent, les livres de l’autrice que j’ai lus tournaient tous (chacun d’une manière très différente) autour d’un même thème : la connaissance de soi comme force pour avancer dans la vie. A titre personnel, c’est une thématique que j’aime beaucoup et qui résonne un peu avec moi. Dans Et le désert Disparaîtra, Marie Pavlenko aborde selon moi une thématique différente, à savoir le lâcher-prise. Peut-être qu’il ne s’agit là que d’une question de point de vue, mais j’ai eu plus de mal à rentrer dans ce roman qui était si fondamentalement différent de ce à quoi je m’attendais.

L’un dans l’autre, j’ai du mal à me positionner sur ce roman qui, s’il m’a clairement déçue, est loin d’être inintéressant – bien au contraire. Une fois de plus, j’en aurais peut-être plus profité si j’étais rentrée dedans sans a priori, mais que voulez-vous, nul n’est parfait.

Je le recommande donc aux amateurs de littérature assez contemplative et à 100% aux lecteurs engagés qui sauront sans aucun doute en profiter à sa juste valeur !

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