La Cité des Chimères - Alerte pépite !

16/02/2020

5

Titre : La Cité des Chimères

Auteur : Vania Prates

Editions : Snag

Prix : 18,00€

Parution : 3 octobre 2019

Nombre de pages : 442 pages

Genre : Fantasy

Résumé : L'Ancien Monde a disparu. Londres laisse place à Lowndon Fields. Les hommes se sont organisés en guildes, guidés par leurs chi, leur nature profonde : la guilde des marchands, des inventeurs, des alchimistes, des immergeants, des guides. L'homme tâche de vivre en harmonie avec la nature qui est laissée libre d'évoluer à sa guise partout où elle le souhaite : arbres, plantes envahissent les immeubles et les rues. Les animaux sont devenus des Gardiens, protecteurs des hommes et particulièrement respectés. Différentes guildes dirigent le nouveau monde. Grâce aux immergeants, il essaye de comprendre et d'éviter de faire les mêmes erreurs que leur ancêtre. Celeste, une jeune fille de 17 ans et qui ne connaît pas son Chi. Elle rencontre Calissa, une ancienne chimériste, dernière de son espèce. Elle découvre alors la confrérie des Sans Loi.

.

Je pense que je n’aurais jamais entendu parler de La Cité des Chimères si je n’avais pas fait partie du jury du PLIB pour son édition 2020 ! Il faut dire que quand on est juré, la tâche la plus ardue (selon moi), c’est de se familiariser avec les plus de 120 sélectionnés (lire les résumés, quelques avis, voire les premières pages) pour choisir nos sélectionnés en connaissance de cause. Je ne dirais pas que La Cité des Chimères a directement attiré mon attention, au milieu de ce raz de marée de romans tous plus alléchants les uns que les autres. Il faut dire que je connais assez peu les éditions Snag et que je ne savais pas trop si leurs publications pouvaient me plaire et que je n’avais jamais rien lu de Vania Prates, l’autrice du roman. Mais alors dès que j'ai lu le résumé, j'ai été conquise. Tant et si bien que je n’ai même pas lu les premières lignes du roman avant de le mettre dans mes sélectionnés – c’est dire. Et grand bien m’en a pris puisque j’ai absolument adoré ce roman et qu’il s’est directement hissé parmi les ouvrages que je souhaitais voir parmi les finalistes !

Avec La Cité des Chimères, on pousse la porte d’un futur où le destin de chacun est plus ou moins tracé par le chi qui guide chaque individu vers la voie qui lui sied le mieux. On y suit Céleste, à qui son chi ne s’est pas encore révélé et qui vit une vie somme toute peu épanouissante dans l’ombre de ses deux frères aînés. Sa vie change le jour où, hasard total, une jeune femme lui remet un sac qu’elle est censée garder pour elle quelques jours et qui contient… un livre. Car le chi de Céleste lui permet d’immerger dans les livres qu’elle lit, c’est-à-dire de se plonger dedans au point de pouvoir y voir des images « d’archives ». Ce pouvoir est très important puisque pour les dirigeants de ce monde post-apocalyptique c’est le seul moyen d’étudier la civilisation d’avant la catastrophe. Céleste est donc admise à Septentria où vivent tous les immergeants pour y recevoir une courte formation et surtout y commencer son travail.

Je ne passerai pas pas quatre chemins : Septentria est clairement un appât de rêve pour la lectrice que je suis. Un métier qui consiste à lire quand on veut comme on veut, en étant logé, nourri, blanchi et en ayant à sa disposition des tas de coins douillets pour se blottir lors de sa lecture ? Je dis OUI.

Evidemment, tout le roman ne repose pas sur le simple fait que le lecteur moyen va avoir envie d’y passer sa vie, mais il me semblait quand même important de souligner que j’ai moi-même eu envie d’immerger dans ce roman !

La plume de l’autrice est fluide et très agréable. Par ailleurs, je trouve qu’elle arrive à merveille à berner son lecteur – même si je n’en dis pas plus. Les personnages, hauts en couleur, sont tous très bien construits et très attachants et l’univers que nous propose Vania Prates est tout simplement enchanteur. Si j’ai aimé les immergeants, j’ai adoré les gardiens (des animaux qui ont développé un lien très fort avec un humain avec lequel ils peuvent communiquer) ainsi que la manière dont la société est construite dans ce monde post-apocalyptique plutôt très bien équilibré.

Il va sans dire que j’ai adoré la dimension politique de tout le roman et notamment les révélations finales que je n’avais pas toutes anticipées !

En définitive, ma seule déception en sortant de ce roman était qu’il s’agissait d’un tome unique, ce qui me brisait le cœur puisque je voyais là tellement de possibilités pour continuer cette belle aventure ! Et après de longues recherches sur internet sans trouver la moindre piste, c’est finalement sur la page de garde de ma version papier que j’ai trouvé la réponse : « Livre I ». J’espère donc très bientôt lire la suite des aventures de Céleste et Calissa que j’ai terriblement hâte de retrouver !

.

0 I like it
0 I don't like it

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *