PVRIS à La Machine du Moulin Rouge !

27/02/2020

Le groupe Joywave entre en scène avec une chanson rythmée et entraînante. Tout de blanc vêtus, il est presque difficile de les apercevoir au début, tant les éclairages, opaques, les dissimulent. Pour autant, le son est bon et Daniel Armbruster, le chanteur, est un électron libre qui se balade d’un bout à l’autre de la scène, tourne sur lui-même, esquisse de grands gestes dignes d’un chef d’orchestre. Bref, c’est un peu caricatural, mais le résultat est là, le public se laisse entraîner.

On a un enchaînement de vibes très indie-pop-rock. Le groupe cherche constamment à divertir son public, le faire participer, non sans agrémenter le tout d’une touche d’humour. Daniel reconnaît humblement qu’il ne connaît que deux mots en français : Bonjour et Merci. Cela dit, alors que le batteur, Paul, a fait de nombreuses années de français au lycée, il a apparemment répondu totalement à côté,  lorsqu’un de nos amis belges lui a posé une question. Humour ou anecdote, en tout cas, ça nous fait rire !

 

À un ou deux titres de la fin, Daniel nous confie qu’ils ne sont pas là par hasard ! En effet, ils auraient participé sur le titre de PVRIS : Death Of Me, et auraient demandé à Lynn Gunn si elle pouvait les prendre avec elle, la prochaine fois qu’elle irait en Europe et… visiblement, elle l’a fait.

Ils quittent la scène avec peps, sous les applaudissements du public qui semble vraiment bon, ce soir. L’accueil l’était, en tout cas !

 

Après un court interlude, la tête d’affiche prend place… plongée dans une obscurité qui commence à donner à Lilly des sueurs froides. Le groupe ouvre leur set sur What’s Wrong dans une quasi-obscurité. Les lumières – que nous trouvions déjà opaques lors de la prestation de Joywave – sont tout bonnement affreuses. On ne voit rien de la scène, ni même le visage de Lynn, Alex ou Brian, tant il fait sombre et quand ce n’est pas la scène qui est cachée derrière un rideau blanc laiteux, c’est en plein visage que nous nous prenons ces stroboscopes aveuglants. 

Autant dire que si le son est bon, nous peinons réellement à apprécier la prestation du groupe dans ces conditions. Ce qui est dommage, puisque le public est génial et prêt à faire vibrer la Machine du Moulin Rouge, en reprenant en chœur des titres comme : SmokeHalf ou encore Mirrors.

 

Nous atteignons la moitié du show, alors que Lynn Gunn entame Heaven, nous abandonnons tout bonnement l’idée de voir quoi que ce soit, sinon des ombres floues et mouvantes, entre deux percées lumineuses – sans doute involontaires, à ce stade. Adèle disait, certes, faire de la musique pour être entendue et non vue, mais dans ce cas précis, je crois que nous avons franchi un cap. 

La chanteuse prend un moment, entre Anyone Else et You and I pour remercier le public d’avoir été si accueillant et réceptif au premier groupe : Joywave. Dans une simplicité détonante, elle nous avoue qu’ils en sont vraiment heureux et ça lui fait visiblement plaisir, aussi. S’ils sont heureux, on l’est aussi… non ?

La première partie du set se termine sur Old Wounds, l’énergie et l’enthousiasme du public sont à leur comble. En ce qui nous concerne, nous avons lâché l’idée même d’avoir une bonne photo de ce concert, en cours de route. Ne reste plus qu’à ranger le matériel et apprécier comme il se doit les deux chansons : Death of Me et My House.

Lynn Gunn s’offre un petit bain de foule sur Death of Me, après avoir présenté ses bandmates et clôt cette représentation en disparaissant, une fois de plus, dans le noir complet.

 

 

Nous ne savons pas si le choix venait du groupe ou bien de la salle, mais l’éclairage et les jeux de lumières ont véritablement péché, lors de ce concert. Malgré un son impeccable et une bonne ambiance dans le public, c’est une ombre qui plane au-dessus de ce report qui avait tout pour être bon, mais qui nous laisse, au final, un peu déçus.

Victor & Lilly

Quand Ronnie Radke dit « Daddy should’ve never raised me on Black Sabbath! », je remercie sincèrement le mien de l’avoir fait. Née au début des années 90, j’ai grandi au son d’une vieille platine et des vinyles 33T d’AC/DC, Iron Maiden, Led Zepplin et tant d’autres encore. Passionnée d’art, de littérature, de voyage et de photographie, j’ai vite réalisé, pourtant, que sans musique, la vie n’a pas de saveur. C’est pourquoi je m’efforce, au quotidien, de faire partager cet outil qui transcende toutes les langues au monde.
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