Robo : RoboPote

19/02/2020

Titre : Robo

Réalisateur : Sarik Andreasyan

Avec : Daniil Izotov, Vladimir Vdovichenkov, Mariya Mironova, ...

Genre : Comédie familiale, science-fiction

Durée : 1h21

Nationalité : Russie

Sortie : Février 2019

Résumé : Mitya est un jeune garçon solitaire à l’imagination débordante. Ses parents, ingénieurs, travaillent sur la construction de robots dotés d’intelligence artificielle. Un jour, l’un des prototypes défaillants, nommé Robo, s’échappe et fait la connaissance de Mitya. Débute alors une amitié hors du commun entre le garçon et l’androïde. Mais celle-ci se retrouve vite en danger car l’armée est à la recherche de Robo… Le jeune Mitya va devoir tout faire pour le sauver !

Le cinéma familial est souvent dédaigné par la critique mais pourtant repose sur le besoin de communiquer ses questionnements à un large public, devant occuper les enfants en s’aliénant le moins possible les adultes. On n’y pense pas toujours mais c’est un équilibre assez instable qui tombe souvent d’un côté ou de l’autre, faisant basculer le long-métrage dans une certaine orientation qui affecte sa qualité. Malheureusement, Robo fait partie de ces films qui se tournent un peu trop vers l’enfant sans pouvoir capter un regard plus adulte.

Ce n’est pas faute d’essayer pourtant. En effet, le film amène certains points intéressants, notamment dans le regard de ce garçon perdu face aux attentes scientifiques de ses parents alors que lui-même rêve d’art. Néanmoins, Robo ne parvient pas à aller plus loin, la faute par exemple à l’écriture maladroite du héros. Ce dernier est un peu trop dans un archétype qui ne dévie jamais réellement et affecte les moments émotionnels, en particulier avec son père dans cette incompréhension entre regard d’adulte et d’enfant. C’est malheureusement quand il se dirige vers quelque chose de plus caricatural et déjà-vu que le bât blesse.

Pourtant, le film a ses réussites, en particulier par rapport à son robot. Bien que la plupart de ses idées aient déjà été abordées plusieurs fois dans d’autres fictions, il y a quelque chose d’assez touchant dans sa quête de famille pour mieux appréhender les rapports humains et œuvrer au mieux dans la fonction de sauveur à laquelle il a été assignée. Sa création est le point le plus positif du récit, ses effets étant assez réussis pour croire en son existence et amener une certaine émotion, même quand il s’achemine vers quelque chose d’un poil trop enfantin. En ce sens, on pourrait dire que le film risque de toucher un peu plus un public assez jeune, sans doute plus ouvert au style d’humour qu’il apporte (notamment au niveau de ses changements de voix).

C’est donc assez dommage que Robo ne puisse embraser entièrement ses meilleurs moments car ils dégagent la promesse d’un long-métrage plus abouti à différents niveaux. Malheureusement, ce n’est pas entièrement le cas tant il semble que le film préfère s’orienter vers un résultat beaucoup trop balisé pour réellement impacter sur la durée. Le résultat est distrayant, permettant à certains de découvrir un cinéma russe bien plus grand public que ce que certains pourraient redouter mais aurait pu être plus impactant s’il avait réussi à tenir un peu plus sur ses intentions et moins cherché à rentrer en comparaison avec d’autres modèles bien plus connus dans le milieu. Cela n’empêche pas que l’adorable bouille de Robo devrait plaire aux plus jeunes, à défaut de marquer durablement le cinéma familial…

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Amoureux du cinéma, je suis belge, pas drôle et végétarien (dans cet ordre ^^). Le septième art est ma grande passion et j’adore parler films, qu’importe leurs styles.
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