Dévisagée - Un roman YA sur les grands brûlés

30/03/2020

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Titre : Dévisagée

Auteur : Erin Stewart

Editions : Gallimard Jeunesse

Prix : 18,50€

Parution : 6 février 2020

Nombre de pages : 456 pages

Genre : Tranche de vie, YA

Résumé : Tout le monde a des cicatrices, certaines sont juste plus visibles que d'autres.Ava a tout perdu dans l'incendie qui a ravagé sa maison. Ses parents. Sa meilleure amie. Même son visage. Elle n'a pas besoin d'un miroir pour savoir à quoi elle ressemble : la violence du regard des autres suffit. De retour au Lycée, Ava ne pensait pas tenir plus d'une semaine. Jusqu'à ce qu'elle rencontre la piquante Piper, qui porte comme elle des cicatrices, et Asad, technicien du groupe théâtre -qui partagent sa force de caractère et son humour à toute épreuve.

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Quand je me suis plongée dans Dévisagée, j’avais le cœur brisé. Je venais tout juste de terminer un roman fantasy qui m’avait tout simplement fait pleurer toutes les larmes de mon corps (je vous en parle très bientôt, c’est promis). Je me suis donc tout naturellement dirigée vers un roman young adult en me disant que ce serait chou et un peu plus léger. Si vous avez lu le résumé juste au=dessus, vous savez déjà combien je me suis trompée.

En effet, avec Dévisagée (et comme j’aurais pu m’en douter avec un tel titre), on n’est pas vraiment sur une thématique de la légèreté. On y suit en effet une jeune femme qui a survécu de justesse à un terrible incendie et qui fait partie de ce que la médecine qualifie de « grands brûlés », ces gens qui ont été dévisagés par les flammes. Personnellement (outre le fait que je ne m’attendais pas à cette thématique), je ne pense pas avoir déjà lu de roman qui aborde ce sujet. La question, un peu comme ça avait été le cas pour Inséparables il y a quelques années, m’a surprise et m’a fait prendre conscience que je n’avais non seulement aucune connaissance sur le sujet, ni aucune idée du traumatisme que cela pouvait être.

Ce que j’ai aimé dans Dévisagée, c’est que l’auteure ne se concentre pas seulement sur le physique de l’héroïne, mais aussi sur son mental. Sur le traumatisme qu’elle a vécu, la gestion des souvenirs qui lui restent de ce moment atroce, le deuil – puisqu’elle perd ses deux parents et sa cousine dans l’incendie – et le syndrome du survivant. Et la partie qui est peut-être la plus complexe à aborder, mais qui a fait que pour moi ce roman était vraiment intéressant : la reconstruction psychologique, l’acceptation de la différence (chez soi et chez les autres), le nouveau regard que l’on peut porter sur soi et la paix qu’il faut faire avec sa vie d’avant.

J’ai passé un très chouette moment avec Dévisagée que j’ai lu d’une traite parce que je n’ai pas réussi à le poser – ne faites pas l’erreur de le commencer quand vous n’avez que dix minutes devant vous.

J’ai cependant deux regrets concernant ce roman, malgré l’écriture de l’auteur qui m’a vraiment attrapée d’entrée de jeu. D’une part, j’ai eu du mal à m’attacher au personnage principal. Ce qui est d’autant plus dommage que son évolution est au centre du récit. Contre toute attente, j’ai beaucoup plus accroché avec les personnages secondaires qui m’ont semblé un peu plus creusés.

Le deuxième point est un peu plus ennuyeux selon moi, puisqu’il m’a fait hésiter sur la note à donner au roman (j'ai failli lui mettre 4 étoiles). J’ai trouvé la résolution de l’intrigue plutôt très simpliste, voire assez mal menée. L’auteure résout toutes les intrigues installées d’un coup d’un seul, un peu d’une façon malhabile selon moi.

C’est dommage parce que j’ai trouvé la dernière partie du roman un peu bancale, alors que le reste du roman était plutôt bien mené.

Néanmoins, si ça m’a un peu déçue sur la fin, ça n’enlève rien à l’importance du sujet abordé !

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