New Years Day à la Maroquinerie !

01/03/2020

Quand on aime, on ne compte pas, dit-on ? Eh bien, après deux heures de route, dont quarante minutes de bouchons commençant grandement à me taper sur le système, je suis ENFIN devant la Mariquinerie ! 

Les portes ouvrent dans vingt minutes : le timing est bon, la météo un peu moins. Je fais cavalier seul ce soir pour couvrir le concert de New Years Day, le groupe était venu en novembre dernier, en première partie d’Halestorm et In This Moment. Souvenez-vous, j’avais déploré le fait que les premières parties servent trop souvent de crash test dans ce genre de salle… j’espère, ce soir, avoir une prestation digne du groupe et voir la belle Ash Costello en action ! Si, si, sinon, je demande remboursement ! La chanteuse déclare d’ailleurs :

« Nous sommes vraiment ravis de faire cette prochaine tournée au Royaume-Uni et en Europe ! Nous avons adoré être en première partie de Halestorm et In This Moment, nous sommes maintenant prêts à apporter toute l’expérience NEW YEARS DAY à nos fans à travers le Royaume-Uni et l’Europe! » 

Je la prends aux mots ! 

La soirée débute avec Lowlives ! Le groupe, originaire de Los Angeles envoie du lourd dès la première chanson et c’est une claque sonore qui nous arrive dans la figure. Malgré une salle loin d’être comble, les cinq californiens conservent un sourire et une énergie folle du début à la fin. 

Dans la veine d’un Kurt Cobain plus agressif que jamais, le chanteur s’éclate sur scène et déploie tous les efforts du monde pour chauffer le public. Si ça commence à remuer un peu sur Hey You, il embarque réellement les foules sur : I hate you and your friends, en nous invitant à chanter avec lui. Un refrain catchy, un public qui répond, voilà qui fait l’affaire ! 

Une bonne énergie, un son lourd et dynamique et un groupe qui s’éclate, malgré le peu de monde présent ce soir. C’est une belle découverte pour moi et je vous recommande d’aller fouiller du côté de Lowlives ! 

New Years Day entre sur scène sous les hurlements du public. Même s’il n’est pas nombreux, il tient à faire du bruit ! La belle Ash Costello ouvre le bal sur la chanson Come For Me. Le son et les lumières sont tops et la température monte vite… jusqu’à ce que la musique dérape et Ashley éclate de rire sur scène. 

Si le motif m’a échappé de prime abord, on réalise tous bien vite que le batteur, Longineu Parsons III perd son matériel en cours de route ! Un roady s’approche directement pour l’aider à rassembler les morceaux, tandis qu’Ashley comble avec le sourire. Couac technique qui nous aura fait rire, avant que le groupe ne termine cette première chanson ! 

Rien d’autre n’est à déclarer sur le titre Malevolence, c’est un réel plaisir de voir et d’entendre Ash, Nikki, Jeremy et Frankie ! Quand vient le moment de présenter la chanson suivante, Ash parle d’un rituel sacrificiel et du fait que nous devons participer. Rien de très complexe, il nous suffit de brandir les cornes du diable dans les airs. Ce qui nous fait réellement rire c’est qu’en plus de nous expliquer la manœuvre, la chanteuse revient systématiquement vers LP – le batteur américain est d’origine française – afin de traduire ce qu’elle nous raconte. Or, si celui-ci à quelques restes, il peine à relayer et ajoute avec beaucoup plus de foi que nous comprenons très bien tout seul. Pas faux, mais très divertissant quand même !

Le groupe reprend alors Fucking Hostile de Pantera et nous avons toujours le bras en l’air, cornes dressées, avec l’interdiction de les baisser. Ash veille au grain depuis la scène ! Un drapeau français émerge du public, la chanteuse le réceptionne et l’offre à LP, qui tente tant bien que mal de l’accrocher à sa batterie. Merci Super Roady qui débarque à point nommé et évite que cela ne dure trois heures, les boulons de l’autre côté de la batterie était sacrment bien vissés, eux. 

Peu avant d’interpréter I’m About to Break You, Ash incite les gens du fond à se rapprocher, prétextant avoir peur des espaces vides. La colle prend et les amateurs de l’ombre se rapprochent, attirés par le charisme de la chanteuse et les regards insistants du public, qui les mettent au défi de rester dans leur coin. La chanteuse s’excuse aussi, en précisant que l’inconvénient d’être au premier rang, c’est de prendre le risque d’être mouillé ou de se prendre ses longs cheveux dans la figure. Ça ne dérange personne, tout va bien ! 

Avant d’enchaîner sur Scream, Ash demande à tout le monde de reculer, de laisser minimum un mètre entre chaque personne.  Nous nous exécutons docilement, ce qui l’étonne. Visiblement, tout le monde ne réagit pas aussi vivement, quand elle le demande en concert. Je la crois sur parole, les premiers rangs préfèrent mourir écartelés plutôt que de lâcher leurs barrières !

Après quelques consignes de sécurité, elle descend dans la fosse ! Ash prend les gens dans ses bras, dance, passe à travers la foule avec Super Roady qui s’assure que personne ne saute sur le fil du micro qu elle trimballe. C’est à la fois impressionnant et d’un naturel désarçonnant. Un véritable moment de partage qu’elle offre à son public, et moi même, puisqu’elle revient vers moi pour une accolade que je suis pas prête d’oublier ! Cela n’aurait sans doute pas été possible si la show avait été sold out. Elle remonte sur scène pour finir la chanson et enchaîne avec humour sur le fait de sentir mauvais, plaidant que ce sont les aléas des tournées et qu’ils ne sont pas douchés depuis leur départ des USA ! Nous n’en croyons pas un mot, mais ça nous fait rire, encore.  

Le groupe termine ce set de dix titres par Difame Me, tout en laissant entendre qu’ils reviendraient pour une chanson, peut-être, mais que cela ne dépend que de nous. Aussi, nous nous efforçons de faire le plus de boucan possible, quitte à faire s’écrouler les murs ! Après cinq bonnes minutes d’attente, les musiciens reviennent et LP nous demande, si nous désirons avoir une ou deux chansons pour le rappel. C’est comme demander à un enfant s’il veut un ou deux bonbons, nous, français, sommes bien connus pour ne pas faire la fine bouche ! Nous réclamons deux titres, évidemment. 

Au même moment, je reçois un appel de Roman-e, que j’avais tenté de joindre plus tôt pour lui faire partager un bout de ce concert. Le timing est parfait, Lage et elle s’installent tandis que je leur transmets ce rappel en visio ! La musique est avant tout un véhicule de partage, la fin justifiant les moyens, j’ai commencé ce concert seule, nous le finissons à trois, le sourire aux lèvres. 

Le groupe interprète une nouvelle fois Come To Me en nous promettant la full experience NYD, et en effet, même après l’avoir entendu une fois, on en redemande. Pour le dernier titre de la soirée, la chanteuse demande au public ce qu’il veut entendre. À travers tout ce charabia, la chanteuse relève un titre : Angel Eyes. Chris Motionless n’est pas là, qu’à cela ne tienne, nous chantons ses lignes à l’unissons. 

Au moment de nous quitter, le groupe récupère le drapeau et salut bien bas. C’est une standing ovation qui accompagne leur nombreux baisers-remerciements-coucous au public. Ils prennent tout ce que nous sommes en mesure de donner et restent longuement sur scène pour assimiler tout ça. Le nombre ne fait pas la force et nous l’avons prouvé ce soir.

New Years Day est un groupe qui a tout pour réussir, je ne doute pas que leur prochain passage sera d’autant plus détonnant. 

À REFAIRE ! 

Quand Ronnie Radke dit « Daddy should’ve never raised me on Black Sabbath! », je remercie sincèrement le mien de l’avoir fait. Née au début des années 90, j’ai grandi au son d’une vieille platine et des vinyles 33T d’AC/DC, Iron Maiden, Led Zepplin et tant d’autres encore. Passionnée d’art, de littérature, de voyage et de photographie, j’ai vite réalisé, pourtant, que sans musique, la vie n’a pas de saveur. C’est pourquoi je m’efforce, au quotidien, de faire partager cet outil qui transcende toutes les langues au monde.
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