Niall Horan - Heartbreak Weather

14/03/2020

Titre : Heartbreak Weather
 
Artiste : Niall Horan
 
Label : UMG Recordings / Capitol Records 
 
Parution : 13 mars 2020 
 
Nombres de pistes : 14
 
Durée : 46 mn 
 
 

Lorsque j’ai reçu un petit mail de Capitol pour promouvoir le nouvel album de Niall Horan, je me suis dit : « Admettons… ce n’est pas spécialement mon genre, mais voyons ce que ça donne. » Après l’album de Justin Bieber, je ne suis plus à une entorse près. Une rapide – mais convaincante – présentation de cet opus, plus tard, ma curiosité est piquée et je me dirige sur Spotify. 

La suite ?
 Eh bien, vous n’avez qu’à lire ce qui suit ! 
 

Pour entrer en matière, je reprendrais cette phrase livrée avec le mail de promo que je trouve d’une justesse implacable : 

« Ce qui est différent chez Horan, c’est que lorsqu’il fait un album de rupture, il ne se vautre pas. Le résultat est « Heartbreak Weather » : un tourbillon de pop moderne et de groove nostalgique,de rock turbulent et de folk de balayage, de révélations silencieuses et de refrains. » 

Je dois bien reconnaitre que oui, cet album censé parler d’une rupture est d’une fraicheur réellement appréciable. Niall ne se concentre pas que sur le négatif, ce qu’il est trop tentant de faire lors que l’on nage en pleine rupture, mais sur l’ensemble de ce qu’on traverse au sein d’une relation. Il s’en explique d’ailleurs : 

«Heartbreak Weather» est presque un album conceptuel », explique-t-il. « Je voulais écrire ces chansons du début d’une relation jusqu’à la fin – et de différents côtés – au lieu que chaque chanson soit assez triste et me parle. Parce que lorsque vous traversez une rupture, ce n’est pas toujours triste. » 

Allons donc faire un tour du côté des pistes de cet album, qui s’annonce mélancolique, mais pas que !  Je ne voulais pas me lancer dans un track by track, car je ne me sentais pas assez coutumière du travail de Niall pour ça… au final, j’ai dégagé plus de choses que prévues, donc installez-vous confortablement :

1/ HEARTBEAK WEATHER : 

J’ai réellement apprécié le rythme catchy de Heartbreak Weather ! Niall aborde le fait de se sentir seul, de ne pas pouvoir se sortir de cette situation et malgré tout, tombe amoureux et évoque les premiers pas d’une relation. Le titre éponyme de l’album est également le point de départ d’une histoire qui s’étaye de piste en piste, au fil de cet opus. Une ballade pop qui donne un côté solaire, brillant à ce titre. D’autant que son clip est à mourir de rire ! 

2/ BLACK AND WHITE :

Je suis surprise par la douceur de Black and White, qui traite d’une promesse : celle d’aimer pour le reste de sa vie. Niall met sa tessiture vocale en évidence, ici, alors qu’il chante sur une batterie optimiste, rebondissante, mais aussi un rythme de guitare léger. Il déclare au magasine The Sun : 

«Black and White» est l’une de ces chansons que j’ai eu le plaisir de faire. Quand nous étions en studio, je passais juste l’un de mes meilleurs moments. Nous étions aux Bahamas, je considère cette chanson comme une chanson de mariage. J’avais le titre depuis un moment et j’essayais de savoir ce que je pouvais en faire. Je devenais un peu nostalgique avec ça et comme la chanson parle essentiellement de la première personne avec qui tu sors, quand tu as 5 ans, ça finit comme  ça : « toi et moi, on est mariés, je l’ai vu dans les films, ça ressemble exactement à ça ». J’ai donc pensé que le noir et blanc serait comme le costume noir et la robe blanche et cela deviendrait un peu une chanson de mariage. Il a une sensation très heureuse, comme un air de conduite écrasant. Je pense que ce pourrait être ma préférée sur l’album. »  – Niall Horal pour The SUN. 

 

3/ DEAR PATIENCE :

Elle vient tout de suite après Black And White et la contredit, en quelque sorte. Là ou Black and White idéalisait une relation naissante, avec des rêves fous de mariage et d’avenir fantasmagorique, Dear Patience invite davantage à prendre son temps, faire les choses à son rythme et de ne pas tout foutre gâcher en voulant aller trop vite. C’est une chanson qui prend le contrepied et marque bien les hésitations chroniques au début d’une relation. 

4/ BEND THE RULES :

C’est un titre que j’ai trouvé intéressant, car il est moins personnel et plus général. Ce n’est pas intrinsèqument lié à Niall, le titre fait face aux relations et au fait de ne pas être forcément en confiance, au début de celle-ci. Il n’est pas question de briser des règles, mais des les assouplir : 

I’m not sayin’ that you’re lyin’
But you’re leavin’ out the truth
And I’m not sayin’ that you’re guilty
‘Cause I don’t have any proof
Feelin’ like I’m goin’ crazy
And I don’t know what to do
‘Cause on paper, you don’t break them
But it hurts so bad the way you bend the rules 
 

5/ SMALL TALK :

Niall fait écho au titre No Jugement, puisqu’on revient sur un instrumental groovy et très sensuel. Avec ce titre, on entre un peu plus dans le vif du sujet, en faisant fit des « petites conversations » au profit d’un bon moment partager dans un lit. 

6 / NICE TO MEET YA :

La chanson est décrite comme uptempo et avec des vibes vintage et je la verrais tellement bien dans une publicité télévisée, succès garanti ! C’est la première chanson présentée par Niall en vue de ce concept record, en août 2019 lors du Capitol Congress à Los Angeles. Le côté amusant de cette chanson, c’est que les paroles ont été établies par la suite, le 30 septembre avec un petit challenge de la part de Niall, celui d’ : « Essayer de trouver le rythme parfait pour cette chanson, sans aucun indice sur sa mélodie. » 

On peut aussi voir dans le clip de la chanson, un renvoie à la chanson « Small Talk » sur le panneau publicitaire du taxi. Tout dans le détail, ce Niall ! 

7/  PUT A LITTLE LOVE ON ME : 

Le chanteur ironise avec cette chanson, en déclarant : « Ce ne serait pas mon album s’il n’avait pas de ballade triste, triste, triste. ». Toujours pour le magasine Sun, il évoque le caractère personnel de cette chanson : «  Je venais de traverser une rupture et c’était très réel. C’était très facile de s’asseoir au piano et de parler et de voir ce qui se passe. ». De fait, à travers ce titre, on laisse également nos coeurs sur ces touches blanches et noirs, au rythme des accords plaintifs et de mots qui feront sans aucun doute échos à bon nombre d’entre nous. 

We wrote and we wrote
‘Til there were no more words
We laughed and we cried
Until we saw our worst
Is it wrong that I still wonder where you are?
Is it wrong that I still don’t know my heart?
 

 8/ ARMS OF A STRANGER :

Là encore, à l’instar de Bend the Rules, ce titre a été ajouté dans la veine du concept records et moins dans le cadre d’une histoire personnelle. Faisant suite à Put A little Love on Me, Niall a trouvé justifié d’inclure ce titre. Il sert avant tout de pont entre le début et la fin de cette histoire qui prend une triste tournure : il est littéralement question ici de s’allonger dans les bras d’un autre pour tenter de passer au-dessus d’une rupture difficile. Ça n’aide en rien, on le sait tous, mais je comprends tout à fait le choix de l’artiste d’avoir voulu inclure ce titre à ce moment de l’album. Un choix judicieux, si vous voulez mon avis. 

9/ EVERYWHERE :

C’est le reflet de cette phase, entre le déni et l’acceptation que l’on connait tous après une rupture : voir son ex absolument partout. L’ombre qui flotte au-dessus des endroits que vous fréquentiez, les souvenirs des moments joyeux et j’en passe. Niall se confit à ce propos, toujours pour The Sun : 

« Je voyais beaucoup ça. Vous avez l’impression de les voir partout où vous allez. C’était l ‘une des premières choses que j’ai écrites parce que c’est l’un des sentiments que vous ressentez lorsque vous traversez quelque chose comme ça, vous avez l’impression de voir cette personne tout le temps. » – Niall Horan via The SUN. 

Pour la petite histoire, cette chanson a été l’une des plus rapides à écrire pour Niall. Il était encore au Bahamas, sur la plage et le titre ne lui a pas pris plus de dix minutes, montre en main.

10 / CROSS YOUR MIND :

Ce titre était à la base une ballade au piano, avec quatre accords, ayant vu le jour au Bahamas, mais très vite, Niall a senti qu’il y avait autre chose à faire avec ce titre : 

« Je suis arrivé un matin et la première chose que j’ai faite a été de m’asseoir, d’appuyer sur l’accord de F et de commencer à chanter. J ai chanté tout le refrain, j’ai eu le refrain en quelques minutes et tous les mots sont sortis en une seule fois, puis j’ai écrit à partir de là. Mais plus je la jouais comme une ballade au piano, plus je commençais à rebondir sur mon siège et puis je me disais, non, ça ne peut pas être comme ça. Alors, j’écoutais un peu de Fleetwood Mac et Empire of the Sun, des trucs comme ça et c’est devenu une référence de ce que pourrait être ce titre » – Niall Horal via The SUN

11/ NEW ANGEL

Pour moi, New Angel est la chanson « rebond » de l’album. Une sorte de coup de pied au cul, ce moment déclencheur où l’on se dit « Allez, c’est bon de t’apitoyer, il faut se bouger, maintenant ». Plus que l’idée de refaire sa vie, c’est avant tout l’idée de balayer les idées noires, de se remettre en selle et de se distraire, de retrouver goût à ces choses trop longtemps mis en suspens par la peine et l’abattement. Niall confirme que New Angel était un titre qu’il avait depuis un petit moment déjà, je suis ravie de le voir apparaitre dans cet album, il y a totalement sa place. 

12 / NO JUGEMENT

Le magasine Rolling Stone fait l’éloge de  No Jugement  comme étant un «  single sensuel » tandis que People admet volontiers qu’il « transmet un charmant message sur l’acception de quelqu’un pour ce qu’il est » 

Dans le clip de la chanson, Niall nous dit : « Il arrive un moment dans le cycle d’accouplement de l’homme, où le besoin d’impressionner est remplacé par une période qu’ils appellent  » No Judgment « . Laissez-moi vous dire quelque chose: ça devient un peu étrange. » 

Oui, je lui accorde… c’est quand on est réellement ouvert à l’autre que les choses les plus étranges arrivent dans un couple et ça peut être parfois très bizarre. L’amour, ça rend vraiment aveugle, cela dit, ce clip vaut vraiment le coup d’oeil ! 

13 / SAN FRANCISCO

C’est une chanson reboot, selon moi. Elle se base sur les débuts d’une relation, sur le désir de revenir sur les beaux jours du commencement, où tout était beau et facile. Au départ, la chanson s’intitulée Take Me Back, mais Niall a changé pour San Francisco, car elle évoque davantage la ville et sa région : 

My mind’s made up
Take me back, take me back
To San Francisco
I know what we had would never last
Now I can’t let go of you
I might show up on your doorstep, soakin’ wet
Say I’m done runnin’ from the one that I want so bad
Take me back, take me back
 
14 / STILL
 
L’acoustique sur le titre  Still  avec une alliance violon-guitare sèche est tout simplement magnifique. C’est sans doute l’un des morceaux les plus tristes de cet album, sans pour autant le tirer vers le bas. Au contraire, avec de belles envolées vocales, Niall nous assure qu’il ira bien et c’est tout ce qu’on peut souhaiter, après un moment difficile. Le titre a vu le jour de manière !un peu particulière : Niall était en studio, ces collaborateurs sont partis diner tandis qu’il est resté seul : 
 
« J’ai ramassé cette guitare qui avait un accordage étrange et j ‘ai commencé à chanter sans m’arrêter. J’ai continué et j’ai écrit que j’étais toujours amoureux, après toutes ces chansons écrites, la punchline c’est: «Je suis toujours amoureux de toi». Vous vous excusez et vous faites un peu d‘auto-dépréciation, puis à la fin, tout ce qui reste c’est : « je suis toujours amoureux de toi». – Niall Horan via The SUN. 
 
Pas moins de quatorze titres se partagent la vedette au côté de « No Jugement » qui a déjà accumulé 55 millions de flux dans le monde. Avec un mélange de genre évidemment et une trame spécifique, cet opus est aussi dynamique que poignant et reflète avec une belle simplicité les aléas d’un couple, de son apogée à l’échec. C’est un album qui parle de la vie, des sentiments, dans son plus simple appareil. Quiconque a été aimé, rompu et repris le dessus se retrouvera dans les mots de Niall, dans cet opus qui m’aura agréablement surpris. 
 
L’artiste sera au Zénith de la Vilette le 19 octobre 2020. 
Vous y serez ? 
 
 
TOP TITRES : 
 
Dear Patience
Small Talk 
Still
 
Quand Ronnie Radke dit « Daddy should’ve never raised me on Black Sabbath! », je remercie sincèrement le mien de l’avoir fait. Née au début des années 90, j’ai grandi au son d’une vieille platine et des vinyles 33T d’AC/DC, Iron Maiden, Led Zepplin et tant d’autres encore. Passionnée d’art, de littérature, de voyage et de photographie, j’ai vite réalisé, pourtant, que sans musique, la vie n’a pas de saveur. C’est pourquoi je m’efforce, au quotidien, de faire partager cet outil qui transcende toutes les langues au monde.
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