Parée pour percer - La nouvelle voix du Young Adult

25/03/2020

Titre : Parée pour percer

Auteur : Angie Thomas

Editions : Nathan

Prix : 17,90 €

Parution : 2 janvier 2020

Nombre de pages : 496 pages

Genre : Contemporain

Résumé : Prends le micro, trouve tes mots. Fais-toi entendre !
Résumé :
Bri a 16 ans et rêve d'être la plus grande rappeuse de tous les temps. Ou au moins de remporter son premier battle. Elle a de qui de tenir – son père était une légende du rap, jusqu'à qu'il soit tué par les gangs.
Mais quand sa mère perd son emploi, que leur propriétaire menace de les mettre à la porte et que la violence enfle dans son quartier, Bri n'a plus le choix : réussir dans le rap n'est plus rêve. C'est une nécessité.

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Comme la plupart d’entre vous, je ne suis pas passé à côté du phénomène The Hate U Give, premier roman d’Angie Thomas, publié l’année dernière. Vous n’êtes pas sans savoir que cette histoire a connu un véritable buzz et a propulsé une jeune auteure sur le devant de la scène, mettant par la même occasion en lumière les inégalités sociales et les discriminations raciales abordées dans le roman. Même si je reconnais l’importance de ce dernier, notamment pour le débat sur le besoin de diversité dans la littérature Young Adult qu’il a soulevé, j’avoue avoir eu un avis plutôt mitigé à l’époque. J’attendais donc Angie Thomas au tournant avec cette nouvelle histoire que j’ai, pour le coup, A-DO-RÉE ! Un grand merci donc aux éditions Nathan pour leur envoi. 

Contrairement à Starr, je me suis tout de suite attaché à Bri pour laquelle j’ai ressenti beaucoup d’empathie et de tendresse. J’ai trouvé qu’elle avait un vrai comportement d’adolescente qui a de l’ambition mais qui n’essaye pas pour autant de sauver le monde, qui a des rêves plein la tête mais qui se doit aussi de garder les pieds sur terre. J’ai également adoré les membres de son entourage, surtout sa tante Pooh que j’ai trouvée géniale et très drôle ! En règle générale tous les personnages de ce roman sont réussis et bien construits, on sent qu’ils ne sont pas là par hasard et que chacun a un but à atteindre, indépendamment de l’intrigue centrale.

Toutefois, la vraie force d’Angie Thomas réside dans sa faculté de proposer des récits authentiques. Rien n’est forcé ou cliché. On sent que l’auteure parle de son propre vécu, que ce qu’elle raconte ne repose pas uniquement sur des « on dit » ou sur des suppositions. C’est d’ailleurs ce genre de romans qui montrent l’importance de laisser aux auteurs concernés de raconter leurs propres histoires, car personne ne pourra les rendre aussi réalistes qu’eux-mêmes.

Je voulais enfin aborder un autre point, celui de la traduction. L’un des gros problèmes de THUG concernait la transposition du langage des rues américain à celui de la banlieue française. Les multiples « wesh wesh ma sœur » m’avaient particulièrement agacé car ces expressions appartenaient justement à un dialecte stéréotypé qui ne correspondait pas à la nature du récit. Ici, la traduction est nettement meilleure avec un vrai travail sur les expressions que je ne peux que souligner. 

Bref, j’ai eu un beau coup de cœur pour cette histoire très réaliste qui dépeint l’importance de croire en ses rêves et de tout faire pour les réaliser. Je ne peux donc que vous conseiller de découvrir la nouvelle voix du Young Adult contemporain (si ce n’est déjà fait), surtout si vous êtes à la recherche d’un texte authentique et essentiel.

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Contrairement à beaucoup de gens, j’ai eu la chance de recevoir ma lettre d’admission à Poudlard et j’ai obtenu mon diplôme de sorcellerie il y a quelques années déjà. Depuis, je me suis spécialisé dans l’étude de la littérature des moldus et je prend un grand plaisir à découvrir une nouvelle forme de magie : celle des mots.
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