C’était mieux avant – Drôle de nostalgie !

30/04/2020

Titre : C'était mieux avant

Auteur : Soledad Bravi & Hervé Eparvier

Editions : Rue de Sèvres

Prix : 10,50€

Parution : 18 mars 2020

Nombre de pages : 112 pages

Genre : Littérature jeunesse

Résumé : Vous êtes né(e) sous Pompidou ou sous Giscard ? Vous avez bu du Tang et croqué des Treets ? Vous connaissez le numéro de téléphone de Guy Darbois et la recette du gloubi-boulga ? Alors ce livre est pour vous !

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Combien de fois avons-nous entendu nos parents prononcer cette phrase : « C’était mieux avant » ? Nostalgie assumée pour une époque désormais révolue – dans laquelle eux-mêmes subissaient cette fameuse sentence de leurs aînés -, ils en sont maintenant, et bien malgré eux, dépositaires.

Présenté non comme un réquisitoire mais plutôt comme une fabuleuse mémoire d’objets, d’hommes et de femmes qui ont compté, cet album de Soledad Bravi et Hervé Eparvier nous plonge dans notre passé. Celui des années 70 que de nombreux lecteurs ont bien connu, que d’autres générations découvriront.

Heureusement, tous ces souvenirs ne sont pas exclusifs : certains objets ont dépassé les décennies, certains comportements adoptés par les anciens sont encore aujourd’hui reproduits par leurs descendances, par nos grands-parents, nos parents, et, qui sait, peut-être un jour par nous. N’ayez donc pas peur de plonger dans cette caverne d’Ali Baba, vous serez surpris d’y croiser quelques connaissances…

Avant, les vieux avaient l’air vieux. Ils sentaient le vieux. Ils s’appelaient tous : Yvonne, Madeleine, Fernand, Henri, Marcel. Le matin, ils mangeaient des biscottes en buvant un bol de chicorée. Les femmes se mettaient de la laque sur les cheveux, beaucoup de laque. Elles portaient une blouse-tablier à petites fleurs commandée chez Blancheporte.

Les hommes déjeunaient des tripes, du cheval ou du foie de génisse en écoutant le « Jeu des 1000 francs ». Ils se retrouvaient au bistrot et pouvaient enchaîner 200 parties de belotte non-stop. Ils avaient toujours des bonbons pas bons dans leur poche (menthe-anis). Il fallait mettre des patins pour marcher chez eux. Ils recouvraient d’un drap ou d’un plastique les fauteuils et les canapés pour les protéger.

Ils dînaient très tôt et se couchaient tôt. Ils mettaient de grosses robes de chambre en pilou ou molletonnées. Les femmes dormaient avec des bigoudis protégés par un filet. Souvent, les vieux habitaient dans la maison dans laquelle ils étaient nés. Ils critiquaient les jeunes et disaient : c’était mieux avant !

Avec la tendresse et surtout l’humour qui la caractérisent, Soledad Bravi met admirablement en scène les propos de son co-auteur, Hervé Eparvier. Ensemble, ils soufflent un vent de légèreté sur cette nouvelle jeunesse qui prend l’ancienne et celles qui l’ont précédées pour des ringards, des revenants d’un autre temps. A travers cet album, haut en couleurs et en rigolades, les petits apprendront que les grands aussi ont connu leur moment de jeunesse, avec les vieux, l’école, les départs en vacances, les repas du dimanche, la mode, la musique, …

C’était mieux avant : un bonbon de nostalgie à déguster en famille ! Merci à Rue de Sèvres !

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Chroniqueuse littéraire, je suis tombée dans la marmite de livres étant petite. Libraire dans l’âme, attachée de presse dans la vraie vie, je m’attache à transmettre le grand secret de la vie éternelle : la lecture !
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