Le Mandalorien : le bébé de la discorde.

15/04/2020

Titre : Le Mandalorien

Créée par : Jon Favreau

Avec : Pedro Pascal, Gina Carano, Giancarlo Esposito, ...

Format : 9 épisodes d'environ 40 minutes

Diffusion : 2019

Genre : Science-fiction, aventure

Résumé : Un nouveau héros émerge dans l'univers Star Wars. L'intrigue, située entre la chute de l'Empire et l'émergence du Premier Ordre, suit les voyages d'un chasseur de primes solitaire dans les contrées les plus éloignées de la Galaxie, loin de l’autorité de la Nouvelle République.

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Dire que l’univers de Star Wars est ouvert aux critiques serait amoindrir la virulence que se tape chaque nouvelle itération de la saga, la fureur bien trop bruyante de certains fans jamais satisfaits couvrant les avis plus modérés. Il était donc étonnant à première vue de constater que le Mandalorien souffrait de beaucoup de moins de virulence que les derniers films. Pourtant, une fois cette première saison terminée, on comprend mieux en quoi celle-ci dispose d’une appréciation plus générale de la part des aficionados dans le sens où elle ne risque rien.

C’est clairement son plus gros défaut, celui qui alourdit constamment la narration globale. On ne sent aucune mise en danger de la licence, tout repose sur du vu sans jamais partir vers une interrogation autre. Là où l’on critiquait le fan service des uns, il semble que celui plutôt gratuit de ces quelques épisodes soit occulté sans que l’on ne comprenne réellement pourquoi. Tout se base sur du clin d’œil qui n’est que rarement prolongé, affectant tellement la narration que la plupart des épisodes semblent avancer au ralenti, n’amenant guère une narration globale cohérente et ne racontant in fine rien de neuf.

Dès lors, on tente de se raccrocher à autre chose qu’à des intrigues assez moyennes d’un point de vue unique ou collectif, soulignant une large inégalité au fur et à mesure des épisodes (niveau bonnes réalisations, on pense à Bryce Dallas Howard et Taika Waititi, plus mémorables que la plupart de leurs camarades). Soyons donc plus positif et profitons de la solidité technique derrière cette première salve, fruit d’une expérience en effets spéciaux forte et à des décors dont on oublie rapidement la facticité (un regard sur le making-of permet d’appuyer le travail apporté pour ceux-ci). On peut même assez bien apprécier les apports amenés, notamment dans le contexte historique toujours intéressant de la chute de l’Empire et de sa survie précaire dans certains coins.

Le cœur de la série s’avère dès lors être la relation entre Mando et l’Enfant (Bébé Yoda pour les intimes, bien qu’ils ne soient pas réellement apparentés au vu de la situation temporelle dans la chronologie). Si le premier souffre d’une écriture assez moyenne (avec un même schéma de badass, en fait non, en fait si sur chaque épisode), il y a quelque chose d’assez touchant dans le rapport qu’ils établissent. Bien sûr, tout cela est largement aidé par la marionnette absolument adorable de l’Enfant. L’animatronique impose une certaine présence sur le plateau (on peut remercier Werner Herzog pour cela, se moquant de prises de vue pour une doublure numérique) et ses interactions avec Mando sont touchantes tout en amenant un certain humour qui a son petit charme.

C’est donc assez mitigé que l’on ressort de cette première saison du Mandalorien. Si le spectacle y est et que le cœur le suit par instants (bien aidé par le charme de son attraction principale), le tout manque de mordant et de liant, déroulant le tapis pour un peu trop de simplicité. L’amusement n’en est que bref, bien qu’il soit présent. On espérera donc plus de prises de risques pour la suite, bien que certains fans ne peuvent accepter cela sans réagir avec une agressivité immature qui affecte les retours que l’on peut avoir sur chacune des sorties de la licence. Car c’est bien amusant, le Mandalorien, mais cela n’est pas très mémorable sur la longueur…

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Amoureux du cinéma, je suis belge, pas drôle et végétarien (dans cet ordre ^^). Le septième art est ma grande passion et j’adore parler films, qu’importe leurs styles.
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