Troie ou la trahison des dieux - Pas mal mais...

01/04/2020

Titre : Troie ou la trahison des dieux

Auteur : Marion Zimmer Bradley

Editions : Pygmalion

Prix : 20,90 €

Parution : 15 janvier 2020

Nombre de pages : 521 pages

Genre : Historique / Fantasy

Résumé : En des temps reculés, à quelques jours d'accoucher, la reine Hécube reçoit un présage des dieux : son fils provoquera la chute de Troie. Aussi, lorsqu'elle met au monde des jumeaux - un garçon et une fille -, le roi Priam décide d'abandonner le nouveau-né. La princesse Cassandre, elle, deviendra prêtresse du temple d'Apollon. Torturée par ses dons de voyance, Cassandre assiste, désespérée, au déroulement d'une machination divine. Condamnée à tout voir sans jamais être crue, elle ne perd pourtant pas espoir d'échapper au destin implacable que leur réserve l'Olympe.

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J’avais beaucoup entendu parler de Marion Zimmer Bradley, notamment par Margaud Liseuse, mais je n’avais encore jamais eu l’occasion de découvrir son oeuvre. Troie ou la trahison des dieux était donc une première pour moi, et je dois dire que j’ai un avis assez mitigé sur ce roman… Je remercie néanmoins les éditions Pygmalion pour leur envoi. 

Le gros point positif de ce roman est pour moi son univers. L’auteure a su parfaitement retranscrire l’ambiance de l’époque (ou en tout cas l’idée que je m’en fais). Troie fait partie de mes films préférés, et j’ai été ravi de retrouver cette histoire sous une autre forme, d’autant que Marion Zimmer Bradley a rajouté des détails qui m’ont passionné. 

Là où ça se corse, c’est au niveau de l’intrigue et des personnages. J’ai trouvé ces derniers très manichéens : en gros on a les femmes gentilles, fortes, intelligentes et puissantes d’un côté, et les hommes, brutes stupides, machos et inconscients de l’autre. Alors je suis complètement séduit par l’idée de prendre une légende très connue et l’aborder sous un autre angle, en y apportant des nuances et des précisions. En revanche, « inverser » les rôles afin d’accentuer les différences et imposer une forme de « girl power », je trouve ça un peu démagogique. J’aurais largement préféré que l’auteure place les femmes au premier plan sans pour autant dénigrer les hommes. Mais je peux aussi comprendre ce projet car d’après ce que j’ai vu, l’auteure était connue pour son combat féministe qui se ressent ici. 

L’intrigue souffre un peu de cette séparation méchants/gentils, puisqu’elle suit le même schéma. Il y a quelques facilités, des raccourcis et parfois un manque de profondeur. J’ai néanmoins passé un bon moment même si je m’attendais à autre chose, surtout étant un grand passionné de la mythologie grecque. 

Je ne sais pas si j’ai envie de recommander ce roman, en partie à cause de toutes les polémiques (très graves) qui ont entouré l’auteure de son vivant. Je ne préfère pas rentrer dans les détails (vous pouvez tout trouver facilement sur internet) mais du coup je me sens un peu gêné de faire la promotion de cette histoire, même si je reconnais la qualité d’écriture de Marion Zimmer Bradley. 

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Contrairement à beaucoup de gens, j’ai eu la chance de recevoir ma lettre d’admission à Poudlard et j’ai obtenu mon diplôme de sorcellerie il y a quelques années déjà. Depuis, je me suis spécialisé dans l’étude de la littérature des moldus et je prend un grand plaisir à découvrir une nouvelle forme de magie : celle des mots.
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