Washington Black

29/05/2020

Titre : Washington Black

Auteur : Esi Edugyan

Editions : Folio

Prix : 8,50 €

Parution : 28 mai 2020

Nombre de pages : 480 pages

Genre : Drame, aventure

Résumé : La Barbade, 1830. À onze ans, Washington Black n’a d’autre horizon que le champ de canne à sucre de la plantation où il travaille avec d’autres esclaves. Quand le destin frappe à sa porte, c’est sous les traits de Titch, un scientifique anglais, jeune frère de son maître qui le choisit comme serviteur. Wash montre un talent inné pour le dessin et une curiosité d’esprit telle qu’il est promu assistant pour le projet fou de l’extravagant inventeur : construire un ballon dirigeable. Lorsqu’un vent mauvais les oblige à quitter précipitamment l’île à son bord, l’aventure prend un cours inattendu. Du pôle Nord à la Nouvelle-Écosse, de Londres à Amsterdam, plus qu’un voyage, c’est un parcours initiatique qui attend le jeune Wash, en ce siècle de découvertes. Mais le chemin le plus dur à parcourir sera celui qui le conduira vers la liberté, une liberté assumée et entière.

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L’expression Page Turner désigne ce genre de livre qu’il est impossible de lâcher tant son histoire nous pousse avec avidité dans sa lecture et à oublier que les pages filent et défilent vers son inéluctable final. Souvent, on use de ces termes car l’action y est permanente et que tout semble s’aligner avec autant de maîtrise narrative que l’on en sort subjugué. L’auteur de ces lignes pense à Pierre Lemaitre notamment, dont le style s’avère redoutable pour terminer ses romans en trop peu de temps au vu de la qualité de ses écrits. Avec tout cela en tête, on ne peut que considérer ce Washington Black comme un très bon Page Turner.

La manière dont Esi Edugyan nous permet de suivre son héros éponyme est passionnante tant elle n’élude jamais la cruauté des faits. Son contexte historique avec la brutalité instituée envers les esclaves reste une toile de fond qui brise assez facilement notre cœur, surtout au vu de l’entame du récit. Washington est un héros passionnant que l’on suit avec facilité dans une épopée par moments aussi réjouissante que marquée de désillusion et d’horreur. Edugyan parvient à faire passer les années et les événements avec une aisance aussi forte que chargée de manière empathique.

Ce roman à la première personne est donc pleinement réussi et nous permet de fermer les pages avec l’insatisfaction de l’avoir vécu trop vite mais également le plaisir de découvrir un très bon livre. Dire que l’on recommande chaudement Washington Black serait donc diminuer notre retour sur cet ouvrage prenant dans tous les sens du terme.

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Amoureux du cinéma, je suis belge, pas drôle et végétarien (dans cet ordre ^^). Le septième art est ma grande passion et j’adore parler films, qu’importe leurs styles.
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