Birds of Prey et la Fantabuleuse histoire de Harley Quinn

19/06/2020

Titre : Birds of Prey et la Fantabuleuse histoire de Harley Quinn

Réalisateur : Cathy Yan

Avec : Margot Robbie, Mary Elizabeth Winstead, Jurnee Smollett-Bell ,...

Genre : Super-Héros, comédie, action

Durée : 1h49

Nationalité : États-Unis

Sortie : Février 2020 Cinéma / Juin 2020 Blu-Ray/DVD

Résumé : Vous connaissez l'histoire du flic, de l'oiseau chanteur, de la cinglée et de la princesse mafieuse ?BIRDS OF PREY (ET LA FANTABULEUSE HISTOIRE D'HARLEY QUINN) est une histoire déjantée racontée par Harley en personne – d'une manière dont elle seule a le secret. Lorsque Roman Sionis, l'ennemi le plus abominable – et le plus narcissique – de Gotham, et son fidèle acolyte Zsasz décident de s'en prendre à une certaine Cass, la ville est passée au peigne fin pour retrouver la trace de la jeune fille. Les parcours de Harley, de la Chasseuse, de Black Canary et de Renee Montoya se télescopent et ce quatuor improbable n'a d'autre choix que de faire équipe pour éliminer Roman…

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Si les critiques envers Suicide Squad étaient majoritairement incendiaires, beaucoup ont loué la présence de Margot Robbie en Harley Quinn. Il était donc évident qu’elle aurait droit à sa propre aventure, surtout avec les soucis de tournage et de réception du film de David Ayer et de la prestation de Jared Leto en Clown Prince du crime. Il est donc intéressant de voir comment le film de Cathy Yan y répond par le biais d’une autre équipe hétéroclite, ici purement féminine, et presque en réaction, que ce soit par la gestion du Joker ou même le regard adopté sur ses protagonistes.

L’approche antinomique de « Suicide Squad », entre clinquant fluo et décors urbains plus durs, laisse ici place à un style plus proche d’un objet pop plus coloré, notamment au niveau de la photographie. Ainsi, Cathy Yan exprime une autre facette de Gotham, avec des visuels plus exubérants mais néanmoins ancrés. On peut remercier en cela la production design très marquée, notamment au niveau des décors et costumes. De quoi instaurer une certaine ambiance relevée par la narration de notre héroïne.

Harley Quinn reste en effet le centre de l’histoire, notamment en la contant elle-même. Cela conduit à une déstructuration narrative sur le fil du rasoir mais restant cohérente avec l’esprit du personnage. Clairement, le long-métrage est à son image, notamment par une ouverture en dessin animé ou une séquence musicale. Cela peut amener une forme de désordre, notamment donc au niveau de l’intrigue ou de l’introduction de certains personnages, mais cela prodigue également une personnalité au film, notamment en jouant de certains clichés (comme le syndrome de la femme dans le frigo, orienté désormais vers un sandwich).

Évidemment, certains excès risqueront de diviser, telle l’interprétation d’Ewan Dramacgregor en Black Mask, reflet opposé de Bruce Wayne dans sa décadence opulente et son besoin de théâtralisation, amené vers un extrême où l’on sent le plaisir de l’acteur britannique. Sa manière d’instiguer la violence ou de la perpétuer (notamment sur les conseils d’un Zsasz bien psychopathe) est intéressante, notamment dans la façon dont Cathy Yan capte cela. Sans être graphique, le film gère sa brutalité d’action en ne tombant pas dans une complaisance simpliste, tel un acte de déshabillement en forme d’humiliation vengeresse.

Dès lors, le film parvient au fur et à mesure à aller dans une orientation aussi bien cohérente avec le reste du DCEU (des personnalités hétéroclites trouvent un moyen de subsister par l’union, tout en acceptant son identité propre) avec des idées intéressantes aussi bien visuellement que narrativement. On pourrait arguer de quelques faiblesses mais qui n’enlèvent en rien le certain plaisir procuré par le film de Cathy Yan.

Cette dernière s’exprime d’ailleurs dans un bonus assez intéressant pour les personnes ayant apprécié le film avec la vue en mode Harley Quinn. Rajoutant des interventions de l’équipe sur certaines séquences du long-métrage, le tout s’avère prodiguer des informations variées, notamment par l’éclectisme des intervenants (Cathy Yan donc mais également le casting entier, l’équipe technique, la scénariste Christina Hodson, …). C’est donc un supplément largement recommandable sur cette galette sans soucis technique.

Est-ce que « Birds of Prey » est le meilleur comic book movie jamais sorti ou le pire, tel que balancé sur les réseaux sociaux ? Ni l’un ni l’autre. C’est par contre un très sympathique divertissement qui parvient à offrir à Harley Quinn un blockbuster visuellement marqué et intéressant sur plusieurs points, le tout porté par un casting qui prend un plaisir certain dans leur réappropriation de figures importantes de l’univers Gothamien. Cathy Yan frappe donc juste et bien et l’on sort du film diverti et amusé par son style bien Quinnien.

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Amoureux du cinéma, je suis belge, pas drôle et végétarien (dans cet ordre ^^). Le septième art est ma grande passion et j’adore parler films, qu’importe leurs styles.
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