Ces Rêves qu'on Piétine - Dans la tête de Magda Goebbels

16/06/2020

Titre : Ces Rêves qu'on Piétine

Auteur : Sébastien Spitzer

Editions : Les éditions de l'observatoire

Prix : 20,00€

Parution : 23 août 2017

Nombre de pages : 304 pages

Genre : Roman historique

Résumé : Sous les bombardements, dans Berlin assiégé, la femme la plus puissante du IIIe Reich se terre avec ses six enfants dans le dernier refuge des dignitaires de l'Allemagne nazie. L'ambitieuse s'est hissée jusqu'aux plus hautes marches du pouvoir sans jamais se retourner sur ceux qu'elle a sacrifiés. Aux dernières heures du funeste régime, Magda s'enfonce dans l'abîme, avec ses secrets. Au même moment, des centaines de femmes et d'hommes avancent sur un chemin poussiéreux, s'accrochant à ce qu'il leur reste de vie. Parmi ces survivants de l'enfer des camps, marche une enfant frêle et silencieuse. Ava est la dépositaire d'une tragique mémoire : dans un rouleau de cuir, elle tient cachées les lettres d'un père. Richard Friedländer, raflé parmi les premiers juifs, fut condamné par la folie d'un homme et le silence d'une femme : sa fille. Elle aurait pu le sauver. Elle s'appelle Magda Goebbels.

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Le mois de mai a été pour moi l’occasion de lire plusieurs romans historiques. Je vous parlais la semaine dernière d’Un Goût de Cannelle et d’Espoir que j’avais dévoré. Cette semaine on reste dans la même thématique avec Ces Rêves qu’on piétine.

Dans ce roman, on suit deux chemins croisés au moment de la chute du régime nazi au printemps 1945. D’un côté, on suit la petite Ava, une enfant de quelques années à peine, née dans un camp de concentration. Elle a, sur elle, une liasse de lettres qui sont toutes adressées à la même personne : Magda Goebbels, la femme du ministre de la propagande sous le Troisième Reich. C’est cette dernière dont on va suivre l’histoire durant l’autre moitié du roman.

Une fois encore, je dois bien avouer que ce texte a su me toucher complètement et de manière tout à fait inattendue. Si je savais certaines choses sur Magda Goebbels (et notamment sur la manière dont elle a fini sa vie), je dois dire que j’en ai appris beaucoup. Celle qui était présentée par la presse allemande de l’époque comme la femme modèle avait en réalité une histoire que je n’aurais pas imaginée.

La force de ce roman, c’est à la fois l’écriture de l’auteur, composée de phrases courtes et percutantes, ainsi que le rythme du récit, alternant entre ces deux histoires que tout oppose et qui sont pourtant liées de la plus surprenante des façons. Comme souvent dans les romans historiques, c’est la capacité qu’a l’auteur de tresser la fiction à l’Histoire qui m’a complètement happée. Si toute la partie sur Ava est totalement fictionnelle et que ce personnage sert un peu de porte-parole à tous les enfants nés dans les camps de concentration sous le régime nazi, tous les faits rapportés sur la vie de Magda Goebbels sont en revanche parfaitement vérifiables. Bien sûr, l’auteur est bien obligé d’inventer certaines scènes, notamment celles qui se passent dans le bunker d’Hitler, ou encore les scènes d’introspection de Magda Goebbels. Pourtant il a réussi avec brio à m’emporter dans son récit et à révéler – selon moi – ce que pouvait être la psychologie de cette femme et comment elle a pu en arriver là.

Je ne dirais pas que Ces Rêves qu’on piétine est un livre à mettre entre toutes les mains, loin de là. Seulement, si découvrir l’Histoire par le biais de ses « personnages secondaires » vous intéresse, je suis sûre que vous apprécierez ce roman.

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Passionnée de lecture et de cuisine, j’adore voyager main dans la main avec les héros d’un roman. J’ai toujours un livre dans mon sac et mon téléphone à la main. Mon éternel compagnon d’aventure dans toutes mes lectures ? Une grande tasse de thé fumante !
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