Phantom Manor : be our guest...

01/06/2020

Quand on se retrouve confiné chez soi avec des occupations devenues limitées par le contexte, on cherche à s’occuper comme on peut. On se lance ainsi sur YouTube et on laisse les vidéos s’enchaîner encore et encore, en espérant trouver quelque chose qui nous permette de nous évader de l’actualité maussade. Et par un hasard presque cruel, on se retrouve face à des vidéos d’attractions que l’on a eu la chance de faire auparavant et qui nous manquent par l’expérience immersive fournie. Ici, c’est une vieille maison qui manque à l’auteur de ces lignes, une demeure traversée aussi bien par les drames que les années et toujours autant habitée par des résidents particuliers…

Phantom Manor se distingue ainsi des autres maisons hantées des parcs Disney par plusieurs aspects. On pense ainsi à sa façade extérieure, loin du chatoyant du Mystic Manor de Hong Kong ou du gothisme de Haunted Mansion. On sent dès qu’on la voit que cette maison est animée par le drame et les malheurs, ici celle d’une pauvre mariée poussée à la folie par un étouffement patriarcal. La manière dont la tragédie s’inscrit dans l’histoire du Land est passionnante et permet à chacun de pouvoir étoffer plus les éléments disposés à travers la section Frontierland du parc.

On n’oublie pas de jeter un oeil au cimetière après la visite de la demeure pour profiter d’un peu d’humour noir.

La remodernisation de l’attraction aura fait couler beaucoup d’encre mais semble désormais pleinement inscrite au vu de l’aspect ré-agencé de l’intrigue, soulignant plus certains de ses aspects auparavant laissés plus à l’imagination des visiteurs. Néanmoins, les changements semblent avoir peu mis en colère les fans à l’exception d’une musique supprimée revenue par la suite, suite aux fortes réactions.

Concernant l’expérience générale, on peut parler d’un vrai délice que de se promener dans les couloirs de Phantom Manor et voir comment les fantômes prospèrent dans la demeure, avec assez de macabre pour susciter la fascination mais pas trop pour se mettre à mal le public plus jeune. Les animatroniques restent toujours aussi superbes, en particulier celui du Phantom, terrifiant à souhait. L’orientation western du final, effectuée afin de différencier totalement l’attraction de ses homologues américains, pourrait diviser mais a de cet humour macabre qui fonctionne bien et semble avoir inspiré Tim Burton dans sa représentation de l’au-delà dans ses « Noces Funèbres ».

La satisfaction n’en sera que plus grande d’écumer à nouveau les couloirs de Phantom Manor et de (re)découvrir ses fantômes à la réouverture du parc parisien. C’est en effet un plaisir macabre de pouvoir déambuler en ces lieux et rencontrer ses habitants en frissonnant un peu. Ce sera sans aucun doute le même bonheur que ressentiront les fans (dont l’auteur de ces lignes) que de retrouver ce lieu majestueux d’effroi, serrer la main au maître du domaine, avec l’espoir néanmoins de ne pas devenir un de ses habitants permanents…

Amoureux du cinéma, je suis belge, pas drôle et végétarien (dans cet ordre ^^). Le septième art est ma grande passion et j’adore parler films, qu’importe leurs styles.
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