The Bastards - Palaye Royale

27/06/2020

La sortie de The Bastards, le 29 mai 2020 a été un « rayon de soleil » dans ce monde complètement sans dessus-dessous. 15 titres, 46 minutes de bonheur auditif et on en avait tous besoin, vu les circonstances ! 

Le groupe nous avait déjà régalé en proposant une partie des titres à l’écoute, avant la sortie de l’album, si bien que sur 15 titres, nous en connaissions déjà 7. 

Fucking With My Head et Masochist étant joués par le groupe, en concert, depuis un petit moment déjà, nous avions eu le plaisir de découvrir la nouvelle ère des Bastards, à travers les clips de Hang On To Yourself, Little Bastards ou encore plus récemment Lonely. 

On commence donc notre tour d’horizon avec : 

1/ Little Bastards. 

Le clip m’a agréablement surpris ! L’annonce d’un comics illustrant l’album l’a rendu plus crédible encore. On y retrouve le groupe dans un manoir, envahit par les rats. Le coté horreur et destruction ne sont pas en reste. 

Outre la dimension artistique, cette chanson présente à elle seule le concept de cet album, qui tourne autour de la dépression, de la solitude et du besoin de s’accrocher, peu importe à quoi. 

2 / Massacre, The New American Dream. 

Je dois avouer que c’est peut-être le titre sur lequel j’accroche le moins. Il est pourtant rythmé et entrainant, mais contrairement à d’autres, il est celui qui a le moins retenu mon attention. Les paroles sont pourtant pleines de vérité. Massacre est l’exemple même dont PR utilise leur influence pour attirer l’attention sur les problèmes du monde. Ils déclaraient pour Altpress : 

« We’re actually focused on things that are happening in our lives and everyone else’s lives around us […] If we have a little bit of a voice, we’re going to use it. »

«  Nous nous sommes focalisés sur les choses qui arrivaient dans nos vies, mais aussi dans celles des gens, autour de nous. […] Si nous avons une petite voix, nous allons l’utiliser. » 

Massacre, The New American Dream plonge droit dans la violence due aux armes à feux, Sebastian déclare qu’il n’était pas question de tourner autour du pot. C’est une protestation, pure et simple. 

3 / Anxiety 

En écoutant Anxiety, j’ai eu l’impression de tomber dans un monde parallèle, un monde cauchemardesque où tout ce qu’il y a de plus malsain ressortait. En voyant le clip, il y a quelques heures, je me suis dit que je n’étais pas si loin de la vérité. 

Ce titre est puissant. Un peu comme si les feux de l’enfer se déchaînaient sur terre. On a juste envie de tout envoyer en l’air et bruler une voiture, en l’écoutant. ( Ne le faites pas, merci.)

4 / Tonight Is The Night I Die 

Mon bonheur était presque complet en entendant les premières notes de cette chanson, ayant servi au Trailer de Paradise City, le spin-off d’ American Satan. En dehors du fait qu’elle rende ce Trailer généralissime, la chanson en elle-même est parfaite. Il s’en dégage un truc que je peine à expliquer, tant elle m’a plu, dès la première écoute. 

5/ Lonely 

Lonely est la chanson qui reste en tête.

Le refrain est une litanie qui ne nous quitte pas. Elle creuse un petit sillon jusqu’à notre coeur. Cette chanson parle à beaucoup de monde et le clip n’en est que plus touchant, encore. Remington a personnellement tenu à le diriger, cette chanson est importante pour lui et traite majoritairement de la dépression. De cette solitude qui nous fait broyer du noir, nous donne l’impression d’être seul au monde et fautif, en toutes circonstances. 

« My life don’t mean that much to me
So I’m living for you, yeah, I’m living for you »
 

Les paroles sont extrêmement dures, car Remington exprime le fait que sa vie ne vaut pas grand chose et que la seule raison pour laquelle il n’est pas passé à l’acte, c’est son amour pour sa mère. Son père étant absent du tableau depuis sa plus tendre enfance, il se question aussi sur le fait qu’il puisse apparaitre à ses funérailles. Reviendrait-il seulement à ce moment-là ? 

6 / Hang On To Yourself. 

Le single se présentait à la base sous le titre « Hold On To Yourself », le groupe change entre temps, avec le rapport de sa sortie. C’est une invitation à s’accrocher, comme le titre le suggère. À travers cette chanson, on comprend que la vie peut être une véritable spirale infernale et qu’il est facile de lâcher prise. 

Friday blackout guaranteed
Full of cocaine, champagne, enter the sleaze
The passions, black tar, silver spoon
On a downer, baby, fly to the moon
 

Le luxe et la lumière ne cache pas le rapport à la drogue, Black Tar étant une sorte d’héroïne. Pour autant, la drogue dont il est question ici est davantage celle liée aux antidépresseurs de type Benzos ou Xanax. 

7 / Fucking With My Head 

Palaye Royale jouait cette chanson depuis un moment déjà, en live et nous désespérions de la voir un jour sur un album ! Mon souhait est exaucé et il me tarde de me déchainer à nouveau sur ce titre. C’est un incontournable, en matière et pogo et le groupe s’éclate tellement dessus, qu’on ne s’en lasse pas. 

8/ Nervous Breakdown 

À travers ce titre, Remington dresse une mini-liste de toutes ces choses qui mènent à une dépression nerveuse. Des petits rien, des contradictions qui, mis bout à bout, ont des conséquences désastreuses :

You say you love me, but you still left me
I guess that’s why I hate myself
 

9 / Nightmares 

Ce titre a été ma révélation. La pépite que j’attendais sur cet album. 

I’ve been losing too much sleep
No one can hear when you scream
I’ve been losing too much sleep
No one can hear when you scream
 

Là, encore, il est question de dépression, du fait de perdre le sommeil ou de trop dormir, au contraire. Cet état apathique est l’un des symptômes de cette saloperie et il est rare que les gens le remarquent. C’est un appel à l’aide silencieux, qui passe trop souvent inaperçu. 

Le rêve devient cauchemar, avec cette impression de paranoïa, celle d’avoir été intoxiqué : « Coming down », de faire une « descente » : celle découlant d’une prise de drogue. 

Heart is racing, pounding faster
God above is not your master
 

Le coeur qui s’accélère, le poult qui pulse trop vite sont des indications assez logique de cet état. 

So I do another line
It keeps me numb, just for the night
 
 

10 / Masochist   

Le groupe jouait Masochist en live. Sur cet album, la dixième piste se disputait entre Masochist et Wasted. La première gagne le gros lot en ce 29 mai 2020 : 

Cette chanson illustre le côté masochiste de l’homme. Le fait de se rendre compte de toutes ces choses qui ne tournent pas rond, mais de s’y conforter, une nuit de plus, un moment de plus : 

Oh, and feed me your sweet lies
Well, all night
[…]
Your church is burning down
Just take me for the night
 

11/ Doom (Empty) 

Dans une interview avec AltPress avant la sortie de l’album, la chanson est décrite comme un « bourdonnement de drone de 5 secondes à deux notes ». Dans la même interview, il est dit que c’est le morceau préféré d’ Emerson Barrett. 

12 / Black Sheep 

Le terme  » mouton noir » est souvent utilisé en remplacement de ‘paria’. Celui qui ne parvient pas à trouver sa place, à se fondre dans le moule, à se conformer aux standards. Dans la langue anglaise, le mouton noir est un idiome utilisé pour décrire un membre étrange ou peu recommandable dans un groupe, et en particulier, au sein d’une famille.

Il est possible de voir, à travers cette chanson, le fait que Remington se considère lui-même comme ce mouton noir et se blâme du départ de son père, en écho à Lonely

13 / Stay 

Avec le retour de My Chemical Romance sur la scène – oui, enfin, l’espoir anéantit par ce cher Covid-19 -, beaucoup ont vu à travers cette chanson un certain nombre de références au groupe. Notamment avec ces quelques lignes : 

I am the only hope for you
You are the only hope for me too
 

Qui pourrait se référer à la chanson « The Only Hope For Me Is You » (MCR – 2010) 

14 / Redeemer 

Mon petit coeur de guimauve a saigné en écoutant cette chanson. Sans mentir, j’en ai presque pleuré en voiture, tant les mots cognaient contre mon coeur, comme un marteau essayant de le briser. Ma crédibilité tombe à zéro, je sais.  

Toujours étant qu’il y a cette impression de crescendo, dans Redeemer qui m’a littéralement laminé. C’est un cri du coeur qui m’a transpercé de part en part et laissé avec un sentiment de tristesse incomparable. 

Can’t you see
That everyone is dying?
The animals are crying
Religions are dividing
As my family keeps on fighting
As my family keeps
 

Palaye Royale nous montre, par cette chanson une triste réalité du monde actuelle. Une réalité où la haine est dominante dans les différents pays du globe. Elle incite à réfléchir sur le sens des priorités, dans un monde censé être aussi « développé ».

On retrouve également ces trois lignes, qui étaient précédemment évoquées dans Nightmares : 

So I do another line
It keeps me numb just for the night
It keeps me numb just for the night
 

Remington déclare à Altpress que Redeemer est sa piste favorite. 

15 / Lord Of Lies 

Ce titre est bonus track enregistré en une seule prise ! Pour la petite histoire, cette chanson n’avait pas de parole, Remington les a écrire en entendant la musique. 

TOP TITRES :

Tonight Is The Night I Die
Nightmares
Redeemer 
Quand Ronnie Radke dit « Daddy should’ve never raised me on Black Sabbath! », je remercie sincèrement le mien de l’avoir fait. Née au début des années 90, j’ai grandi au son d’une vieille platine et des vinyles 33T d’AC/DC, Iron Maiden, Led Zepplin et tant d’autres encore. Passionnée d’art, de littérature, de voyage et de photographie, j’ai vite réalisé, pourtant, que sans musique, la vie n’a pas de saveur. C’est pourquoi je m’efforce, au quotidien, de faire partager cet outil qui transcende toutes les langues au monde.
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