The Witcher 2 : L'Épée de la providence

30/06/2020

Titre : The Witcher 2 : L'Épée de la providence

Auteur : Andrzej Sapkowski

Editions : Bragelonne (Big Bang)

Prix : 15,90 €

Parution : 27 mai 2020

Nombre de pages : 448 pages

Genre : Fantasy

Résumé : Geralt de Riv n’en a pas fini avec sa vie errante de tueur de monstres. Fidèle aux règles de la corporation maudite des sorceleurs, Geralt assume sa mission sans faillir dans un monde hostile et corrompu qui ne laisse aucune place à l’espoir. Mais la rencontre avec la petite Ciri, l’Enfant élue, va donner un sens nouveau à l’existence de ce héros solitaire. Geralt cessera-t-il enfin de fuir devant la mort pour affronter la providence et percer à jour son véritable destin ?

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On avait beaucoup aimé le premier tome de « The Witcher » (si vous l’avez oublié, n’hésitez pas à (re)lire notre critique). C’était donc avec une grande impatience que l’on espérait recevoir ce deuxième tome de la part de Bragelonne. Au final, la récompense n’en fut que plus grande tant ce second opus des aventures du Sorceleur s’avère tout aussi grisant, voire plus, que « Le dernier vœu ».

En effet, Andrzej Sapkowski conserve l’aspect déstructuré de son récit mais en ne jouant plus directement sur une linéarité appelant au flash-back. Ici, le fil rouge se fait plus fin, tout en prolongeant les bases narratives posées auparavant. On retrouve donc avec plaisir des personnages comme Jaskier et Yennefer tout en bâtissant sur certaines répercussions existantes (et qu’on vous laissera découvrir par vous-même).

Sur le fond, les histoires sont toujours aussi passionnantes dans la manière de décrire la fin d’une ère, où créatures fantastiques pouvaient vivre en présence des humains. Ceux-ci ont en effet pris le pouvoir avec le même impact destructeur que l’on peut constater chaque jour dans notre propre réalité. En ce sens, Geralt est le symbole d’une époque proche de la fin, avec l’interrogation sur son but au vu du traitement meurtrier accordé envers tout ce qui ne relève pas du normé, dont lui.

Sa romance avec Yennefer gagne même en tragédie, les deux étant bloqués dans leur histoire commune par leur rôle imposé dans cette société aimant à détruire ou du moins humilier ce qui ne lui convient plus.

« L’épée de la Providence » est donc une très jolie prolongation de l’univers de « The Witcher », avec un jeu moins présent sur les figures de contes connus mais un enrichissement de la mythologie globale qui se fait avec un divertissement et un plaisir non feint. Vivement le troisième tome qu’on puisse y replonger au plus vite !

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Amoureux du cinéma, je suis belge, pas drôle et végétarien (dans cet ordre ^^). Le septième art est ma grande passion et j’adore parler films, qu’importe leurs styles.
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