Été 85 : amour estival

15/07/2020

Titre : Été 85 

Réalisateur : François Ozon

Avec : Félix Lefebvre, Benjamin Voisin, Philippine Velge, ...

Genre : Comédie dramatique

Durée : 1h35

Nationalité : France

Sortie : Juillet 2020

Résumé : L’été de ses 16 ans, Alexis, lors d’une sortie en mer sur la côte normande, est sauvé héroïquement du naufrage par David, 18 ans. Alexis vient de rencontrer l’ami de ses rêves. Mais le rêve durera-t-il plus qu'un été ? L’été 85...

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La chaleur des vacances est souvent propice à une déflagration émotionnelle à laquelle personne n’est prêt. On chérit tous et toutes sans doute ces souvenirs ensoleillés vécus avec quelqu’un qui nous a envoûté par la force d’un regard ou d’un sourire, le tout avec une mélancolie qui nous étreint si fort que juste y repenser nous provoque un voyage à travers le temps et les sentiments. Tout ce chamboulement intime, François Ozon parvient à le capter avec une telle puissance dans son « Été 85 » qu’aucun mot ne semble réellement juste pour parvenir à retranscrire ce qu’il parvient à partager pendant 95 minutes.

Dès l’ouverture, c’est une amertume qui nous agrippe, une question qui se pose avec un sentiment funèbre qui nous désarçonne rapidement, notamment par l’apparition du titre sous fond de Cure. C’est peut-être l’un des points forts du long-métrage : on sait que celui-ci est un teen movie sur fond de romance estivale mais pourtant, jamais il ne se dresse réellement dans un genre pur et dur. Ce qu’il parvient à conserver tout au long de sa durée, c’est une interrogation permanente sur la puissance des sentiments ainsi qu’un questionnement sur la fiction et l’art en général en solution afin de guérir de n’importe quel mal assez privé pour s’en sentir meurtri.

La mise en scène de François Ozon parvient dès lors à exploser avec une sensibilité qui nous retourne dans tous les sens. Pas de sensationnalisme ou d’effet de style criard, juste des idées simples mais pourtant brillantes par ce qu’elles dégagent avec un cœur rempli d’amour pour ces personnages. C’est tendre et touchant tout en respirant d’un tel romantisme que l’on en sort grandement bouleversé, bien aidé par le bagout impeccable en tout point. Dès lors, la capacité d’Ozon à filmer tout ça avec un sentiment de drame permanent qui laisse néanmoins briller la grandeur d’un premier amour nous laisse purement sans voix par sa facilité apparente.

Au milieu de cet été morne suite à la tristesse de l’actualité, « Été 85 » constitue un rayon de soleil qui illumine totalement le paysage cinématographique de ces vacances. C’est une œuvre aussi amère, crépusculaire, solaire et passionnée qu’un amour d’été et, en ce sens, c’est une sortie indispensable à découvrir en salle pour en ressortir les yeux gorgés de larmes et le sourire aux lèvres, avec la sensation d’avoir assisté à un film tout simplement merveilleux.

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Amoureux du cinéma, je suis belge, pas drôle et végétarien (dans cet ordre ^^). Le septième art est ma grande passion et j’adore parler films, qu’importe leurs styles.
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