La mort du Roi Arthur : la fin d’un mythe

08/07/2020

Titre : La mort du Roi Arthur 

Auteur : Jean-Pierre Tusseau

Editions : L'école des Loisirs

Prix : 6,00€

Parution : 8 juillet 2020

Nombre de pages : 240 pages

Genre : Historique

Résumé : Cette œuvre vient clore le cycle qui s’ouvre avec Le Roman de Merlin et se prolonge avec La Quête du Graal, au cours de laquelle se sont illustrés les chevaliers de la Table Ronde. Avec le temps, l’esprit chevaleresque et la solidarité ont fait place aux rivalités et aux jalousies : Arthur apprend par une dénonciation la liaison de Guenièvre et Lancelot. Sauvée par son amant, la reine échappe au bûcher, mais Lancelot tue au passage les frères de Gauvain, son ami de toujours, qui le poursuit désormais de sa haine. Trahi par la reine, trahi par son champion, Arthur l’est aussi par Mordred, à qui il a imprudemment confié son royaume…

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Si le titre ne vous semblait pas assez clair, sachez que ce roman baigne dans une forme de morbidité permanente, où toutes les figures importantes des récits de la Table Ronde passent à un moment ou un autre de vie à trépas. Cela se fait par instants avec gloire, à d’autres avec bien trop de brutalité ou de rapidité pour constituer une réelle fin digne de ces personnages légendaires, mais le résultat est le même : la mort est là pour ramener avec elle moult chevaliers. Cette poursuite entre les événements, ces figures qui ne veulent pas s’entretuer et doivent néanmoins le faire, s’accentue de plus en plus fort au fur et à mesure des histoires, tout en basculant en permanence vers différents regards par des ruptures brutales mais variant les points de vue.

L’histoire profite ainsi de son style d’écriture pour pleinement aller dans un récit rapide, de ceux qui se transmettent de mémoire en mémoire pour honorer au mieux ses héros. Le tout file très vite, de façon peu descriptive mais avec assez de détails pour que chacun et chacune puisse revivre à sa manière ces écrits. De quoi faire souligner au plus l’amertume du récit et ce sentiment de fin qui ne peut qu’aboutir pour tout un chacun, tout en dressant les personnages vers des destins liés dans leurs tourments, notamment par la difficulté de lier sentiments personnels et contexte politique à même de basculer n’importe quand dans un charnier où les cadavres semblent pleuvoir perpétuellement…

« La mort du roi Arthur » est en ce sens un récit rempli d’une certaine tristesse, celle de figures célèbres qui, se sachant se diriger vers leur perte, ne savent pas comment agir et concilier idéaux et émotions. C’est la fin d’une époque et comme toute bonne conclusion, celle-ci sait se faire avec honneur et passion.

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Amoureux du cinéma, je suis belge, pas drôle et végétarien (dans cet ordre ^^). Le septième art est ma grande passion et j’adore parler films, qu’importe leurs styles.
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