Les roches rouges - Une histoire dure racontée avec des mots simples

21/07/2020

Titre : Les roches rouges

Auteur : Olivier Adam

Editions : Collection R

Prix : 17,90 €

Parution : 4 juin 2020

Nombre de pages : 240 pages

Genre : Contemporain

Résumé : – Faut qu'on se tire d'ici.
– Et on ira où ?
– Je sais pas. T'inquiète. On trouvera.
– Et s'il revient ?
– Eh ben il reviendra.
– S'il s'en prend à tes parents ?
– C'est pas après eux qu'il en a. Qu'est-ce que Leila fout avec moi ?

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Olivier Adam est un auteur très réputé dont j’avais entendu parler plusieurs fois, notamment par ma prof de français au lycée qui lisait tous ses romans au moment de leur sortie. À l’époque déjà, ses histoires m’intriguaient mais pour une raison quelconque je n’avais pas pris le temps de les découvrir. Je remercie donc la Collection R pour leur envoi, car c’est désormais chose faite et j’en suis ravi !

Pour tout vous dire, je m’attendais à un récit destiné à un public jeune, avec une intrigue légère et parfaite pour la saison estivale. Et alors… pas du tout. Honnêtement, Les roches rouges aurait pu faire partie du flot des publications de la littérature blanche qu’on voit passer tous les ans à la fin de l’été. J’ai d’ailleurs beaucoup pensé à Delphine de Vigan au cours de ma lecture, tellement ce roman m’a rappelé ces « tranches de vie » que décrit l’auteure, qui n’ont pas vraiment de début ni de fin. Un peu comme si on prenait une série en cours de route et qu’on s’arrêtait avant le dernier épisode. On a à la fois les réponses à certaines questions tout en ayant des zones d’ombre qui ne seront jamais éclaircies par personne d’autre que soi-même. Personnellement j’aime beaucoup ce sentiment car en refermant le livre j’ai eu l’impression que les personnages continuaient à vivre mais que leur histoire leur appartenait désormais, sans que je ne puisse y jeter un oeil observateur et un poil intrusif.

Je reste volontairement vague en ce qui concerne l’intrigue car étalée sur 240 pages, elle n’est pas de celles qui permettent de s’y attarder au risque d’en dévoiler trop ; ce que je veux évidemment éviter. Sachez néanmoins qu’on ne s’ennuie pas une seconde et que moins vous en savez, mieux c’est. Même si les péripéties sont effectivement nombreuses, ce sont les émotions et les sentiments qu’on retrouve au coeur de l’histoire. L’auteur joue en effet avec les différences, prend le temps de développer les caractères et dépeint avec minutie les liens qui peuvent unir des êtres humains que pourtant tout oppose, qu’il s’agisse d’amis, de parents ou d’amants.

Comme je l’ai dit plus haut, ce roman pourrait être catégorisé comme de la littérature blanche (que pour être franc, je n’affectionne pas en règle générale). Et je trouve donc cela très osé et bénéfique de le proposer à un public plus jeune qui est peut-être moins habitué à ce style. Car dans Les roches rouges, l’auteur aborde aussi l’émancipation, les erreurs d’adolescence et l’entrée dans la vie active. Des sujets qui sont certes très intéressants à découvrir en tant qu’adulte mais qui doivent l’être tout autant s’ils font partie de son quotidien. 

Bref, j’ai adoré cette histoire très dure racontée pourtant avec des mots simples. Un roman que je vous recommande donc chaudement, que vous ayez seize ou trente ans. 

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Contrairement à beaucoup de gens, j’ai eu la chance de recevoir ma lettre d’admission à Poudlard et j’ai obtenu mon diplôme de sorcellerie il y a quelques années déjà. Depuis, je me suis spécialisé dans l’étude de la littérature des moldus et je prend un grand plaisir à découvrir une nouvelle forme de magie : celle des mots.
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