Lovesick : amours compliquées

25/07/2020

Titre : Lovesick

Créée par : Tom Edge

Avec : Johnny Flynn, Antonia Thomas, Daniel Ings, ...

Format : 30 minutes

Diffusion : Netflix

Genre : Comédie, romance

Résumé : Dylan apprend qu'il est atteint de la chlamydia, une maladie infectieuse qui se transmet sexuellement dont l'une des conséquences peut être l'infertilité. Le jeune homme est alors contraint de contacter toutes ses partenaires sexuelles passées afin de les informer de la situation. Chaque épisode est l'occasion de faire un saut dans le passé pour y découvrir ces histoires d'amour, qu'elles fussent brèves, sincères, complexes, drôles ou émouvantes.

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La trentaine, elle s’approche ou vous la connaissez peut-être. Avec elle viennent toutes ces imprécations de la vie (pas de la vie en réalité, mais de la société, mais passons pour le moment). Alors quand vous allez sur Netflix, OCS, Prime Video, Disney+ et j’en passe peut-être, que vous voulez juste regarder quelque chose de sympa sans pour autant sacrifier votre santé mentale en vous infligeant soit une série dont l’audience visée est à des années de vous, soit une série tellement adulte qu’elle en perd toute saveur en vous plongeant là où vous essayiez pourtant de vous éloigner à grande brasse, eh bien vous avez l’impression de ne rien trouver. Lovesick est parfaite pour vous. Tous les protagonistes sont des adultes depuis plus ou moins longtemps et leur principal problème est… l’amour. Oui, l’amour. Son absence, ses déguisements, ses différents visages et l’impossibilité de le saisir. Alors oui, l’amour c’est compliqué et pas très bon enfant quand il pose problème, mais Lovesick reste une série british et vous savez sûrement ce que cela implique (gardez en l’occurence dans un coin de votre esprit que cette série s’appelait Scrotal Recall avant que le nom ne soit changé au bout d’une saison pour le titre que l’on connaît aujourd’hui).

 

Le pitch de départ donne le ton : Dylan doit contacter toutes ses conquêtes passées pour les avertir qu’il leur a peut-être transmis une MST, la chlamidya. S’ensuivent alors trois saisons nous dépeignant dans les moindres détails les déboires et les pérégrinations amoureuses de ce jeune trentenaire et de ses colocataires et amis qui répondent au nom d’Evie, Luke et Angus. Chaque épisode porte le nom d’une femme qui aura marqué d’une manière ou d’une autre la vie de Dylan et/ou de ses amis et c’est un véritable régal de voir la manière dont chaque aventure vient habiller LA véritable histoire d’amour qui conclura cette série.

Dylan, Evie, Luke et Angus forment donc ce quatuor assez hétéroclite aux portes de la trentaine, à cet âge ingrat où la vie posée et tranquille qu’on s’imaginait reste une chimère. On se prend très vite d’affection pour ce petit groupe aux personnalités bien différentes. A travers les réminiscences de Dylan qui remonte le cours de ses conquêtes, on découvre le dessous des décors de ces amitiés qui ont survécu au fil du temps et des amours compliquées de chacun des membres du groupe.

Chaque épisode, au format très court, s’enchaîne avec un peu trop de facilité car nous voilà arrivés au terme de trois saisons en un clin d’oeil avec cette désagréable impression de quitter les rivages d’un monde presque tranquille où seul l’amour, toujours et encore l’amour, faisait des remous dans les vagues. C’est aussi l’un des attraits de Lovesick, qui derrière ses scènes cocasses et ses petits drames, nous dépeint au final ce dont la vie peut être faite : du drame, certes, avec son lot d’histoires d’amours ratées mais derrière lesquelles se cachent d’autres qui viennent à point nommé, et toujours l’amitié, malgré le temps et malgré les drames. Enfin, avis aux amateurs du hashtag slow-burn (ces histoires d’amours qui mettent un temps follement douloureux et insupportable à se mettre en place mais que l’on adore voir et espérer arriver), vous serez servis !

En bref, vous trouverez dans cette rom-com des péripéties de jeunes adultes pris dans le tourbillon de la vie de grands alors que l’on quitte à peine la relative insouciance d’une vie d’ado. On y parle d’amitiés, de mariages, de divorces, de travail, de parentalité, de quête de soi, le tout avec cet humour et ce petit ton décalé si caractéristique des séries britanniques. Aux personnages attachants s’ajoute une intrigue bien quadrillée, sans fioritures. Alors si vous êtes en quête d’une série un peu ado dans son traitement (épisodes plutôt courts au rythme soutenu) mais qui s’adresse à un public qui a quitté les bancs du lycée, voire de l’université, alors foncez.

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94s kid. Je vis d’art, d’astres et d’eau fraîche. Je suis, semble-t-il, attachée à la littérature, aux séries et aux langues (entre autres choses tout aussi folles). Je combats les caprices des mots sur le champ des idées coincées sur la langue. Je peux faire d’une série un long film de quatorze heures et la traduction, c’est sacré !
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