Scoob : chien de race ?

10/07/2020

Titre : Scoob

Réalisateur : Tony Cervone

Avec : Kiersey Clemons, Zac Efron, Will Forte, ...

Genre : Animation, comédie

Durée : 1h34

Nationalité : États-Unis

Sortie : Juillet 2020

Résumé : Dans Scoob, on découvre comment Scooby et Sammy, amis pour la vie, se sont rencontrés et associés aux détectives en herbe Fred, Velma et Daphné pour créer la célèbre équipe Mystère et Cie. Après avoir résolu des centaines d'affaires et vécu d'innombrables aventures, Scooby et sa bande doivent désormais s'attaquer à leur énigme la plus redoutable : un complot destiné à déchaîner les forces du chien-fantôme Cerberus. Tandis qu'ils mettent tout en œuvre pour enrayer cette "acabocalypse" mondiale, nos amis découvrent que Scooby est porteur d'une lourde hérédité et qu'il est promis à un plus grand destin que quiconque aurait pu l'imaginer.

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Scooby-Doo aura connu tant et tant d’adaptations qu’il aura su marquer plusieurs générations, principalement à la télévision. En effet, son image aura souffert de deux films live réalisés par Raja Gosnell et à la qualité que nous ne qualifierons pas, tout simplement. L’image d’un des chiens les plus connus de la pop culture en aura pris un coup et aura fait patienter les fans quant à une nouvelle aventure cinématographique. Les premiers extraits de ce « Scoob » avaient su dès lors attirer l’attention, notamment par son esthétique revenant aux fondamentaux malgré l’utilisation du numérique dans sa conception. Qu’est-ce qui pouvait donc mal se passer ?

Eh bien, pour commencer, un scénario qui ne sait pas où se diriger. En effet, l’intrigue part dans une volonté de cartoon permanent mais n’arrive pas à appréhender correctement ses personnages, notamment la relation entre Sammy et Scoob qui aurait dû justement être le cœur du film. Il y a quelque chose d’artificiel dans l’agencement des événements de l’intrigue et l’on n’arrive pas à se plonger réellement dans le long-métrage, malgré ses envies évidentes de toucher le cœur des fans.

Un autre point qui alourdit la narration est l’utilisation de personnages d’Hannah Barbera afin d’étendre l’univers de Scooby-Doo. L’idée est, en soi, loin d’être mauvaise et aurait permis d’aller plus loin tout en raccrochant les wagons avec d’autres figures connues. Pourtant, l’application de ce point amène surtout à une forme de lourdeur par rapport aux références, à un point où, à force de trop brosser le fan dans le sens du poil, ce dernier peut se hérisser.

On ne va pas non plus parler de cynisme tant certains instants semblent plus venir de bonnes intentions mais il faut bien reconnaître qu’il y a beaucoup de maladresse au point de vue narratif. Certaines blagues semblent même avoir leur date de péremption déjà affichée tant elle relève d’une fausse modernité et plutôt de la référence oubliée dans deux ans. C’est un véritable dommage que l’humour et la gestion des personnages s’avèrent aussi aléatoires, tant visuellement le film n’a rien à redire et propose même par moments des jolies images.

Las, « Scoob » nous rappelle plus le long-métrage qu’il aurait pu être que celui qu’il est réellement, tel un épisode assez plaisant mais oublié rapidement de la série animée. On verra si le score en salles permettra à Scooby-Doo de connaître de nouvelles aventures sur grand écran mais on espère que si c’est le cas, celles-ci seront plus intéressantes que ce film amusant mais peu mémorable.

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Amoureux du cinéma, je suis belge, pas drôle et végétarien (dans cet ordre ^^). Le septième art est ma grande passion et j’adore parler films, qu’importe leurs styles.
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