Soleil glacé - Un roman puissant sur la tolérance et l'acceptation des autres

06/07/2020

Titre : Soleil glacé

Auteur : Séverine Vidal

Editions : Collection R

Prix : 16,50 €

Parution : 5 mars 2020

Nombre de pages : 252 pages

Genre : Contemporain

Résumé : Il n'a rien vu du monde, elle l'y embarque.
Comme si son premier chagrin d'amour ne suffisait pas, Luce apprend que son père - un homme qu'elle a à peine connu - vient de mourir. Et puisque la vie n'en a pas fini avec ses mauvaises blagues, elle découvre ce qu'il lui avait toujours caché : une autre famille.
Mais la rencontre bouleversante de Luce avec Pierrot, un frère tout neuf et différent, va faire fondre son coeur glacé...
Un grand roman contre les préjugés, qui célèbre l'énergie, la fantaisie, et la rage de vivre !

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Je reviens aujourd’hui pour voir parler d’un roman que, pour être honnête, je n’aurais sans doute pas lu si il ne faisait pas partie du partenariat mis en place par la Collection R. Il ne s’agit en effet pas forcément de mon genre préféré et même au sein de la littérature contemporaine, les thématiques abordées dans Soleil glacé ne font pas partie de celles qui me touchent le plus. Nous avons tous nos sensibilités et c’est donc avec un peu d’appréhension que j’ai commencé ma lecture, ayant tout simplement peur de ne pas l’apprécier. Et alors la surprise n’en a été que plus grande tant j’ai été embarqué par le style, aussi limpide que poétique, de Séverine Vidal, et touché par le message de tolérance qu’elle a souhaité transmettre. 

Ce roman étant très court, je préfère ne pas en dire plus sur l’intrigue que ce qui est déjà dévoilé sur la quatrième de couverture. Sachez que la famille est au cœur de cette histoire, aussi bien en tant que socle social qu’espace d’interactions entre ses différents membres. On découvre, entre autres, l’amitié d’une sœur pour son frère, aussi différente de l’amour qu’un parent éprouve pour son enfant que de l’affection qu’on ressent pour un ami. J’ai beaucoup aimé l’approche de l’auteure, qui sort de l’ordinaire et propose une une nouvelle vision des choses.

Si le roman contemporain n’est pas ce que je préfère dans la littérature, c’est aussi parce que je trouve le genre particulièrement casse-gueule. L’intrigue en est rarement le point fort puisque contrairement au fantastique, à la fantasy ou encore au thriller, l’auteur ne peut pas vraiment s’appuyer sur des éléments externes à la vie des personnages. Alors il est évident qu’il y a autant de façons de raconter le deuil qu’il existe d’êtres humains, mais il n’empêche que le sujet de fond demeure le même. J’ai donc toujours peur de m’ennuyer ou que, au contraire, l’auteur en fasse trop avec les sentiments, rentrant dans un pathos absolu et barbant. Rien de tout cela ici, Séverine Vidal a réussi son pari haut la main en imaginant une histoire intemporelle où la tolérance est abordée sous toutes ses formes. Les personnages en sont d’ailleurs la figure centrale puisqu’à travers eux, l’auteure exprime ce qui semble la révolter dans la société moderne. J’ai beaucoup aimé ces protagonistes, aussi bien pour la pudeur de certains que pour la colère d’autres. Il y avait quelque chose de profondément humain en chacun d’entre eux, qui fait qu’on ne peut que s’y attacher.

Il est vrai que pour avoir le coup de cœur il m’a manqué ce petit frisson que j’aime retrouver dans mes lectures, ce truc qui me fait reprendre un livre au préalable reposé avec excitation. Mais il n’empêche que ce roman plaira sans aucun doute aux amateurs de ces lectures puissantes qui font réfléchir et qui remettent en cause sa perception de la vie.

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Contrairement à beaucoup de gens, j’ai eu la chance de recevoir ma lettre d’admission à Poudlard et j’ai obtenu mon diplôme de sorcellerie il y a quelques années déjà. Depuis, je me suis spécialisé dans l’étude de la littérature des moldus et je prend un grand plaisir à découvrir une nouvelle forme de magie : celle des mots.
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