Biohackers : les humains de demain

27/08/2020

Titre : Biohackers

Créée par : Christian Ditter

Avec : Luna Wedler, Jessica Schwarz, Thomas Prenn, ...

Format : 45 minutes

Diffusion : Netflix

Genre : Drame, thriller, science-fiction

Résumé : Mia est étudiante en médecine. Elle découvre l'utilisation de la technologie de pointe du bio-piratage au sein de son université. Lorsqu'une découverte révolutionnaire tombe entre de mauvaises mains, Mia doit décider de quel côté elle souhaite être.

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En termes de productions allemandes, on a su nous régaler avec l’emblématique série Netflix Dark, le très chouette film Isi et Ossi (également sur Netflix) mais aussi la plus discrète mais non moins intéressante série Babylone Berlin.

Et voici donc que débarque Biohackers avec un titre intriguant et un pitch original. Il ne m’en fallait naturellement pas plus pour plonger. Créée par Christian Ditter, à qui l’on doit Célibataire, Mode d’Emploi et Love, Rosie, cette nouvelle série se présente comme un thriller teinté de science-fiction, comme le suggère son titre puisque la science et son application actuelle et future sont au coeur de l’intrigue. 

La première scène suffit à piquer notre curiosité. De fait, le décor est celui d’un train bondé. Rien de plus normal a priori, jusqu’à ce que l’un des passagers s’effondre. L’on appelle un docteur et c’est là qu’apparaît notre personnage principal, Mia. La jeune femme indique qu’elle n’est qu’en première année de médecine avant de porter secours à la personne en arrêt cardiaque. Mais une seconde personne s’effondre, puis une troisième et une quatrième et ainsi de suite jusqu’à ce que l’ensemble des passagers, y compris les enfants, finisse par succomber à un étrange mal au grand désespoir de Mia, dépassée par les événements.

Alors que l’on se demande ce qui pouvait bien se passer dans ce train,  la série prend un tournant différent et se lance dans la double temporalité avec une analepse et nous voici en compagnie de la même Mia, deux semaines avant les faits, alors qu’elle entame sa première rentrée à l’école de médecine dans la très réputée Université de Fribourg.

Mia nous semble être une jeune étudiante débordante de vie et d’aspiration, à l’ardent désir de travailler aux côtés de la célèbre médecin Lorenz qui dispense également des cours à l’université.

On rencontre également les nouveaux colocataires de Mia, tous aussi extravagants les uns que les autres et presque tous mordus de science. L’on a presque l’impression d’être devant un teen/coming of age drame avec l’université comme trame de fond. Mais comment oublier cette entrée en matière qui tient plus du post-apocalyptique que du teen drama ? Et le moins que l’on puisse dire, c’est que Mia a des secrets. 

Malgré ce que l’on pourrait penser, il ne sera pourtant pas question de pandémie (et l’on aurait été en droit de le penser puisque la série, censée sortir en avril 2020, a été repoussée en raison du Covid 19 et des similitudes entre la première scène et le contexte mondial que l’on connaît).  En réalité, la science et, a fortiori, la biologie et son application sont au cœur de Biohackers. La série aborde des thématiques très précises, à commencer par l’éthique et la morale appliquées au domaine de la science et des modifications génétiques. Quel avenir pour l’homme alors que les découvertes génétiques bouleversent la conception du bien et de mal ? Jusqu’où peut-on aller pour la recherche et y a-t-il des limites à ne pas franchir ?

Outre ces considérations morales, la série présente un rythme cohérent qui nous tient en haleine. L’intrigue se déroule sans accrocs, les mystères se dévoilent petit à petit sans pour autant faire perdre en intensité le reste des épisodes qui, chemin faisant, nous donnent de plus en plus envie d’avoir le fin mot de cette histoire. Tous les éléments sont réunis pour faire de cette série une agréable surprise que l’on découvre avec un réel intérêt. Une petite réussite certes, mais une réussite quoi qu’il en soit ! 

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94s kid. Je vis d’art, d’astres et d’eau fraîche. Je suis, semble-t-il, attachée à la littérature, aux séries et aux langues (entre autres choses tout aussi folles). Je combats les caprices des mots sur le champ des idées coincées sur la langue. Je peux faire d’une série un long film de quatorze heures et la traduction, c’est sacré !
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