Fake News - L'art de la politique

18/08/2020

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Titre : Fake News

Auteur : Michèle Cotta & Robert Namias

Editions : J'ai lu

Prix : 8,00€

Parution : 10 juin 2020

Nombre de pages : 416 pages

Genre : Policier, thriller, politique

Résumé : Après une première année quasi sans fautes, le quinquennat de François Berlau, le plus jeune président de la République jamais élu, vire au cauchemar : des personnalités politiques sont assassinées, puis un énorme scandale concernant le financement de sa campagne le vise personnellement... S'agit-il de fake news ? Ce thriller de politique-fiction, avec ses multiples rebondissements, nous raconte une histoire trop imaginaire pour être totalement improbable. Et qui sonne comme une inquiétante mise en garde à l'heure de la guerre numérique.

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Il est compliqué de trouver comment correctement appréhender le roman de Michèle Cotta et Robert Namias. En effet, on n'y trouve guère de personnage principal, juste de multiples protagonistes qui se retrouvent chacun coincés dans un engrenage de plus en plus étouffant, fruit d'une incertitude envers nos responsables politiques qui ne fait qu'augmenter chaque jour au vu de certaines révélations récurrentes. C'est donc sur cette peur que se dresse le roman avec une tension qui ne va que crescendo, et ce malgré quelques décisions de narration qui surprennent.

Ainsi, la multiplication des regards soulignée plus tôt amène à une longue galerie de personnages qui, même s'ils sont reconnaissables par leurs différentes places, aurait pu provoquer une certaine confusion. Rien de tel pourtant tant cela se fait avec une fluidité aussi comparable que la gestion temporelle du récit, en particulier son large retour en arrière. Le tout est écrit avec une précision journalistique que l'on sent inspirée par le passé des auteurs, ayant chacun œuvré dans le métier à des places différentes, ce qui a dû leur donner ce regard assez large par rapport à un échiquier politique en perpétuel mouvement. On sent que le jeu de pouvoir alimente de nombreuses actions et que même la volonté des journalistes de tenir leurs concitoyens informés des malversations de nos représentants peut servir d'outil pour la destruction de la carrière de certains membres de la classe politique.

Dès lors, il devient dur à partir d'un moment de s'arrêter dans la lecture de Fake News tant il parvient assez bien à instaurer une interrogation permanente sur la véracité possible de son intrigue et surtout l'aboutissement de celle-ci. On aurait pu craindre un roman de Boomer par certaines de ses orientations mais on fait moins face à un avertissement (malgré les possibilités que l'on imagine derrière certains points) qu'à une fiction rondement menée qui nous oblige à terminer rapidement sa lecture par la gestion de sa narration. Dire que ce roman est réussi est donc loin d'être une fake news.

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