Le dernier dragon sur terre

26/08/2020

Titre : Le dernier dragon sur terre

Auteur : Eoin Colfer

Editions : Pygmalion

Prix : 21,90€

Parution : 26 août 2020

Nombre de pages : 400 pages

Genre : Fantastique

Résumé : Autrefois, il était connu sous le nom de Wyvern, Seigneur du Haut Feu, et son ombre terrifiait les masses. Aujourd'hui, il n'est que Vern, vautré dans le bayou où il se cache, matant Netflix non-stop en tee-shirt Flashdance et sifflant de la vodka à longueur de journée. Mais, contrairement aux autres membres de son espèce, il a survécu. Malheureusement, aucune quantité d'alcool ne peut combler son immense solitude. C'est alors que le hasard lui propose une alliance inattendue... Aboutira-t-elle à l'extinction de sa race ou au retour de ses jours de gloire ?

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Eoin Colfer est un nom qui pourra sembler familier à la plupart d’entre vous. Cet auteur irlandais est en effet celui qui a imaginé la saga « Artemis Fowl », récemment distribuée sur Disney+ et que l’auteur de ces lignes n’a pas osé regarder pour ne pas salir les bons souvenirs de sa lecture des différents tomes. Le voir passer sur un roman marqué plus adulte donnait donc largement envie, surtout quand on sait la façon dont il a su créer un univers mythologique de fantasy auparavant, et sa manière de revenir ici sur une confrontation entre monde à la réalité contemporaine et créatures de légende.

Ici, son dragon est une relique dépassée, une créature qui a perdu de son aura pour mieux se vautrer dans son repaire en attendant la fin, tout en profitant des conforts de la technologie.  La façon dont Colfer le dépeint parvient à être tout aussi mordante par l’humour qu’il dégage, n’hésitant pas à être vulgaire, et la tristesse d’une solitude qui ne peut mener qu’à la fin d’une époque à priori plus merveilleuse. Le romancier va alors faire valdinguer cela de façon assez crue, notamment par sa violence des plus graphiques et des plus divertissantes tout en étant lourde de conséquences.

Ce « Dernier dragon sur terre » parvient dès lors à mélanger les genres et les tons avec assez de plaisir pour le savourer durant cet été aussi chaud que les attaques multiples de Wyvern. Le résultat est amusant, par moments peut-être un poil trop vulgaire pour son propre bien, mais se lit sans déplaisir tant Colfer parvient à jongler avec les idées sans que celles-ci ne se contredisent. C’est donc une agréable découverte estivale que l’on vous recommande.

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Amoureux du cinéma, je suis belge, pas drôle et végétarien (dans cet ordre ^^). Le septième art est ma grande passion et j’adore parler films, qu’importe leurs styles.
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