Les Enfants des Feuillantines - Le Coup de Coeur de l'été

06/08/2020

Titre : Les Enfants des Feuillantines

Auteur : Célia Garino

Editions : Sarbacane

Prix : 17,00€

Parution : 27 mai 2020

Nombre de pages : 512 pages

Genre : Tranche de vie, YA

Résumé : Bienvenue aux Feuillantines.

Non, nous ne sommes pas dans le poème de Hugo. Nous sommes dans une maison normande, secouée par les vents et ballottée par les évènements de la vie tumultueuse de ses habitants : la famille Mortemer. L’aînée des Mortemer, c’est Désirée. Elle a vingt-quatre ans, et à sa charge ses six cousins et sa sœur.

Pourquoi ? Parce que sa mère et ses tantes sont trois folles exaltées qui ont abandonné la vie pendant que leur progéniture se débat dans cette maison où il y a : un perroquet malpoli, des voyages prévus en Lululitanie, des tunnels à creuser, un cochon, des additions ratées, un piano désaccordé, des épaves de bateau, un lapin mollasson, des amoureux perdus et retrouvés, une grand-mère…

Bref, aux Feuillantines il y a cette famille qui ne demande qu’à être aimée, et que toi, lecteur, lectrice, peut exaucer.

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Quand on est lecteur il y a les coups de cœur, les coups de cœur massifs et les coups de cœur où à la fin du livre, on est un peu perdu et un peu désespérés parce que continuer sans les personnages à nos côtés, c’est un peu comme être tout seul. Les Enfants des Feuillantines rentre pour moi complètement et à 100 % dans la dernière catégorie.

Je ne sais même pas trop par où commencer pour vous parler de l’histoire de roman et de ses multiples personnages tous plus terriblement attachants les uns que les autres. Comme on l’apprend dans le résumé du livre, on suit dans ce roman la famille Mortemer qui est tout – tout – sauf une famille comme les autres. Bien sûr, on pourrait argumenter qu’aucune famille n’est une famille comme les autres, mais chez les Mortemer, le quotidien ressemble à un fouillis extraordinaire dont on ne sait pas vraiment où il commence et où il finit. Ce qui est bien c’est que c’est parfaitement raccord avec la forme même du roman dont on ne sait pas trop non plus dire où il commence et où il s’arrête.

Je ne sais pas comment vous dire ça autrement : j’ai tout simplement adoré ce roman. La forme, le fond, la construction, le style, les personnages, … J’ai tout aimé. Tout.

Pour moi, ce roman entre dans la veine des romans comme Sauveur et Fils : ces romans qui proposent une telle galerie de personnages qu’ils deviennent immédiatement (ou pas) vos proches. Lire Les Enfants des Feuillantines, c’est un peu en devenir un soi-même, c’est un peu vivre sous le même toit que Daisy et tous les autres, c’est un peu chercher l’entrée du tunnel creusé par Callie et c’est un peu vivre une histoire hors du commun avec Zéphyr.

J’ai souvent plus de mal à expliquer pourquoi j’ai aimé un livre que pourquoi je ne l’ai pas aimé, mais là je dois bien avouer que c’est le pompon. Je ne sais absolument pas quoi vous dire à part de vous jeter sur ce livre. A part peut-être qu’en refermant le roman, je me suis subitement sentie très seule dans mon salon très calme, sans enfants et sans ados partout, sans cochon qui rumine dans un coin, sans pommes de terre qui cuisent sur le feu. Je rêve que l’auteure écrive un second tome pour pouvoir retrouver tous les personnages que j’aime tant et voir où ils en sont dans leur vie, mais ça ne me semblerait pas coller avec le concept même du roman. S’il est parfait c’est justement parce qu’il se termine et qu’il laisse place à l’incertitude sur l’après… Si vous n’avez rien à lire pour l’été, je vous en conjure, allez faire un tour aux Feuillantines.

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Passionnée de lecture et de cuisine, j’adore voyager main dans la main avec les héros d’un roman. J’ai toujours un livre dans mon sac et mon téléphone à la main. Mon éternel compagnon d’aventure dans toutes mes lectures ? Une grande tasse de thé fumante !
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