Taxonomie de l'Amour - Un roman réussi grâce à des personnages complexes

29/08/2020

Titre : Taxonomie de l'amour

Auteur : Rachael Allen

Editions : Bayard

Prix : 14,90€

Parution : 8 juillet 2020

Nombre de pages : 445 pages

Genre : Tranche de vie, YA

Résumé : « Chose à savoir sur Hope Birdsong, ma nouvelle voisine : je suis sûr à genre 80% qu’elle a des pouvoirs magiques. Elle fait peur à des brutes deux fois plus grandes qu’elle, elle aime grimper dans les arbres, ses cheveux sentent le chèvrefeuille en fleur, et elle ne se moque pas de mon syndrome de La Tourette.
Chose à savoir sur Hope Birdsong : elle ne sera jamais, jamais, JAMAIS amoureuse de moi. »

Il n’a fallu que quelques heures à Spencer pour arriver à ces conclusions.
Mais il y a aussi une chose à savoir sur lui : après avoir rencontré Hope Birdsong, sa vie ne sera plus jamais, jamais, JAMAIS la même.

.

Ces derniers temps j’ai constaté que je ne me dirigeais plus forcément vers mes lectures habituelles. Je vous en parlais déjà par ici, mais moi qui suis en général une lectrice quasi exclusive des littératures de l’imaginaire, ces derniers temps, je me suis plutôt tournée vers autre chose et notamment vers des lectures plus contemporaines, des petites romances young adult légères et des romans tout doux pour me vider un peu la tête. Pour quelqu’un qui passe son temps à dire qu’elle n’aime pas la romance, c’est presque l’hôpital qui se moque de la charité. C’est donc d’une de ces petites lectures de vacances que je vais vous parler aujourd’hui : Taxonomie de l’amour.

Tout d’abord, si vous êtes comme moi, vous ne savez pas ce que veut dire « taxonomie ». Pas d’inquiétude, ce n’est pas indispensable pour comprendre le livre, voire c’est expliqué au début du roman. Si vraiment ça vous démange, je vous le dis dès à présent : la taxonomie est la science des classifications. Ni plus, ni moins. Quel rapport avec le roman me direz-vous ? Eh bien simplement, notre personnage principal, Spencer, aime que les choses soient classées et bien organisées et il les hiérarchise dans sa tête à la manière de la taxonomie. Le petit clin d’oeil c’est que certains chapitres commencent par un petit classement taxonomique (?), non pas lié à la nature et au monde du vivant mais à la vie personnelle de Spencer, comme par exemple « Taxonomie des filles qui m’empêchent de me concentrer sur mes devoirs de maths » ou encore « Taxonomie des traitres ».

Ce roman, que l’on pourrait croire particulièrement léger à première vue, porte en lui des thématiques bien plus complexes qu’une simple amourette entre voisins. En effet, le roman est assez original dans sa forme puisque l’on suit les personnages sur cinq ans, des 13 aux 18 ans de Spencer. Cela laisse à l’auteure l’occasion de travailler sur l’évolution des personnages assez en profondeur et c’est vraiment particulièrement appréciable.

Autre aspect que j’ai trouvé plutôt original et intéressant, le fait que Spencer, notre personnage principal, soit atteint du syndrome de Gilles de La Tourette. Personnellement, je ne crois pas avoir déjà lu un livre dont le héros était atteint de ce syndrome et – plus important encore – je me suis rendu compte que j’en savais très peu sur cette maladie et sur son fonctionnement. J’ignore comment l’auteure s’est renseignée sur le sujet mais j’ai eu l’impression que ce qu’elle mettait en scène avait l’air très proche de ce que peut être le quotidien d’une personne atteinte par ce syndrome.

L’un dans l’autre, je suis ressortie de ce roman avec l’impression que tout y était juste. La place de la maladie dans la vie de Spencer, l’évolution des relations familiales, amicales et amoureuses à cet âge et les décisions (pas toujours bonnes) que l’on prend à l’adolescence. J’ai aimé ce roman parce que contrairement à ce que le résumé de la quatrième de couverture sous-entend, il ne s’agit pas d’une petite bluette sans importance. On y retrouve des personnages travaillés et complexes, qui n’évoluent pas forcément comme on l’aurait imaginé, la faute à la vie et aux épreuves parfois dramatiquement difficiles qu’elle nous réserve.

J’ai dévoré ce livre en quelques jours à peine et une fois encore la collection a bien trouvé son nom puisque ce roman est définitivement un page turner.

.

Passionnée de lecture et de cuisine, j’adore voyager main dans la main avec les héros d’un roman. J’ai toujours un livre dans mon sac et mon téléphone à la main. Mon éternel compagnon d’aventure dans toutes mes lectures ? Une grande tasse de thé fumante !
0 I like it
0 I don't like it

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *