The Lodge - Comme une sensation d'étouffement.

24/08/2020

Titre : The Lodge

Réalisateur : Severin Fiala & Veronika Franz

Avec : Riley Keough, Jaeden Martell, Lia McHugh, ...

Genre : Epouvante-horreur, drame

Durée : 1h53

Nationalité : Américain, britannique

Sortie : 15 juillet 2020 en VOD

Résumé : Une jeune femme et ses beaux-enfants, réticents à son égard, se retrouvent coincés et isolés dans le chalet familial. Le sombre passé de la belle-mère refait surface...

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Il y a de ces films qui nous étouffent directement, poussant le public dans ses retranchements et clairement, « The Lodge » en fait partie. Il suffit de voir l’ouverture pour être directement happé par sa cruauté ancrée dans un drame familial des plus crus. L’utilisation de plans fixes pour renfermer les protagonistes face aux événements du long-métrage n’est qu’un indice parmi d’autres pour mettre les spectateurs face à des thématiques qui ne peuvent qu’être destructrices en tous points. Et si beaucoup ont fait des comparaisons avec Ari Aster (notamment par l’usage d’une maison de poupées en miroir de la réalité), Severin Fiala et Veronika Franz sont loin de jouer à la simple copie facile pour mieux prendre au cou par leurs thématiques.

Les questions de foi sont omniprésentes dans le film, notamment par un rapport à la mort assez évident mais surtout une question d’un au-delà. Le concept d’une vie après la mort peut se révéler optimiste pourtant mais l’interrogation de sa conception et de sa nature permettent à Severin Fiala et Veronika Franz de pousser les personnages dans leurs recoins les plus obscurs moralement. Là où la religion devrait être source de réconfort et de réponses, elle ne procure que souffrance et destruction.

Sans trop dévoiler les tenants et aboutissants d’une œuvre que l’on recommande de découvrir vierge de toute information, la situation géographique de la grosse partie du récit permet, par son isolement, de mieux amener une confrontation sourde. La terreur y naît surtout par sa façon d’amener des situations de drames intimes dans un cadre propice à du conflit, le tout porté par des acteurs impeccables dans leur simplicité permettant de mieux croire à certains points précis du film.

En ce sens, c’est la force des destins dramatiques narrés par Severin Fiala et Veronika Franz qui rend « The Lodge » aussi douloureux à voir. La sécheresse de leur mise en scène nous pousse à nous sentir de plus en plus cloîtrés par la nature âpre et funèbre de cette œuvre qui ne nous lâche jamais, et ce même un bon moment après son générique de fin. Il faut dès lors être prêt à se confronter à un film aussi éprouvant et parlant de questions simples mais terrifiantes pour mieux apprécier ses remarquables qualités, effrayantes par leur nature humaine si reconnaissable. À vous de voir si vous comptez franchir le pas vers cette épreuve des plus angoissantes…

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Amoureux du cinéma, je suis belge, pas drôle et végétarien (dans cet ordre ^^). Le septième art est ma grande passion et j’adore parler films, qu’importe leurs styles.
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