Monstres et Compagnie

10/09/2020

Titre : Monstres et Compagnie

Réalisateur : Pete Docter, David Silverman & Lee Unkrich

Avec : Jacques Frantz, Eric Métayer, Dominique Collignon-Maurin, ...

Genre : Animation

Durée : 1h32

Nationalité : Américain

Sortie : 20 mars 2002

Résumé : Monstropolis est une petite ville peuplée de monstres dont la principale source d'énergie provient des cris des enfants. Monstres & Cie est la plus grande usine de traitement de cris de la ville. Grâce au nombre impressionnant de portes de placards dont dispose l'usine, une équipe de monstres d'élite pénètre dans le monde des humains pour terrifier durant la nuit les enfants et récolter leurs hurlements.
Le Terreur d'élite le plus réputé de Monstres & Cie s'appelle Jacques Sullivent, alias Sulli. C'est un monstre cornu de 2m40 de haut à la fourrure bleu-vert tachetée de violet. Une nuit, alors qu'il se trouve à l'"Etage de la Terreur", il s'aperçoit qu'une porte de placard n'a pas été fermée correctement. Pour vérifier que tout est en place, il l'ouvre, permettant sans le vouloir à Bouh, une petite fille, de pénétrer dans son monde.

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Nous avons déjà vanté à plusieurs reprises le travail des studios Pixar et à raison au vu des prouesses de leurs créations, avec toujours autant d’ambition artistique sans jamais nier leur puissance émotionnelle. On avait vanté la richesse de Wall-E et la réussite de « Monsters University » au-delà de la simple préquelle de Monstres et Compagnie. Cela tombe bien, il fallait bien revenir un jour sur le long-métrage de Pete Docter, David Silverman et Lee Unkrich tant cela reste un monument du cinéma d’animation grand public.

L’idée derrière le film est simple : dévoiler les monstres derrière les placards en les replaçant dans leur propre société. Cela permet entre autre d’amener des idées selon les différentes formes des créatures, qu’elles soient gigantesques ou minuscules, poilues ou gluantes, le tout avec une inventivité des plus réjouissantes. De quoi établir un portrait riche qui permet de créer des figures marquées… tout en dessinant derrière un contexte économique d’un pessimisme bien trop réaliste.

En effet, on se retrouve souvent à mettre de côté l’importance de la place de la crise énergétique dans la narration mais c’est celle-ci qui sous-tend toute l’avancée de l’intrigue. Confronté à un souci des plus dommageables pour la société des Monstres, la figure capitaliste (dissimulée derrière une forme paternelle, récurrence des studios Pixar) choisit la solution la plus destructrice et déshumanisante, bien aidée par un arriviste cherchant à perpétuer un même cycle. C’est pourtant l’anéantissement de ce schéma qui parvient à résoudre le souci, avec une idée tellement simple et belle que l’on vous laisse la (re)découvrir en revoyant le film.

Bien évidemment, Pixar oblige, le bouleversement émotionnel est toujours présent, surtout par la relation entre Sully, énorme nounours adorable, et Bouh, cette petite fille perdue dans ce monde de Monstres. Cette façon dont les deux se lient explose dans une conclusion toujours aussi bouleversante car bien acheminée par une écriture de personnages impeccable. Et si l’animation a un peu vieilli (normal pour un film qui va sur ses 20 ans), les idées visuelles restent omniprésentes. On pense ainsi à son superbe climax, merveilleuse poursuite tellement inventive qu’elle reste l’une des meilleures du genre dans le domaine des films grand public des années 2000.

Ce n’est pas que la nostalgie d’enfant qui nous pousse à trouver ce « Monstres et Compagnie » toujours aussi parfait mais également les yeux de jeunes adultes toujours aussi subjugués par la puissance de ce film et son abondance d’idées, le tout emballant un cœur sentimental qui continue encore et encore de battre avec la même force. Merci donc à Pixar d’être derrière autant de chefs d’œuvres intemporels, prêts à émouvoir encore de nombreuses générations.

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Amoureux du cinéma, je suis belge, pas drôle et végétarien (dans cet ordre ^^). Le septième art est ma grande passion et j’adore parler films, qu’importe leurs styles.
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