Dans l'Ombre de Paris - Coup de cœur même à la relecture !

28/10/2020

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Titre : Dans l'Ombre de Paris

Auteur : Morgan of Glencoe

Editions : ActuSF

Prix : 17,90€

Parution : 20 septembre 2019

Nombre de pages : 435 pages

Genre : Fantasy

Résumé : Depuis des siècles, les humains traitent les fées, dont ils redoutent les pouvoirs, comme des animaux dangereux. Lorsque la princesse Yuri reçoit ,une lettre de son père lui enjoignant de quitter le Japon pour le rejoindre, elle s'empresse d'obéir. Mais à son arrivée, elle découvre avec stupeur qu'elle a été promise à l'héritier du trône de France ! Dès lors, sa vie semble toute tracée... jusqu'à ce qu'une femme lui propose un choix : rester et devenir ce que la société attend d'elle ou partir avec cette seule promesse : "on vous trouvera, et on vous aidera." Et si ce "on" était la dernière personne que Yuri pouvait imaginer ?

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Je ne pense pas avoir déjà parlé par ici de mes relectures. En général j’essaye plutôt de partager mes impressions pour les ouvrages que je découvre parce que je me dis que ça a certainement plus de sens. Pourtant je suis de celles qui relisent leurs livres. Eh oui ! Alors que le monde (et ma pile de livres à lire) regorge de livres plus passionnants et alléchants les uns que les autres, moi je relis mes livres. Que voulez-vous, quand j’ai découvert des univers ou des personnages qui m’ont transporté je ne peux pas m’empêcher d’aller les visiter de temps à autres. En général, je laisse passer plusieurs années entre une lecture et une relecture (voire entre deux relectures), tout simplement pour avoir un peu le temps d’oublier certains détails et de me laisser une chance d’être à nouveau surprise. Aujourd’hui, cependant, je vais vous parler d’une lecture et d’une relecture qui se sont faites à même pas une année d’écart et pourquoi j’ai tellement aimé ce livre que je pourrais encore le relire là à peine une semaine après l’avoir déjà relu : Dans l’Ombre de Paris.

On parle souvent de coup de cœur littéraire, pour ma part j’en ai plusieurs par an. Pour le coup ce livre n’est pas tellement pour moi un coup de coeur littéraire qu’un coup de foudre littéraire si vous voyez ce que je veux dire. Cela faisait vraiment longtemps que je ne m’étais pas sentie aussi investie dans un roman, dans ses personnages, dans l’intrigue et dans les enjeux que pour ce roman. J’ai tenu un an avant de le relire et je crois que je l’ai encore plus apprécié la deuxième fois, alors même que je savais déjà ce qui allait arriver.

Morgan of Glencoe nous propose dans ce roman une galerie de personnages hauts en couleurs, terriblement attachants et auxquels il est extrêmement aisé de s’attacher. Je dirais même que c’est pire que ça, puisque lors de mes deux lectures, j’ai refermé ce livre en me sentant désespérément seule, comme en ayant perdu des amis chers à mon coeur ou en sachant que je n’allais pas les revoir avant un long moment. Moi qui aime les narrations character driven, on peut dire que là j’ai été servie. Les personnages sont nombreux (très) et on sent que l’autrice a vraiment voulu nous donner un sentiment de réel en n’évoquant pas seulement les personnages principaux ou secondaires mais en nommant et en donnant du corps à tout une flopée de personnages qui n’interviennent pas (ou pas encore ?) dans le récit.

Ces personnages contribuent à enrichir diablement l’univers que Morgan of Glencoe nous propose – univers qui était déjà tellement riche au départ. On est en effet confronté à une société patriarcale extrêmement à cheval sur les règles et où il est primordial que chacun reste à la place qui lui a été attribuée – notamment dans le cas des femmes. Car dans le monde proposé par l’autrice, la société s’est construite autour de femmes silencieuses, obéissantes et décoratives. Rajoutons à cela que l’univers alternatif qui nous est montré dans L’Ombre de Paris n’est pas seulement peuplé d’humains mais aussi d’autres espèces plus exotiques telles que des fées liées aux éléments (ombre, feu, eau, air et terre). Naturellement, les fées sont considérées par l’intégralité de l’humanité ou presque comme des animaux dangereux qu’il faut sinon éradiquer au moins réduire en esclavage afin de s’assurer une certaine tranquillité. Toute l’humanité ? Non, une petite nation d’irréductibles… oups ! Vous avez bien compris l’idée : l’une des nations porte sur le monde un regard différent – créant ainsi de fortes tensions politiques entre les pays.

Pour moi, le tour de force de Morgan of Glencoe, c’est d’avoir proposé non seulement un univers riche, mais d’avoir réussi en plus à le peupler de personnages attachants (ou tout du moins intéressants), d’y avoir insufflé des enjeux forts et – par-dessus le marché – d’avoir bâti tout ça sur une histoire politique qui tient plutôt très bien la route. À partir de là, je ne sais pas ce qu’il vous faut de plus, pour ma part j’ai foncé et adoré aussi bien la première que la deuxième fois. Et je sais d’avance que la troisième fois ne sera pas en reste !

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