La maison dans laquelle de Mariam Petrosyan

01/10/2020

Titre : La maison dans laquelle

Auteur : Mariam Petrosyan

Editions : Monsieur Toussaint Louverture

Prix : 15,50 €

Parution : 17 septembre 2020

Nombre de pages : 1088 pages

Genre : Drame

Résumé : Dans la Maison, vous allez perdre vos repères, votre nom et votre vie d’avant. Dans la Maison, vous vous ferez des amis, vous vous ferez des ennemis. Dans la Maison, vous mènerez des combats, vous perdrez des guerres. Dans la Maison, vous connaîtrez l’amour, vous connaîtrez la peur, vous découvrirez des endroits dont vous ne soupçonniez pas l’existence, et même quand vous serez seul, ça ne sera jamais vraiment le cas. Dans la Maison, aucun mur ne peut vous arrêter, le temps ne s’écoule pas toujours comme il le devrait, et la Loi y est impitoyable. Dans la Maison, vous atteindrez vos dix-huit ans transformé à jamais et effrayé à l’idée de devoir la quitter.

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Il y a de ces romans fleuves qu’on ne sait pas réellement par quel bout prendre une fois leur lecture terminée et clairement, c’est le cas de cette fameuse « Maison dans laquelle ». C’est bien simple : on a beau avoir passé 1070 pages à l’intérieur, on n’est pas sûr de ce que l’on peut réellement dire dessus. C’est une sorte de moment d’ailleurs que nous propose Mariam Petrosyan, celui dans un microcosme où se lient les destinées de jeunes brisés dans tous les sens du terme et obligés de faire face à l’âge adulte.

À la manière des résidents laissant leur identité pour des surnoms, une promesse se crée entre la personne pénétrant dans « La maison dans laquelle » et cette dernière : celle d’un récit étiré, où le temps n’a plus vraiment cours et où l’habitation titre constitue un personnage à part entière, témoin des trajectoires de ses habitants. Décrire son contenu serait vain tant on aura beau se créer des attentes, notamment par les retours élogieux que connaît le roman, rien ne permet vraiment de statuer sur ce livre et le voyage qu’il propose. Bien évidemment, il y a un récit mais celui-ci se dilue par la multiplicité des regards que l’on contemple tel l’un des nombreux fantômes qui ont traversé et continuent de traverser cette maison.

Ici, chacun se trouve un chemin par le biais des autres habitants et de leur fonctionnement à part des règles de cette résidence. Les habitants s’y développent par leur nature unique mais également leur rapprochement des autres et ce avec une cruauté qui n’hésite pas à surgir de façon à se rendre plus brutale encore. Le monde qui y transparaît, à l’opposé d’un Extérieur mythifié et terrifiant, devient alors des plus vivants, hôte de souvenirs doux ou violents mais dont l’amertume transpire au fur et à mesure des pages qui se tournent.

C’est donc le cœur lourd que l’on ressort de cette maison, avec la sensation qu’y retourner ne sera que plus douloureux encore face à l’expérience assez particulière du voyage proposé par Mariam Petrosyan. Clôturons juste cette critique en disant que rentrer dans « La maison dans laquelle », c’est accepter de souffrir, de ne pas être pris par la main et de devoir faire face à un roman qui n’hésite pas à prendre de nombreuses directions, jusqu’à ce que la dernière page se tourne avec une certaine détresse qui nous laisse désemparé, triste de ne jamais réellement savoir revivre ce qui fut mais heureux d’avoir assisté à ce qui a été.

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Amoureux du cinéma, je suis belge, pas drôle et végétarien (dans cet ordre ^^). Le septième art est ma grande passion et j’adore parler films, qu’importe leurs styles.
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