L.A. Story de James Frey

04/11/2020

Titre : L.A. Story

Auteur : James Frey

Editions : J'ai Lu

Prix : 8,90 €

Parution : Août 2020

Nombre de pages : 702 pages

Genre : Drame

Résumé : Les trottoirs de Hollywood Boulevard, Melrose Place ou Mulholland Drive résonnent d'une foule de visages anonymes venus rêver d'une vie meilleure. Parmi eux, Maddie et Dylan, un jeune couple en fuite, Old Joe, le clochard de Venice Beach, ou encore Esperanza, cette jeune et brillante Mexicaine qui, d'humiliation en humiliation, voit s'éloigner ses espérances. Tous croient en la puissance de la Cité des Anges - ville du crime, du showbiz et de la mafia. Et tous se cognent contre les murs. Car dans cette odyssée urbaine, Los Angeles n'a que faire du rêve américain.

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Qu’est-ce qui constitue une ville ? Est-ce que ce sont ses bâtiments, son style de construction et tout ce qui fait son agencement structurel ? Serait-ce plutôt tout ce à quoi on la relie, ses monuments principaux, ses outils d’attraction ? Ou bien cela viendrait de ses habitants, tous les fantômes des ruelles composant la cité et qui errent en son sein pour la marquer, qu’importe si c’est à une échelle grande ou restreinte ? Un peu tout cela, semble dire James Frey avec son « L. A. Story ».

Si l’on a déjà pu dire et redire d’œuvres se concentrant sur des lieux géographiques spécifiques que ceux-ci constituent des personnages à part entière, nous parlerons de Los Angeles plus en tant que témoin des destins narrés par le roman, fourmis au milieu d’un microcosme citadin aux mille visages. On sent dès lors dans cette même logique une multiplication des tons, par instants légers, d’autres plus graves, comme si cette mosaïque de portraits se devait de mieux illustrer la beauté tragique de chaque destin avec autant de douceur que de cruauté.

Il est évident que le style risque d’en désabuser certains, notamment dans les moments d’énumération de James Frey. On sent que l’auteur se plaît à partir dans certains faits entourant la ville, de raconter de près ou de loin la tristesse qui entoure la plupart des destins liés à la ville, en parlant sur un ton désabusé par exemple des artistes en devenir qui ne font que subsister à la quête d’un rêve inatteignable. C’est comme s’il désirait par instants regarder de loin certains profils dont la répétition dramatique de leur existence les rend interchangeables avant de revenir ausculter au microscope ses personnages bien plus intéressants par leurs failles.

On ressort de ce voyage avec autant de joie et de tristesse selon notre rapport pour nos héros. « L.A. Story » dégage une forme de gigantisme qui n’annihile jamais son amour pour l’humain, et ce jusqu’au bout d’un récit aux chapitres aussi courts que la totalité est d’une grandeur littéraire surprenante et passionnante.

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Amoureux du cinéma, je suis belge, pas drôle et végétarien (dans cet ordre ^^). Le septième art est ma grande passion et j’adore parler films, qu’importe leurs styles.
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