Les Monstres - Le retour tant attendu de Maud Mayeras !

29/11/2020

Titre : Les Monstres

Auteur : Maud Mayeras

Editions : Anne Carrière

Prix : 19,00 €

Parution : 2 octobre 2020

Nombre de pages : 300 pages

Genre : Thriller

Résumé : Ils vivent dans un « terrier ». Les enfants, la mère. Protégés de la lumière du jour qu’ils redoutent. Sales et affamés, ils survivent grâce à l’amour qui les réchauffe et surtout grâce à Aleph, l’immense, le père, qui les ravitaille, les éduquent et les préparent patiemment au jour où ils pourront sortir. Parce que dehors, il y a des humains. Parce qu‘eux sont des monstres, et que tant qu’ils ne seront pas assez forts pour les affronter, ils n’ont aucune chance.
Mais un jour Aleph ne revient pas, un jour les humais prédateurs viennent cogner à leur porte. Alors, prêts ou pas, il va falloir faire front, sortir, survivre.
Pendant ce temps, dans une chambre d’hôpital, un homme reprend conscience. Une catastrophe naturelle sème la panique dans la région. La police, tous les secours sont sur les dents. Dans ce chaos, l’homme ne connait qu’une urgence : regagner au plus vite la maison où on l’attend.

.

Maud Mayeras est une auteure très appréciée dans le milieu du thriller/roman noir, notamment pour la qualité de ses livres qui sortent au compte-gouttes (tous les cinq ans environ). Sur les quatre romans qui composent sa bibliographie, j’en ai lu deux (Reflex et Les Monstres donc), et je dois reconnaître qu’on retrouve dès les premières pages son univers si singulier, à la noirceur inégalable. Néanmoins, si j’ai beaucoup aimé Reflex malgré sa construction lente (qui s’achève en apothéose), j’ai eu plus de mal avec Les Monstres… Je remercie toutefois la maison d’édition pour son envoi. 

Comme je viens de le dire, je ne peux que saluer Maud Mayeras pour la qualité constante de ses histoires et son style impeccable. Il n’y a pas beaucoup d’auteurs francophones qui possèdent en effet un univers aussi marqué tout en restant discrets et humbles. 

Lorsque j’ai commencé Les Monstres, je n’ai pas pu m’empêcher de le comparer à Reflex, pas tant au niveau des intrigues (complètement différentes) mais des émotions que celles-ci me procuraient. Et je dois avouer que j’ai eu un peu de mal à adhérer à l’histoire proposée ici. On remarque tout de suite la maturité dans l’écriture, la maîtrise du rythme, le style… mais il m’a manqué du suspense pour me tenir en haleine. J’ai en effet trouvé le récit assez linéaire et finalement peu surprenant, bien que certaines révélations m’aient pris de court. Il n’empêche que je n’ai jamais été choqué, alors que je m’attendais fortement à l’être. 

Maud Mayeras étant cependant une auteure complète, ses romans ne tiennent pas uniquement sur une intrigue, des rebondissements et des twists qui nous surprennent sur le coup mais s’effacent de notre mémoire avec le temps, mais également sur ses personnages. Et alors en l’occurence, quelle palette de personnages ! Tous les protagonistes sont complexes, tous ont une psychologie finement étudiée et tous m’ont étonné à un moment ou l’autre de l’histoire. Même si le roman ne fait que 300 pages, je me suis attaché à eux et j’ai souffert à mesure que leur calvaire s’intensifiait. Comme à son habitude, Maud Mayeras aborde, parmi tant d’autres, la thématique de la maternité sous un angle très noir, voire tabou, à l’opposé de la vision idyllique que l’on se fait parfois du cercle familial. 

J’évite volontairement de parler de l’intrigue car le spoil pourrait très vite arriver, mais je ne doute pas qu’elle saura convaincre les inconditionnels de l’auteure. Si toutefois vous ne la connaissez pas encore, Les Monstres vous donnera un avant-goût de cet univers très sombre qui la caractérise. Pour tout vous dire je suis content d’avoir encore Hématome et Lux sous le coude car j’ai bien peur qu’il faudra à nouveau s’armer de patience en attendant la sortie du prochain Mayeras…

.

Contrairement à beaucoup de gens, j’ai eu la chance de recevoir ma lettre d’admission à Poudlard et j’ai obtenu mon diplôme de sorcellerie il y a quelques années déjà. Depuis, je me suis spécialisé dans l’étude de la littérature des moldus et je prend un grand plaisir à découvrir une nouvelle forme de magie : celle des mots.
0 I like it
0 I don't like it

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *