Quand je suis toi et tu es moi - Une version littéraire et moderne de Freaky Friday

17/11/2020

Titre : Quand je suis toi et tu es moi

Auteur : Preston Norton

Editions : De La Martinière Jeunesse

Prix : 18,00 €

Parution : 27 août 2020

Nombre de pages : 416 pages

Genre : Contemporain

Résumé : Ezra Darvent est un garçon tourmenté et insomniaque qui passe ses nuits à interroger sa place dans l'univers et ses journées à penser à Imogen, une fille énigmatique qu'il rêve d'inviter au bal du lycée.

Mais comment approcher Imogen quand la meilleure amie de celle-ci, Wynonna, s'obstine à ridiculiser chacune de ses tentatives ?

Un soir d'éclipse totale de soleil, pourtant, l'impensable se produit : Ezra se retrouve dans le corps de Wynonna et Wynonna dans celui d'Ezra.

La fille devient garçon et le garçon devient fille.

Et si c'était l'occasion pour chacun d'eux de découvrir enfin qui iel est vraiment ?

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Le résumé de ce roman m’a évidemment fait penser à Freaky Friday avec Jamie Lee Curtis et Lindsay Lohan, devenu incontournable et dont, à titre personnel, je ne me lasse pas. Je pense d’ailleurs qu’il s’agit d’un procédé narratif tellement associé au film culte que peu de gens se sont depuis risqués à le reproduire, que ce soit dans la littérature ou au cinéma (en tout cas pas à ma connaissance). J’étais donc très curieux à l’idée de découvrir cette histoire qui m’a étonné par sa maturité tout en étant drôle et sarcastique. Je remercie par conséquent les éditions De La Martinière Jeunesse pour leur envoi. 

Le début de ce roman assez feel good et léger nous introduit Ezra et Wynonna, deux jeunes lycéens qui ne s’apprécient pas vraiment. L’un est tombé sous le charme de la meilleure amie de l’autre qui, quant à elle, ne cesse de lui mettre des bâtons dans les roues. Un soir d’éclipse solaire, tous les deux vont échanger de corps et se retrouver dans la vie de l’autre, une occasion rêvée (ou pas) de se découvrir autrement. 

Si la première moitié du roman est comme je le disais assez légère et peu originale, la suite se révèle bien plus intéressante car on y aborde une panoplie de thématiques très actuelles mais étudiées d’un angle différent de ce qu’on voit habituellement. L’auteur pose notamment des questions sur le genre, l’identité sexuelle, les relations sociales et les interactions hommes/femmes. L’intrigue est intelligemment construite, au point où on finit par oublier la touche de fantastique qui n’est pourtant pas des moindres. 

Au fil de l’histoire, on s’attache autant aux deux protagonistes principaux qu’aux secondaires. Ils semblent tous avoir leur propre histoire à raconter et je ne serais pas étonné si l’auteur décidait d’en faire des spin-off dans les années à venir. 
L’humour est également omniprésent, il rend d’ailleurs beaucoup de situations cocasses et délicates très drôles, même si cela n’empêche pas Preston Norton de passer quelques messages essentiels, surtout dans le monde actuel. 

En somme, j’ai adoré ma lecture plutôt déstabilisante au premier abord mais qui s’est vite révélée prenante et bien pensée. Elle m’a d’ailleurs rappelé les écrits de John Green, Adam Silvera ou encore David Levithan avec, en plus, cette touche de fantastique bienvenue et intelligemment utilisée. Un très beau roman que je recommande à tous ceux qui s’intéressent aux questions du genre, à l’identité sexuelle et aux relations que les hommes entretiennent avec les femmes.

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Contrairement à beaucoup de gens, j’ai eu la chance de recevoir ma lettre d’admission à Poudlard et j’ai obtenu mon diplôme de sorcellerie il y a quelques années déjà. Depuis, je me suis spécialisé dans l’étude de la littérature des moldus et je prend un grand plaisir à découvrir une nouvelle forme de magie : celle des mots.
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