La mécanique du diable de Philip Pullman

22/12/2020

Titre : La mécanique du diable

Auteur : Philip Pullman

Editions : Flammarion Jeunesse

Prix : 12,90 €

Parution : 14 octobre 2020

Nombre de pages : 119 pages

Genre : Conte

Résumé : Par une nuit glaciale, dans une petite ville d'Allemagne, Karl l'apprenti horloger rumine son malheur. Il doit présenter le lendemain le nouvel automate de la grande horloge. Mais il n'a rien fait. L'inquiétant docteur Kalmenius arrive alors pour l'aider. Désespéré, Karl accepte. La mécanique est enclenchée, c'est le début d'une abominable nuit...Le pacte est scellé, impossible de faire marche arrière..

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« La mécanique du diable », c’est l’une de ces lectures qui paraît courte, trop courte même au premier regard. Pourtant, en à peine plus d’une centaine de pages, le créateur d’« À la croisée des mondes » parvient à rédiger un récit proche du conte de façon à ce que sa lecture en soit intéressante, n’en déplaise à la durée de celle-ci. En effet, on va de façon directe dans les différents points du récit avec une gamme d’idées qui parviennent à fonctionner pour épaissir le contexte historique derrière le roman. On pense ainsi à l’idée d’un personnage narrateur, jouant sur une forme méta textuelle par rapport à la nature de l’histoire mais sans que cela ne paraisse trop lourdingue ou grinçant pour nous en faire sortir.

Si l’on ne peut juger un livre à sa couverture, celle (jolie) proposée par « La mécanique du diable » annonce des extraits visuels accompagnant l’intrigue pour mieux suivre le cours de notre lecture. Certains cadres parviennent, comme mentionné plus haut, à rajouter dans l’explicatif, tombant par instants dans le trop surligné, mais amenant un peu plus à l’intrigue. On pense aussi à certaines récurrences comme les engrenages que va faire fonctionner le docteur Kalmenius en dépit de certains. Il y a donc de quoi offrir des visuels aussi agréables que la lecture qu’ils accompagnent dans cette édition fournie par Flammarion Jeunesse.

Si « La mécanique du diable » risque de frustrer certaines personnes par sa nature courte, on a quand même de quoi passer un bon moment dans un conte doté de plusieurs idées, que ce soit dans l’accompagnement visuel ou narratif, et parvenant à faire de ces 116 pages un moment des plus sympathiques, bien aidé par le talent de Philip Pullman. Le public jeune auquel il est destiné devrait passer un excellent moment mais il serait malhonnête de notre part de dire que ce ne fut pas le cas de notre côté. De quoi se faire une bonne pause lecture avec une histoire directe, jouant de sa structure et nature pour bien captiver son audience.

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Amoureux du cinéma, je suis belge, pas drôle et végétarien (dans cet ordre ^^). Le septième art est ma grande passion et j’adore parler films, qu’importe leurs styles.
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