Love, Creekwood - La fin d'une saga ?

06/12/2020

Titre : Love, Creekwood

Auteur : Becky Albertalli

Editions : Hachette Jeunesse

Prix : 14,90 €

Parution : 30 septembre 2020

Nombre de pages : 144 pages

Genre : Romance / Contemporain

Résumé : Voilà plus d’un an que Simon et Blue sont passés du flirt anonyme en ligne à la relation IRL, et quelques mois à peine se sont écoulés depuis ce sacré bal de terminale qu’Abby et Leah ne sont pas près d’oublier. À présent éparpillée dans différentes facs de la côte est, la petite bande de Creekwood doit apprendre à naviguer entre amitié et romance, en renouant avec le médium par lequel tout a commencé : l’e-mail.

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Si vous êtes un grand adepte de la littérature Young Adult, vous n’êtes sans doute pas passé à côté de Moi, Simon, 16 ans, Homo Sapiens, plus connu sous le titre Love, Simon, publié en 2015 et adapté au cinéma en 2017. Pour ma part, j’ai découvert le roman après avoir vu le film (que j’ai, pour une fois, trouvé meilleur que le livre) et je suis immédiatement tombé amoureux de la plume de Becky Albertalli et de ses personnages. Par la suite je me suis plongé dans Leah à contretemps, un spin-off de cette « saga » se situant dans le monde de Simon, que j’avais également beaucoup aimé. Mais alors que l’auteure avait dit en avoir terminé avec les personnages de Creekwood, plus tôt cette année on a appris la publication d’une novella qui semble mettre un point final (définitif ?) à l’histoire de Simon et de ses amis. J’étais très curieux de découvrir ce que Becky Albertalli allait bien pouvoir proposer ici et avoir des nouvelles des protagonistes qui ont tous quitté leur ville natale direction l’université. Je remercie donc les éditions Hachette Jeunesse pour leur envoi. 

Je ne vais pas vraiment aborder l’intrigue dans cette chronique. D’une part parce qu’il n’y en a pas véritablement, et d’autre part parce que je ne veux pas dévoiler le peu que certains lecteurs aimeraient découvrir par eux-mêmes. Sachez toutefois que l’auteure nous offre un condensé de ce qui se passe au cours de la première année à l’université de Simon et de ses amis à travers un format singulier : l’email. Toute la novella est en effet composée d’emails que s’échangent les membres de la bande maintenant qu’ils sont loin les uns des autres. Alors oui cette forme narrative peut sembler bizarre à l’ère d’Instagram et de Whatsapp, mais ceux qui ont lu/vu Love, Simon savent que l’histoire entre Jacques et Blue a commencé avec un simple email. Becky Albertalli plonge ainsi son lecteur dans une espèce de douce nostalgie où tout n’est que guimauve et paillettes.

Est-ce que cette novella est indispensable à la saga ? Non. Est-ce que les fans vont l’adorer ? Oui ! Certes c’est niais, parfois maladroit, un peu creux aussi, mais c’est surtout une grande bouffée d’air frais qui fait du bien. On passe un moment léger et rempli de bons sentiments, en levant parfois les yeux au ciel mais tout en gardant un grand sourire béat accroché sur le visage. Et puis, en plus de faire plaisir à ses lecteurs, l’auteure a décidé de reverser toute son avance pour ce livre à des associations venant en aide à la communauté LGBTQ+. En achetant ce livre, vous soutenez donc, en quelque sorte, une bonne cause.

Pour terminer je dirais que si vous choisissez de ne pas lire Love, Creekwood, vous ne raterez pas grand-chose. En revanche, si vous faites partie de la fanbase de Simon, il serait dommage de passer à côté de cette conclusion qui vous fera, je n’en doute pas, un grand bien au moral ! 

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Contrairement à beaucoup de gens, j’ai eu la chance de recevoir ma lettre d’admission à Poudlard et j’ai obtenu mon diplôme de sorcellerie il y a quelques années déjà. Depuis, je me suis spécialisé dans l’étude de la littérature des moldus et je prend un grand plaisir à découvrir une nouvelle forme de magie : celle des mots.
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