Mon vieux de Bruno Lonchampt

26/12/2020

Titre : Mon vieux

Auteur : Bruno Lonchampt

Editions : Sarbacane

Prix : 16,00 €

Parution : 4 novembre 2020

Nombre de pages : 176 pages

Genre : Policier, Comédie, Drame

Résumé : Si le juge pour enfants a expédié Marek, petit paumé des quartiers, dans une maison de retraite pour y effectuer des travaux d'intérêt général suite à sa dernière bêtise en date, c'est qu'il croit sincèrement en la valeur éducative de cette peine. Comment aurait-il pu se douter que le gamin y rencontrerait Raymond, ancien gangster octogénaire en manque d'adrénaline, et qu'ils s'entraîneraient mutuellement dans une embrouille défiant les lois de la pesanteur ? Malheureusement, ce qui ne devait être qu'une petite virée pour déterrer le butin d'un braquage enfoui depuis des lustres se transforme vite en affrontement entre jeunes loups des cités et vieux truands cabossés !

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Le roman de Bruno Lonchampt ne perd pas de temps dans sa narration, à l’image de sa taille de 176 pages. Il va vite, très vite. Trop vite ? Non, bien heureusement pour nous. Il faut bien avouer qu’on se demande par moments s’il parviendra à trouver son rythme de croisière, comme lors de certains espacements temporels. Mais pourtant, en y réfléchissant après lecture, jamais « Mon vieux » n’a semblé trop étiré ou trop replié sur soi pour fonctionner. Bien au contraire au vu des sensations de lecture agréables qu’il nous laisse après coup.

L’aspect stylistique commence vers quelque chose de plus ancré dans l’amusement et fait d’ailleurs craindre au rigolard trop criard pour aller au bout de ses promesses. Néanmoins, la relation entre Marek et Raymond devrait rassurer les craintes à ce propos tant on parvient à y trouver une certaine émotion, l’ancien brigand se retrouvant dans ce jeune qui veut protéger sa famille d’une grosse bévue avec une figure dangereuse. On sent poindre des moments plus doux qui font de sa conclusion une résolution étonnamment touchante et à la violence si rapide qu’elle nous laisse assez surpris par sa façon de traiter certains protagonistes.

« Mon vieux » aurait pu n’être qu’une vaine copie d’un style Tarantinesque ou vaudevillesque, mais il en sort une certaine émotion qui parvient à sortir de l’amusement procuré par cette rencontre entre vieux gangster qui essaie de profiter de son magot et jeune confronté à la criminalité. On sourit assez souvent pour ne pas voir passer les 176 pages et être surpris par l’efficacité de certains chapitres (comme un flash-back) ainsi que la relation qui se dessine entre nos deux personnages principaux et qui se reflète dans chacun. De quoi passer un bon (mais peut-être un poil trop court) moment de lecture.

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Amoureux du cinéma, je suis belge, pas drôle et végétarien (dans cet ordre ^^). Le septième art est ma grande passion et j’adore parler films, qu’importe leurs styles.
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