La mer et au-delà de Yann Queffélec

01/01/2021

Titre : La mer et au-delà

Auteur : Yann Queffélec

Editions : Calmann-Lévy

Prix : 18,50 €

Parution : 21 octobre 2020

Nombre de pages : 216 pages

Genre : Drame

Résumé : Elle était qui pour moi ? Ni mon amante ni mon amie, plutôt ma soeur d’affinités.
Les mêmes démons nous tourmentaient : la famille, la société, la mer, une envie folle de partir loin, elle sur ces voiliers que j’aime tant, mon premier job, et moi de par les mots sans limites qu’elle chérissait comme des voiliers.

Qui a tué Florence Arthaud le 9 mars 2015 ? Ses démons ? L’alcool ? La misogynie des puissants ? Le hasard d’un accident aérien dans le ciel d’Argentine ? Saura-t-on jamais les secrets de cette Antigone indomptée qui partait en mer défier la chance et les hommes.

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Le livre de Yann Queffélec fait penser à une forme de spiritisme littéraire. Le romancier fait ainsi planer tout au long de cet ouvrage un fantôme, celui de Florence Arthaud. Les 242 pages tentent alors de ranimer cette femme que l’on découvre par des souvenirs qui s’entremêlent, une évocation qui passe par un retour sur une existence des plus passionnantes par son rapport à la mer.

Le flot des vagues semble ainsi rythmer le cœur de Florence Arthaud, comme un besoin aussi essentiel que respirer. Les promesses des bateaux et de leur destination invoquent un espoir rayonnant durant tout le livre, même quand la lumière qui s’en dégage se fait plus légère, s’orientant vers une fin d’existence tragique. On craint par moments l’exercice de style creux mais pourtant, Yann Queffélec parvient à trouver le bon équilibre dans sa manière de ramener la vie à une personne par le biais de ses souvenirs et des émanations de son existence. On ressent cette quête d’affirmation dans un univers misogyne (à peu près comme tous les systèmes bien trop institutionnalisés) et le besoin de l’auteur de rallumer cette flamme de vie par le biais des écrits.

En soi, plonger dans « La mer et au-delà », c’est aller au plus profond d’une existence, dans les luttes de celle-ci et tout ce qui se retrouve invoqué au moment de prononcer le nom de la personne disparue. On pourrait parler de résurrection dans le cadre de Florence Arthaud tant l’auteur fait tout pour ramener à la lumière tout ce qui fait d’elle un être aussi passionnant. On ressent tant d’émotion dans le style de Yann Queffélec pour raviver tant de choses si personnelles dans la vie de Florence que l’on ne peut que se retrouver en plein désarroi par la fin tragique qu’elle a connue. Lire « La mer et au-delà » parvient alors à ranimer toute une vie par le biais de quelques pages aussi bien remplies que son existence…

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Amoureux du cinéma, je suis belge, pas drôle et végétarien (dans cet ordre ^^). Le septième art est ma grande passion et j’adore parler films, qu’importe leurs styles.
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