Les Dragons de l'Impératrice - Vous avez dit "Mulan" ?

30/01/2021

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Titre : Les Dragons de l'Impératrice

Auteur : Alice Sola

Editions : Magic Mirror

Prix : 19,50€

Parution : 16 mars 2020

Nombre de pages : 388 pages

Genre : Fantasy

Résumé : Au coeur de la cité impériale, entre les paravents, les ombrelles et les codes des nobles darnes, rôde un murmure, prémisse d'une terreur sans nom. La Princesse Turandot cache le monstre qui l'habite dans le sang et la cruauté tandis que l'empereur, son père, détourne le regard Dans l'ombre, l'avènement du démon approche. Les chemins de trois héros vont s'entremêler et croiser celui de la Princesse Cruelle. Destinée, chance ou malédiction ? Hua Mulan, qui dissimule sa féminité depuis des années, le Général de guerre Shen et Calaf, le prince déchu, devront chercher ce qu'on ne peut trouver pour tenter de délivrer l'héritière et le peuple. Mais l'empire, coupable et corrompu, peut-il seulement être sauvé ?

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J’ai toujours été passionnée de mythologie. Enfant, je me passionnais pour l’Égypte ancienne et je connaissais tout le panthéon égyptien. Adolescente, ce sont les mythologies grecque et celte qui avaient ma préférence, l’une parce qu’elle est pleine de drames, d’enfants illégitimes et de quêtes personnelles, l’autre parce qu’issue majoritairement de la tradition orale, elle me paraissait mystérieuse et pleine de magie. J’avais un peu l’impression d’avoir dépassé cette phase dingue de mythologie de ma vie jusqu’à il y a un an, où je me suis plongée dans les mythes nordiques, puis j’ai effleuré très rapidement le folklore japonais que je trouve passionnant (je l’évoquais en vous parlant des Noces de la Renarde, des Contes Fantastiques d’Asie ou encore du premier tome de La Légende des Quatre) et je suis arrivée à la conclusion suivante : tous les folklore et toutes les mythologies me passionnent toujours autant, et je crois que je vais prendre le temps de plus les explorer !

Forcément, en voyant Les Dragons de l’Impératrice qui parle à la fois de dragons et de folklore chinois, comment ne pas m’y lancer à corps perdu ?

J’ai passé un très chouette moment en compagnie de ce livre que j’ai tout bonnement dévoré, puisque je l’ai lu en moins de jours – un exploit pour moi – sur une période où je travaillais en plus, donc en ne lisant que le soir !

Le rythme du roman est assez lent au début, puisque l’on sent que l’autrice veut vraiment prendre le temps de nous présenter un univers cohérent et qui tienne la route. Cela dit, pour moi, un rythme lent n’est jamais vraiment un problème, du moment qu’il reste harmonieux tout au long du récit. On est confronté à un mystère enfoui depuis longtemps au cœur de la cour impériale chinoise et ce que j’ai apprécié, c’est que ce mystère se déroule tout doucement sous nos yeux. Quasiment jusqu’à la fin du roman, les choses vont se révéler au lecteur (et aux personnages) parce qu’une seule personne ne détient pas l’intégralité de ce secret, bien au contraire.

Passons cependant au point qui m’a le plus attiré dans ce roman dès que je m’en suis rendu compte : Les Dragons de l’Impératrice est une réécriture du mythe de Mulan ! Et je dois bien vous avouer deux choses : la première, c’est que je l’ignorais en me lançant dans ce roman, sans quoi je l’aurais certainement lu bien plus tôt, et la seconde, c’est que je ne savais pas du tout que la légende de Mulan était une véritable légende chinoise. Comme beaucoup de gens de ma génération, j’ai été bercée par les dessins animés de Disney et j’ai pour ma part découvert Mulan dans le film d’animation du même nom, en compagnie de son fidèle Mushu. Dans Les Dragons de l’Impératrice, pas de Mushu, mais je mentirais en vous disant que Mulan n’est pas accompagnée d’un esprit de famille extrêmement attachant.

L’un dans l’autre, je ne peux que vous dire que j’ai vraiment passé un bon moment avec ce roman : entre la découverte d’une mythologie et d’un folklore que je ne connaissais pas du tout, la réécriture d’un mythe cher à mon cœur depuis l’enfance et un mystère bien ficelé… Que demander de plus ? Je n’ai à vrai dire qu’un seul regret, c’est la fin du roman que je trouve quelque peu édulcorée et que j’aurais préférée plus incisive. Mais à part ça, je n’ai qu’une chose à vous dire : foncez !

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