Livres 2020 : les tops et flops de la rédac' !

16/01/2021

Alors que les parutions de l’année ont été quelque peu chamboulées par la situation sanitaire, cela n’a pas empêché les rédacteurs de NiNeHank de lire, encore et toujours ! Voici un bilan des livres qui nous ont marqué, positivement et négativement : 

 

1. Ma nouvelle voisine (Sarah Pinborough) : Sarah Pinborough fait partie de mes auteurs préférés. J’aime son univers à la fois sombre et sexy, ses histoires aussi dérangeantes que fascinantes et ses personnages finement étudiés. J’attends chacun de ses nouveaux romans avec grande impatience et une fois de plus je n’ai pas été déçu. Dead to her est un thriller avec une légère touche de fantastique comme Sarah Pinborough sait si bien le faire. L’intrigue est prenante et le dénouement jouissif. Un régal !

2. Neuf parfaits étrangers (Liane Moriarty) : comme Sarah Pinborough, Liane Moriarty fait partie de mes auteurs préférés dont j’ai lu tous les romans. J’ai d’ailleurs fait traîner Nine Perfect Strangers dans ma PAL avant de m’y plonger car je savais qu’après je devrais prendre mon mal en patience, l’auteure sortant chaque nouveau roman tous les 2/3 ans. Ici, Liane Moriarty a démontré tout son talent en construisant une intrigue imprévisible portée par des personnages si vrais qu’on croit les connaître. Une fois la dernière page tournée, je n’avais qu’une envie : me plonger dans le prochain ! Je crois qu’il devrait d’ailleurs sortir en septembre 2021…

3. A Sky Beyond the Storm (Sabaa Tahir) : la conclusion flamboyante d’une saga fantasy sublime que je ne cesserai de recommander. Une braise sous la cendre est sans doute ma grosse découverte en fantasy de ces dix dernières années. Chaque tome est meilleur que le précédent et ce quatrième et dernier m’a bluffé par son ingéniosité et sa densité. Je suis passé par toutes les émotions au cours de ma lecture, tellement je stressais pour mes personnages préférés. Si vous ne connaissez pas Une braise sous la cendre et que vous aimez la fantasy, honnêtement foncez !

1. Sukkwan Island (David Vann) : ce livre j’en entends parler depuis des années, certains l’élevant même sur un piédestal. Et alors pour ma part, je l’ai littéralement détesté. Il s’agit de ma pire lecture de 2020 et certainement de ces dernières années. J’ai trouvé ça lent, prévisible et surtout ennuyeux à mourir. Une catastrophe !

2. Ce que tu as fait de moi (Karine Giebel) : c’est dommage parce que le roman précédent de l’auteure, Toutes blessent, la dernière tue a été un gros coup de cœur de 2019 et alors là, je n’ai pas compris le projet de l’auteure. On dirait une dark romance très malsaine où les relations toxiques sont non seulement glorifiées mais aussi justifiées, sans « morale » ni prise de recul. Je me suis senti mal à l’aise tout au long de ma lecture et je me demande même si j’ai envie de me replonger dans un autre roman de l’auteure…

3. Un mur entre nous (Caroline Corcoran) : alors là, honnêtement, c’est peut-être le livre le plus inutile que j’ai lu de toute ma vie. Il n’y a aucune intrigue, aucun suspense, aucune densité. Les personnages sont certes attachants mais ils demeurent quelconques. J’en garde d’ailleurs un souvenir général assez flou et c’est typiquement ce genre de thrillers qu’on oublie aussitôt après les avoir refermés…

1. L’accro du shopping fête Noël (Sophie Kinsella) : c’est toujours un vrai plaisir pour moi de suivre Becky dans ses aventures loufoques, mais là en période de Noël c’était vraiment la cerise sur le gâteau. Un vrai coup de cœur, un des seuls de l’année d’ailleurs !

2. Livre attraction Pirates des Caraïbes / Livre attraction Phantom Manor : de véritables trésors, autant en termes d’objets-livres que de contenu, des incontournables pour tous les fans des attractions respectives. Hâte de découvrir celui sur Space Mountain (sans même avoir jamais fait l’attraction) prévu pour cette année.

3. Heartstopper T2 et T3 (Alice Oseman) : une histoire d’une douceur infinie, dans la lignée du premier tome. Je sais que je vais toujours passer un très bon moment en ouvrant un tome d’Heartstopper.

4. Les Passagers (John Marrs) : je ne suis vraiment pas passée loin du coup de cœur avec celui-ci, qui reste dans la lignée des autres romans de l’auteur avec un petit je-ne-sais-quoi de « Black Mirror ». À la fois addictif et glaçant !

5. Jamais plus (Colleen Hoover) : je continue à découvrir cette auteure une éternité après tout le monde, et je dois dire que j’aime de plus en plus sa plume et les histoires qu’elle nous conte.

6. L’instant présent (Guillaume Musso) : un twist de plus dans la biblio de Musso, j’avoue ne pas comprendre les avis négatifs sur ce livre, que j’ai personnellement trouvé très intelligent dans son concept, au contraire.

7. Disneyland Paris – De l’esquisse à la création (Alain Littaye/Didier Ghez) : une mine d’or d’informations sur la création du parc parisien, un ouvrage incontournable à posséder absolument dans sa bibliothèque si on aime d’amour Disneyland Paris.

8. La Belle et la Bête – L’histoire éternelle d’un chef d’œuvre (Charles Solomon) : un très beau livre signé une fois de plus Huginn & Muninn qui vous fera redécouvrir le grand classique sous un jour nouveau.

1. La servante écarlate (Margaret Atwood) / Heartless (Marissa Meyer) / Un sur deux (Steve Mosby) / La fin et autres commencements (Veronica Roth) / Le doux venin des abeilles (Lisa O’Donnell) : clairement rien de particulier à dire sur ces livres car je les ai tous abandonnés pour une raison ou une autre (trop de longueurs, principalement).

2. Trash Circus (Joseph Incardona) : je me rappelle à peine de ce roman, mais je trouvais qu’il faisait juste du trash pour faire du trash (le titre aurait dû me mettre la puce à l’oreille).

3. Hunger Games – La ballade du serpent et de l’oiseau chanteur (Suzanne Collins) : pour celui-ci, vous pouvez retrouver mon avis détaillé en suivant ce lien.

4. Midnight Sun (Stephenie Meyer) : j’aurais dû m’y attendre mais j’ai simplement trouvé le temps long en lisant ce livre, et à aucun moment je n’ai retrouvé les sensations que j’avais pu avoir en découvrant les autres tomes de Twilight.

5. Conversations avec mon chat (Eduardo Jauregui) : un livre que j’ai lu en entier mais qui m’a énormément tapé sur le système à partir d’un moment tant j’avais l’impression qu’on me faisait la morale, voire même qu’on me jugeait.

1. Histoires de la nuit (Laurent Mauvignier) : on n’est jamais déçu avec cet auteur, et ce dernier roman est sans doute l’un des plus grands de la rentrée littéraire de 2020. Laurent Mauvignier se lance cette fois dans le polar, ce qui rend son univers encore plus sombre et tendu. On frissonne face à cette histoire de séquestration entre voisins, portée par l’écriture toujours aussi fascinante de l’auteur. A lire absolument !

2. Peau d’homme (Hubert et Zanzim) : avis aux amateurs de bande dessinée et aux novices, c’est le livre de 2020 à découvrir ! Rapidement en rupture, il a été victime de son succès et pour cause. Son histoire originale, son univers médiéval et fantastique nous embarquent dans un tourbillon d’émotions qui ne nous lâche plus.

3. La cour des Ténèbres (Victor Dixen) : un peu déçue par ses précédents romans (Cogito et Extincta), j’ai été ravie par ce petit dernier ! L’univers original est très présent, comme toujours, mais il nous prend cette fois-ci dans une réécriture de l’Histoire très maîtrisée. Ajouté au suspense sans faille typique de l’auteur, ce livre est un défi et une réelle réussite !

4. Tant pis pour l’amour (Sophie Lambda) : je l’ai découverte cette année avec cette nouvelle bande dessinée autobiographique, cette illustratrice est une révélation ! Alors qu’il traite d’un sujet lourd (la relation d’une jeune femme avec un homme manipulateur), le ton reste léger, drôle et extrêmement documenté. A lire !

1. Betty (Tiffany McDaniel) : véritable succès lors de sa traduction en France, ce roman a su rencontrer le public et la critique. De fait, mes attentes étaient sans doute trop importantes, j’ai donc été déçue par cette lecture qui ne m’a pas embarquée malgré sa qualité littéraire indéniable.

2. Les aérostats (Amélie Nothomb) : c’est malheureusement courant, les nouveaux romans d’Amélie Nothomb ne rencontrent pas le même succès que ses premiers. Dans ce nouvel opus, l’écriture semble plus pauvre et l’histoire beaucoup trop fade. Dommage !

3. Elle a menti pour les ailes (Francesca Serra) : il a reçu un prix littéraire et rencontré un petit succès, ce roman de l’adolescence ne m’a pourtant pas embarquée comme je l’aurais souhaité. Malgré une grande qualité littéraire, à saluer d’autant plus pour un premier roman, l’histoire prometteuse s’est révélée étirée en longueur et ne me laissera pas un souvenir impérissable.

1. Hunger Games – La ballade du serpent et de l’oiseau chanteur (Suzanne Collins) : c’est assurément la lecture la plus passionnante de cette année 2020. J’étais très curieuse de découvrir le personnage de Coriolanus Snow sous un autre regard prisme que celui de l’antagoniste et je n’ai pas été déçue du voyage. L’auteure a su encore une fois nous surprendre grâce à l’introduction de très bons personnages tout en enrichissant son univers sans tomber dans la facilité. Résultat, nous avons une intrigue qui tient la route et toutes ses promesses. Si Suzanne Collins veut réitérer cet exploit avec un autre personnage de la saga, elle a ma totale bénédiction !

2. Mille femmes blanches (Jim Fergus) : je ne suis pas spécialement friande des romans épistolaires, mais j’ai beaucoup apprécié celui-ci, qui est très bien écrit. L’auteur a su romancer un fait historique tout en abordant des sujets poignants principalement centrés sur la condition des minorités au XVIIIe siècle (femmes, noirs, amérindiens). C’est aussi une critique à peine voilée de la notion de civilisation selon l’occident. Sous notre regard contemporain en cette année de contestation, cette lecture a eu une résonnance toute particulière.

3. Ces jours qui disparaissent (Timothée Le Boucher) : j’ai découvert le travail de cet illustrateur il y a peu, et je dois dire que celui-ci est le meilleur qui est sorti à ce jour. L’histoire est d’un fatalisme dérangeant mêlant fantastique et tragédie sur un sujet aussi sensible que le trouble de la personnalité, la dualité ou le temps qui passe. Avec un dessin certes simple et épuré, l’auteur réussit à transmettre tellement d’émotions qu’on sort bouleversé de cette lecture.

4. Le château des animaux, T1 : Miss Bengalore (Xavier Dorison & Félix Delep) : une autre pépite de l’univers de la BD dans mon top. Cette intrigue librement inspirée de La Ferme des animaux de George Orwell est un vrai plaisir pour les yeux avec des planches bien pensées et joliment exécutées. J’ai trouvé le style léché et les images parfois dures mais réalistes. Sans oublier les sujets abordés qui s’accordent bien à l’actualité du moment je trouve (contestation des élites, violences policières, manifestations et injustice…). Je le conseille vivement.

5. Midnigth Sun (Stephenie Meyer) : un roman qu’on n’attendait plus, mais qui a fait son petit effet à sa sortie. C’était un plaisir de retrouver Bella et sa vampirique famille. Le roman est resté fidèle au texte original avec la même atmosphère fantastique et mystérieuse. Mais avec l’âge et l’expérience (oui je vieillis), les éléments problématiques et agaçants du premier tome ressortent encore plus (le côté torturé et ultra protecteur d’Edward sonne toujours un poil exagéré). Malgré tout j’ai passé un bon moment. Si l’auteure voulait bien maintenant se pencher sur une suite aux Âmes vagabondes, je ne dirais pas non !

1. Signal d’alerte (Neil Gaiman) : est-ce que cet auteur a déjà écrit quoi que ce soit de mauvais ? A-t-il même écrit quoi que ce soit qui ne serait « que » bon ?

2. La revanche d’un solitaire (Ben Mezrich) : en revenant sur l’histoire de la création de Facebook, le livre de Ben Mezrich parvient à parler de solitude et de trahison avec une humanité telle qu’on n’est guère étonné de voir qu’Aaron Sorkin et David Fincher en ont tiré un chef d’œuvre.

3. Été 85 (Aidan Chambers) : pas étonnant que l’adaptation par François Ozon soit si réussie, le roman offrant déjà énormément dans un style qui rend la lecture douce amère.

4. Les contours de la mélancolie (Léa Herbreteau) : le style de l’auteure nous met tout simplement par terre.

5. Stoner (John E. Williams) : le genre de livre qui nous retourne par sa modestie apparente, dissimulant une tristesse des plus déchirantes.

6. Héritage (Miguel Bonnefoy) : l’auteur nous fait refermer le cœur avec cette sensation d’avoir lu un livre monumental tout en disant au revoir à de vieux amis et ce avec un brio merveilleux.

7. Spider-Man – L’histoire d’une vie (Chip Zdarsky & Mark Bagley) : la meilleure chose qui soit arrivée à Spider-Man ces dernières années.

8. Le Labyrinthe de Pan (Cornelia Funke & Guillermo del Toro) : est-ce que la novélisation d’un long-métrage parfait pose déjà de bonnes bases ? Indubitablement.

9. À la poursuite de demain (Jeff Jensen) : les origines : à l’image du film même, chargé émotionnellement, croyant en l’humain et le tout avec l’envie de tourner encore et encore les pages.

10. Lovecraft Country (Matt Ruff) : l’auteur parle de racisme avec un bestiaire aussi rempli que d’abrutis arriérés sur cette planète.

1. Gods of Men (Barbara Kloss) : véritable découverte dans l’univers de la fantasy contemporaine, cette histoire de vengeance et de magie m’a complètement transportée. Les personnages, l’univers et l’intrigue sont impeccablement menés, le rythme est maîtrisé et l’atmosphère aboutie. Gods of Men est une petite pépite du genre, de celles qui font véritablement du bien.

2. L’espace d’un an (Becky Chambers) : je ne savais pas trop quoi penser exactement de cette histoire à peine terminée, mais plus le temps passe et plus je repense à la douceur et à la délicatesse que m’a procuré cette lecture et mes attentes non pas dépassées mais surprises, comme si l’Espace d’un an nous donne non pas ce qu’on attend d’un livre de SF mais ce qu’on peut en obtenir. La traduction est une fois encore très agréable, le rythme est fluide et enlevé, si bien que l’on est transporté d’un bout à l’autre de l’histoire sans même s’en rendre compte. De plus, ceux qui aiment un peu de douceur y trouveront leur bonheur.

3. Le Seigneur des Anneaux (J. R. R. Tolkien) : eh oui, j’ai enfin entamé la lecture de cette œuvre emblématique de l’univers de la fantasy. Et il va sans dire que ce pilier du genre est fabuleux, malgré un démarrage certes compliqué, mais la magie opère avec une atmosphère qui vous accueille toujours avec autant d’efficacité. La langue de Tolkien est sans commune mesure, avec un texte calibré et travaillé jusqu’à la moindre sonorité. Une construction géniale, presque imémorielle. Une merveille !

4. Servir froid (Joe Abercrombie) : cette œuvre se présente en one shot dans l’univers d’une autre œuvre très connue de l’auteur, à savoir la Première Loi, on y suit la vengeance de Monza Murcatto (quel nom !), mercenaire trahie par ceux qui ont loué ses services. C’est un livre dense, riche et quelque peu acerbe, où l’action est de mise. C’est aussi une lecture pleine d’énergie et de sarcasme, où le personnage de Monza se développe avec brio. Quel plaisir de découvrir une héroïne sans merci à la fureur et à la force déchaînées !

5. Cet être exceptionnel (Coralie Bru) : lecture assez étonnante où la science-fiction se trouve en filigrane, en prétexte à l’élaboration d’une quête personnelle du personnage principal. Dans cette histoire, il est question de voyage, d’un long voyage vers une planète inconnue où souhaite se rendre Esmée, le personnage principal. C’est un roman très poétique et introspectif qui aborde la SF d’une manière très originale.

Et vous, quels sont vos tops et vos flops de l’année 2020 ?

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