New York 2140 de Kim Stanley Robinson

06/01/2021

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Titre : New York 2140

Auteur : Kim Stanley Robinson

Editions : Bragelonne

Prix : 25,00 €

Parution : 18 novembre 2020

Nombre de pages : 672 pages

Genre : Science-fiction

Résumé : Avec l’élévation du niveau des mers, chaque avenue est devenue un canal, chaque gratte-ciel, une île. Pour les habitants d’un immeuble de Madison Square, cependant, New York en 2140 est loin d’être seulement une cité submergée par les eaux. Il y a le trader, qui trouve des opportunités là où d’autres voient des problèmes. Il y a la policière, dont le travail ne disparaîtra jamais… de même que celui des avocats, bien sûr. Il y a la star d’Internet, adulée par des millions de personnes pour ses aventures en dirigeable, et le gérant de l’immeuble, respecté par tous pour son souci du détail. Et puis il y a deux gamins qui n’habitent pas ici, mais qui n’ont pas d’autre foyer, et qui sont plus importants que quiconque pourrait l’imaginer. Enfin, il y a les codeurs résidant temporairement sur le toit, et dont la disparition provoque une série d’événements qui vont menacer la vie de tous, et jusqu’aux fondations secrètes sur lesquelles repose la ville… Bienvenue à New York en 2140.

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Le premier chapitre du livre parvient à nous surprendre par sa façon de se dresser dans un dialogue qui ne repose que sur un échange à priori obscur entre ses deux protagonistes. Très rapidement, on découvre que Kim Stanley Robinson joue sur différents styles de narration afin de mieux coller aux différents points de vue qui vont permettre de voir l'histoire. On pense par exemple à Franklin, trader qui se retrouve évidemment à narrer à la première personne, ou à cet habitant qui revient sur l'histoire de New York en traitant le domaine factuel de la diégèse du roman en tentant de pousser le lecteur dans ses retranchements.

Dès lors, le monde offert par Kim Stanley Robinson s'avère riche, tout en restant ancré dans un New York qui parvient à garder sa personnalité malgré la catastrophe qui l'a ravagé. On se retrouve plongé dans un univers qui continue de se reconstruire tout en le mettant en place avec un regard sur une économie essentielle à la narration. Le milieu financier prend ainsi une place centrale qui est traitée de façon intéressante par son auteur, notamment par la manière d'arriver à la placer en menace globale face à des personnages dont se dégage une humanité passionnante par sa multiplicité.

Avec « New York 2140 », Kim Stanley Robinson parvient à opposer économie déshumanisante et société post-catastrophe dans un roman vaste dans son ampleur thématique avec une multiplication de styles permettant de présenter de nombreuses facettes avec un humanisme assez fort. Une bien jolie réussite que l'on a du mal à lâcher.

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