Aux bons soins du docteur Kellogg : bien-être et frustrations

04/02/2021

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Titre : Aux bons soins du docteur Kellogg 

Réalisateur : Alan Parker

Avec : Anthony Hopkins, Bridget Fonda, Matthew Broderick, ...

Genre : Comédie

Durée : 1h55

Nationalité : États-Unis

Sortie : 1994

Résumé : Au début du XXeme siècle, le docteur Kellogg invente le beurre de cacahuètes, les cornflakes, la couverture chauffante, ainsi que les régimes amaigrissants. Tout le monde ne pense plus qu'à une chose: confier ses problèmes au Docteur si bienveillant

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Il suffit de très peu de temps au film d'Alan Parker pour se démarquer par une forme d'exubérance qui ne sera jamais lâchée tout au long de ses presque deux heures de durée. Dès lors, il incombe aux spectateurs de s'accrocher ou non au wagon endiablé d'un film qui ne laissera sans aucun doute personne indifférent. Le casting suit alors le ton parodique général qui ne pourra que diviser mais s'avère cohérent sur une forme de critique permanente d'une recherche de bien-être allant à l'extrême et de diverses formes de frustrations.

En ce sens, les multiples directions prises risquent de désarçonner, ne serait-ce que par la présence d'un casting assez qualitatif (Anthony Hopkins, Matthew Broderick, John Cusack, ...). Néanmoins, tous se rejoignent dans la question d'une ambiguïté entre volonté de libération des mœurs et renfermement physique ne pouvant qu'exploser, le tout dans une opposition qui ne partage qu'une quête économique où le bien-être ne sert qu'à un but pécuniaire. La façon dont le film va alors dans un extrême organique, entre questions de sexualité et haute présence des selles en symbole d'un confort de vie, souligne alors une certaine absurdité explosant dans plusieurs sens.

La comédie se révèle alors d'une nature crue assez repoussante mais attirante à la fois, dans une attaque satirique d'un marché économique toujours aussi moderne et confronté à ses contradictions permanentes. Le résultat s'avère alors aussi grotesque que piquant et l'on comprend alors les retours négatifs ayant pu entourer le long-métrage sans les approuver au vu des nombreuses qualités d'un titre ne cherchant pas à être appréciable mais y trouvant sa réussite.

Difficile alors de poser les bons mots sur un film aussi particulier que celui proposé ici par Metropolitan. « Aux bons soins du docteur Kellogg » constitue un long-métrage assez compliqué à saisir au vu de sa nature tonale allant dans de multiples sens et parodiant à l'extrême avec une certaine modernité. Pas sûr donc que la cure proposée par le personnage titre soit à votre goût mais il faut bien admettre que sa nature unique risque de soigner les problèmes de certains spectateurs face à certains étrons cinématographiques.

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