Cinéma 2020 : les tops et flops de la rédac’ !

01/02/2021

2021 bien installé, il est temps de faire le point du box-office de l’année 2020, une année assez chaotique pour le monde du cinéma.  Découvrez  sans attendre les films qui on fait palpiter ou non nos rédactrices et rédacteur en ce début de décennie. Un bilan assez disparate. 

  1. Les Apparences (Marc Fitoussi) : L’histoire sombre d’un couple au bord du gouffre, qui se cisaille malgré les apparences. Porté par un formidable duo d’acteurs, et notamment par Karin Viard, ce film nous embarque admirablement.
  2. Une sirène à Paris (Mathias Malzieu) : On retrouve avec plaisir dans ce film l’univers chantant et poétique de Mathias Malzieu. Un véritable régal pour les yeux et les oreilles qui n’est pas sans rappeler la dernière adaptation au cinéma de « L’écume des jours » de Boris Vian !
  3. Eté 85 (François Ozon) : Avis aux fans de François Ozon, foncez ! Vous y retrouverez les ingrédients typiques du réalisateur : une ambiance en apparence légère mais en réalité sombre, les destins croisés de personnages qui peu à peu ne se démêleront plus, … Ici, l’amitié fusionnelle d’un ado avec un homme de dix ans son aîné qui, sous la chaleur d’un été à la campagne, ne pourra plus s’en dépêtrer.
  4. Antoinette dans les Cévennes (Caroline Vignal) : Une comédie fraîche et drôle portée par la formidable Laure Calamy. Poussée par l’amour et la jalousie, une femme décide de suivre son amant, marié et père de famille, lors de ses vacances dans les Cévennes. C’est la comédie de l’année à découvrir !

  1. Effacer l’historique (Gustave Kervern & Benoît Delepine) : Une comédie sociale et burlesque portée par de très bons acteurs (Blanche Gardin, Denis Podalydès, …). Un régal si on aime l’absurde uniquement…
  2. Enola Holmes (Harry Bradbeer) : Si on apprécie l’univers visuel de ce film et le jeu des acteurs (Millie Bobby Brown, Sam Claflin, …), on est en revanche déçu par le rythme et l’intrigue qui manquent cruellement de dynamisme.

  1. L’Adieu (Lulu Wang) : Mon coup de cœur de l’année. C’est une comédie dramatique douce-amère qui aborde avec force et bienveillance de nombreuses thématiques liées à la famille, à la mort, la culture et le déracinement par le prisme de 3 générations d’une famille chinoise dispersée. Le casting est formidable, la mise en scène efficace et le récit bien pensé. Emotions et rires garantis.
  2. Mignonne (Maïmouna Doucouré) : Pour un premier film, Maïmouna Doucouré s’en sort haut la main. C’est une critique pertinente sur la problématique de l’hypersexualisation des préados, les dérives des réseaux sociaux et de la dictature du Like. Le film porte aussi un regard inédit sur la féminité avec une justesse qui nous sort des clichés et ça fait un bien fou. Les actrices sont bluffantes et très bien dirigées, bref c’est un film intelligent qui ne tombe pas dans la facilité. Seul bémol, la présence d’images dérangeantes et excessives, bien qu’elles servent le propos du film.
  3. Les filles du docteur March (Greta Gerwig) : La surprise de l’année. La nouvelle lecture proposée par Greta Gerwing m’a réconciliée avec l’œuvre originelle. La réalisatrice a réussi à moderniser cette histoire en jouant sur les temporalités et les ambiances, ce qui l’a rendue plus dynamique et donc moins soporifique. Le tout est porté par un casting 5 étoiles qui fait vraiment le travail. Un vrai bon moment de cinéma.
  4. Antebellum (Gerard Bush & Christopher Renz) : Avis à tous ceux qui disent « c’était mieux avant », ce film est pour vous. Ce métrage a une résonnance toute particulière pour 2020 avec les mouvements Black lives matter et réussit à mettre le doigt sur cette peur d’un retour en arrière (comme la série The Handmaid’s Tale), mais surtout sur le fait que le combat est loin d’être terminé. Le film est porté par une bonne mise en scène, très esthétique et percutante (surtout la photographie), mais aussi son actrice principale Janelle Monáe qui crève littéralement l’écran.
  5. Dans un jardin qu’on dirait éternel (Omori Tatsushi) : Dans un cinéma qui va à toute allure, le film d’Omori Tatsushi est une parenthèse qui fait du bien. Le film est une ode à la contemplation et à la réflexion sur la vie. Il nous montre la beauté et la délicatesse du temps qui passe et qui se renouvelle à travers l’apprentissage de deux jeunes filles de l’art traditionnel de la cérémonie de thé. Le duo d’actrices maître/élève est vraiment sympathique à suivre. Bref, ce film, qui ne conviendra pas à tous, est une vraie leçon de poésie.

  1. 356 jours DNA (Barbara Białowąs, Tomasz Mandes) : Le Bad buzz de l’année pour la plateforme Netflix. Vraiment ce film ne propose rien de concret. L’histoire est clichée et insipide, les acteurs et leurs jeux sont sans âme et fades. Mais le pire, c’est cette vision archaïque des relations homme-femme qui est juste abjecte. Mais plus sérieusement, le film en soi a un pitch de départ largement exploitable mais il ne le respecte même pas, tout est rushé et pas assez approfondi. C’est dommage (ou pas).
  2. After : Chapitre 2 (Roger Kumble) : Clairement le film est loin d’être à la hauteur des romans. La première adaptation n’était pas ouf, mais la seconde l’est encore moins. On ne ressent aucune alchimie entre les deux acteurs principaux, le cast secondaire manque de développement et l’intrigue n’apporte rien de nouveau. C’est un film inutile qui manque de temps forts et de suspense. Sans oublier la pollution sonore. La bande son n’apporte rien au film sauf cet aspect clip. J’ai perdu mon temps.
  3. Tout simplement noir (Jean-Pascal Zadi, John Waxxx) : Bien que le film ait vocation à dénoncer par le rire, je n’ai pas été convaincue, il est bien trop réducteur dans son approche des problématiques que rencontre cette minorité. Le film est une succession de sketchs qui individuellement tiennent la route mais qui ensemble ne suffisent pas à construire un film cohérent et profond. Mais bon, le film a au moins le mérite d’exister, c’est déjà ça.
  4. Mulan (Nikki Caro) : Il est clair que Disney ne sait plus quoi faire pour nous impressionner et que le studio aux grandes oreilles se repose entièrement sur la hype et la nostalgie pour remplir les salles (enfin, nos canapés et nos lits pour 26€ et un abonnement Disney +) sans même se cacher. Le film n’arrive pas à trancher entre rester proche du film de base ou se rapprocher de la légende pour draguer le public chinois. Résultat des courses : des choix scénaristiques incohérents et une intrigue et des personnages qui ne marquent pas les esprits. Et puis pour un film qui se voulait féministe, c’est complètement loupé. Le film est oubliable et c’est bien dommage (vraiment vraiment dommage).

  1. Adoration (Fabrice Du Welz)Adieu les cons (Albert Dupontel) : Deux propositions d’auteurs francophones au style inimitable et qui parviennent à toucher en plein cœur avec une force visuelle désarmante.
  2. 1917 (Sam Mendes) : Loin de la simple esbroufe technique, le dernier film de Sam Mendes parvient à relier la survie de l’homme aux éléments tout en offrant une œuvre anti-belliciste émotionnellement chargée.
  3. Été 85 (François Ozon) : François Ozon invoque le roman d’Aiden Chambers pour traiter du rapport à l’autre et du besoin de la création dans la chaleur d’une romance estivale qui nous laisse pantois.
  4. Wendy (James Matthew Barrie) : Sans doute le plus beau film sorti de l’univers de James Matthew Barrie. Foncez le voir à sa sortie pour avoir votre cœur en miettes.
  5. Play (Anthony Marciano) : Ou comment faire croire à un film de potes rigolard alors qu’on est face à une œuvre amère sur le temps qui passe, les regrets amenés par les souvenirs et le besoin de devenir la personne que l’on souhaite.
  6. Les filles du Docteur March (Greta Gerwig) : Greta Gerwig nous offre une œuvre qui nous laisse le cœur en chaleur et battant à 1000 à l’heure par sa valse des sentiments.
  7. Tenet (Christopher Nolan) : Nolan use encore du temps pour mieux traiter d’un déterminisme narratif et relier le spectaculaire du blockbuster de l’année à l’intimité des confrontations de nos protagonistes.
  8. The vast of night (Andrew Patterson) : La transfiguration d’un budget minuscule pour mieux traiter du pouvoir de la croyance par le biais du hors champ. Loin d’une simple référence à la Quatrième Dimension, l’arrivée d’un futur grand.
  9. Drunk (Thomas Vinterberg) : L’alcool n’est qu’une excuse pour que le film suive des hommes en tel regret de leur jeunesse qu’ils en oublient de vivre. Mads Mikkelsen y est une nouvelle fois fabuleux.
  10. Soul (Pete Docter) : On savait Pete Docter doué pour nous faire pleurer, il nous rappelle qu’il sait également nous faire passer par toutes les émotions avec une œuvre bien plus colorée qu’il n’y paraît et toujours impeccable techniquement.

  1. Les filles du Docteur March (Greta Gerwig) : Greta Gerwig remet au goût du jour le classique de Louisa May Alcott dans une nouvelle adaptation cinématographique fidèle à l’œuvre d’origine tout en y apportant une touche de modernité. Portée par une distribution lumineuse absolument parfaite, l’histoire intemporelle des attachantes sœurs March n’a jamais paru aussi vivante et contemporaine. Tout est beau dans ce film tant chaleureux que touchant : de l’écriture au visuel sublime en passant par les costumes et la musique. Une œuvre tout simplement grandiose.
  2. Jojo Rabbit (Taika Waititi) : Avec originalité et humour, Taika Waititi traite d’un sujet lourd et délicat. L’histoire est celle de Jojo, jeune allemand timide et solitaire de dix ans dont le patriotisme aveugle se voit remis en question. Sur un ton satirique, Waititi revisite l’Histoire en raillant cette culture haineuse et l’embrigadement d’une jeunesse dans une idéologie obscure. Oscillant entre comédie loufoque et drame bouleversant, le film rappelle la cruelle réalité de cette période en se mettant à la hauteur d’un enfant qui ne saisit pas encore toutes les nuances entre l’amour et la haine. Un pari tant audacieux que risqué mais réussi. Waititi nous offre un film intelligent, drôle et terriblement touchant.
  3. 1917 (Sam Mendes) : A travers une mise en scène spectaculaire, Sam Mendes nous plonge dans l’horreur constante des tranchées de la Première Guerre Mondiale. Une expérience immersive dans la course contre la montre de deux soldats chargés d’une mission quasi impossible au milieu du chaos de la Guerre. Une œuvre poignante au rythme infernal.
  4. Tenet (Christopher Nolan) : Christopher Nolan se joue une nouvelle fois du temps dans ce film au concept tant intriguant que captivant. La mission est complexe et va à toute allure, portée par un casting impeccable. L’intrigue s’avère passionnante, emplie de mystère et aidée par la mise en scène impressionnante de scènes d’action complètement renversantes. Une expérience cinématographique spectaculaire.
  5. Le cas de Richard Jewell (Clint Eastwood) : Dans ce film inspiré de faits réels, Clint Eastwood raconte l’histoire de l’agent de sécurité Richard Jewell, propulsé au rang de héros national avant d’être désigné comme l’ennemi public numéro un par les médias américains. A travers une mise en scène minutieusement maîtrisée conviant un suspense constant, Eastwood explore une nouvelle fois la notion d’héroïsme individuel ainsi que la capacité des médias et du Gouvernement de déformer les perspectives. Un film passionnant au message fort.
  6. The Gentlemen (Guy Ritchie) : Une histoire de gangsters londoniens aussi classes que déjantés signée Guy Ritchie qui semble se régaler de ce retour aux sources. Muni d’un casting cinq étoiles qui se livre à des joutes verbales hilarantes, ce divertissement impeccablement mené s’amuse avec les codes du genre. Une comédie so british délirante, pleine d’action, d’humour et de suspense. Du très bon Guy Ritchie.
  7. Emma (Autumn de Wilde) : Une adaptation remarquablement bien conçue du roman éponyme de Jane Austen, visuellement splendide mais également pleine d’humour et de légèreté. Le portrait d’une bourgeoisie choyée de privilèges qui ignore tout de la réalité. Portée par une Anya Taylor-Joy fantastique, cette nouvelle adaptation se révèle tant lumineuse que rafraîchissante.
  8. En Avant (Dan Scanlon) : Le premier Pixar de l’année 2020 suit la quête magique de deux frères elfes à la recherche d’un moyen de revoir leur père. Une belle histoire où l’on retrouve les thèmes chers du studio d’animation, des thèmes universels qui nous parlent à tous. Les personnages sont attachants et leurs aventures passionnantes. Pleine de tendresse et de bienveillance, cette histoire de famille où humour et émotion sont au rendez-vous s’avère particulièrement touchante.
  9. Soul (Pete Docter) : Présenté comme cadeau de Noël en exclusivité sur Disney+, le nouveau chef d’œuvre de Pixar signé Pete Docteur est un véritable voyage initiatique autour du sens de la vie. Une question existentielle abordée avec une tendresse dont seul Pixar a le secret. Visuellement remarquable, cette ode à la vie sur fond de jazz pousse à la réflexion autant qu’elle émeut.
  10. Blackbird (Roger Mitchell) : Dans cette fresque familiale touchante, Roger Mitchell aborde avec pudeur et délicatesse un sujet bien délicat. Menée par une distribution fantastique, cette ode à la vie, au choix et à l’amour nous rend témoins des moments les plus douloureux d’une famille pour qui le temps est compté. Un film aussi bouleversant que magnifique.

  1. Les filles du Docteur March (Greta Gerwig) : Une adaptation tellement fraîche qu’elle m’a immédiatement donné envie de lire le roman !
  2. Rebecca (Ben Wheatley) : J’ai tout simplement adoré l’histoire, l’époque, l’ambiance et la photographie de ce film.
     
  3. To All the Boys : PS I Still Love You(Michael Fimognari) : Une suite toute douce et mignonne, bien que pour moi un cran en-dessous du premier film.
  4. Invisible Man (Leigh Whannell) : Davantage un thriller qu’un film d’épouvante/horreur, son suspense est efficace jusqu’à la dernière seconde.
  5. J’y crois encore (Andrew Erwin, Jon Erwin) : Une belle histoire d’amour tragique comme on les aime, je me suis laissé prendre au jeu malgré la présence très (trop) importante de la religion.
  6. Les Nouveaux Mutants (Josh Boone) : Un X-Men qui se démarque de tous les autres, j’ai particulièrement aimé l’ambiance « pensionnat » ainsi que les prestations des acteurs.

  1. Le tueur de l’autoroute (Lodewijk Crijns) : Ennuyant et mal joué, je me dis que le cinéma néerlandais est vraiment mal barré si c’est là le meilleur qu’il puisse proposer.
  2. Mulan (Niki Caro) : Enorme déception, je ne m’attendais pas du tout à un copier/coller du classique d’animation au vu des premières images, mais j’espérais au moins voir un bon film, ce qui ne fut absolument pas le cas, c’est pour moi une cata de A à Z.  
  3. Madre (Rodrigo Sorogoyen) : Etiré en longueur et on se demande pourquoi tant on a l’impression que le film ne raconte rien.
  4. Enola Holmes (Harry Bradbeer) : Je ne comprends toujours pas l’engouement des gens pour ce film qui m’a littéralement laissée de marbre, certainement l’une des pires adaptations de l’univers de Sherlock Holmes à ce jour…
  5. Dreamkatcher (Kerry Harris) / The Rental (Dave Franco) : Je ne sais tout simplement pas quoi vous dire à propos de ces films, et ce pour une bonne raison : je les ai totalement oubliés.

Et vous ? Quels sont vos tops et flops cinéma de l’année 2020 ? 

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