Light of my life : the last of us ?

15/02/2021

Titre : Light of my life

Réalisateur : Casey Affleck

Avec : Casey Affleck, Anna Pniowsky, Elisabeth Moss, ...

Genre : Science-fiction, drame

Durée : 1h59

Nationalité : États-Unis

Sortie : 2020

Résumé : Dans un futur proche où la population féminine a été éradiquée, un père tâche de protéger Rag, sa fille unique, miraculeusement épargnée. Dans ce monde brutal dominé par les instincts primaires, la survie passe par une stricte discipline, faite de fuite permanente et de subterfuges. Mais il le sait, son plus grand défi est ailleurs: alors que tout s'effondre, comment maintenir l'illusion d'un quotidien insouciant et préserver la complicité fusionnelle avec sa fille ?

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L’ouverture du film est longue, très longue. Dans une tente, le père de Rag tente de lui raconter une histoire se passant dans l’Arche de Noé. L’utilisation de ce récit n’est pas anodine tant le fait de sauver des couples afin de repeupler après la catastrophe n’est pas une solution envisagée dans le film. Ici, les quelques femmes ayant survécu à la maladie sont empaquetées quelque part, sans que l’on ne sache précisément le sort qui leur est réservé mais avec cette crainte sourde d’une violence déjà bien trop régulière en temps « normal ». Le besoin de se cacher pour survivre se fait alors avec une brutalité et une rareté qui en rendent son impact plus fort encore.

Le film s’avère d’une grande sécheresse, en particulier visuelle. On a beaucoup de plans fixes sur des cadres assez vides, régulièrement loin de la civilisation ou de toute autre forme de vie. Le danger, sans être visible, est omniprésent. La chute émotionnelle et sociétale, sans être directe, l’est encore plus. Les quelques souvenirs se font alors dans la douleur, celle d’avoir perdu l’être aimé mais également celle de ne connaître un de ses parents que par les souvenirs de l’autre, un fantôme que l’on ne saura jamais appréhender car parti trop tôt.

L’émoi se fait alors tendre, discret mais pourtant présent, bien aidé par l’alchimie entre Casey Affleck, également réalisateur et scénariste, et Anna Pniowsky. Le post-apo présenté par ce « Light of my life » s’avère dur par une forme d’aridité qui ne détruit en rien l’émotion présente. C’est cette réserve, ce dosage dans tout ce qu’il amène, qui apporte de la réussite à ce long-métrage. On peut espérer que la sortie du film chez Métropolitan lui offrira un peu plus de retours positifs tant il parvient à ne pas trop s’inscrire dans des codes habituels et parvient à se donner une certaine ambition, dissimulée sous une forme apparente de modestie pour mieux happer à des moments précis.

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Amoureux du cinéma, je suis belge, pas drôle et végétarien (dans cet ordre ^^). Le septième art est ma grande passion et j’adore parler films, qu’importe leurs styles.
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