Genèse de la cité : Mégapoles 1 de N.K. Jemisin

18/03/2021

Titre : Genèse de la cité : Mégapoles 1

Auteur : N.K. Jemisin

Editions : J'ai Lu

Prix : 22,00 €

Parution : Février 2021

Nombre de pages : 384 pages

Genre : Science-fiction

Résumé : En descendant du train à Penn Station, le jeune homme se rend compte qu'il a tout oublié : son nom, son passé, son visage... Une seule certitude : quoiqu'il n'ait jamais mis les pieds à Manhattan, il est ici chez lui. Rien d'anormal, donc, à ce qu'un vieux taxi jaune à damiers s'arrête devant lui au moment où il en a le plus besoin. Il doit impérativement se rendre sur FDR Drive ; il ignore pourquoi, mais cela a sans doute un rapport avec les tentacules qui sèment le trouble à chaque coin de rue. La ville, sa ville est en danger, et lui seul semble être en mesure de la défendre. Lui seul ? Non, ils sont cinq, un pour chaque arrondissement de New York..

.

Le principe de base du roman de N. K. Jemisin ne pouvait qu’intriguer, ne serait-ce que pour son approche urbaine de science-fiction permettant d’humaniser des villes par le biais de différents protagonistes. Cela amène d’ailleurs ses plus grands points forts et faibles, permettant d’aborder la multi-culturalité de la ville et de son passé tout en tombant par moments dans une certaine forme de trop-plein narratif qui ralentit la lecture. Le traitement reste néanmoins intéressant par les tournures prises au fur et à mesure de ses plus de 500 pages.

Il s’y dessine une lettre d’amour pour la ville, une déclaration totale à New York et toutes ses possibilités qui portent l’intégralité du roman. Le tout est replacé dans une forme contemporaine, notamment par un racisme ambiant et un rejet qui se voit usé pour mieux provoquer la fracture entre ses différents habitants. Il en ressort une modernité qui appuie les tournures du récit, dans une forme de linéarité qui semble vouloir simplifier une intrigue qui risque de rebuter par son apparence alambiquée. Sa critique sociale permettant de célébrer la multiplication des personnalités tout en regrettant une forme d’aseptisation dans ses constructions ajoute alors une certaine solidité au tout.

Ce premier opus de « Genèse de la cité », « Mégalopoles », promet une trilogie qui risque de désarçonner par ses contours narratifs et sa manière de les développer mais nous intrigue tout au long de sa lecture. On espère que le prochain opus puisse mieux équilibrer certains points car son regard critique sociétal s’avère assez incisif pour fonctionner, au-delà d’une proposition qui pourra laisser par moments sur le côté mais maintient en permanence l’intérêt suscité.

.

Amoureux du cinéma, je suis belge, pas drôle et végétarien (dans cet ordre ^^). Le septième art est ma grande passion et j’adore parler films, qu’importe leurs styles.
0 I like it
0 I don't like it

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *