La beauté du diable, contenu sensible pour public averti !

14/03/2021

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Titre : La beauté du diable

Auteur : Sandra Martineau

Editions : City Editions

Prix : 16,90 €

Parution : 10 février 2021

Nombre de pages : 235 pages

Genre : Romance

Résumé : La vie sentimentale d’Émélia est un désastre. La jeune femme, déjà complexée par ses courbes trop généreuses, n’a aucune confiance en elle. Alors, quand le ténébreux Stanislas l’aborde, elle est prête à tout pour lui plaire. Mais, rapidement, leur relation passionnelle et torride devient totalement déséquilibrée. Sans répit, cet homme souffle le chaud et le froid, passant de l'exaltation au mépris. Pour être aimée comme elle l'a toujours désiré, la jeune femme s’efface et renonce peu à peu à sa personnalité. Sans aucun tabou, Stanislas plie cette proie facile à sa volonté et devient dominateur, brutal, violent. La soumission à un pervers manipulateur a un prix et si elle se laisse faire, Émélia risque de le payer très cher...

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Tout d'abord, je souhaite m'excuser auprès de la maison d'édition qui m'a fait parvenir très gentiment cet ouvrage ainsi qu'auprès de l'auteure qui a dû mettre tout son cœur à l'ouvrage. Pardon si mes mots vous blessent mais je pense qu'il est important de toujours rester honnête et franc. Donc je ne mâcherai pas mes mots : du début à la fin j'ai détesté ma lecture ! 

Dès le début, cela a été pénible pour moi. Tout va trop vite, trop loin... L'auteure ne laisse pas le temps à l'histoire de s'installer, aux personnages de faire connaissance. Emélia tombe instantanément, intensément et désespérément amoureuse de Stanislas. Alors oui les coups de foudre existent et d'habitude cela ne me gêne pas, mais ici ça manque de crédibilité. Emélia ne connaît Stanilas ni d'Eve ni d'Adam mais se consacre entièrement à lui d'une manière si rapide. Ensuite les étapes se succèdent : isolement, perte de son emploi, perte d'estime de soi, ... 

Je n'ai réussi à m'intéresser à aucun des personnages du roman. Emélia est fade. Stanilas est imbuvable. Les deux "meilleurs amis" d'Emélia sont méchants et sans intérêt. Les caractères de chacun sont tellement poussés à l'extrême, stéréotypés que j'ai mille fois levé les yeux au ciel. 
Pourtant, les thèmes abordés ici m'intéressaient : manque de confiance en soi, manipulation affective, violences physiques et psychiques, pervers narcissique, ... Mais à mon sens ils sont peu voire mal exploités. Ce qui me gêne aussi très fortement, c'est l'absence d'avertissement ou de mise en garde au début de l'ouvrage. En effet, au milieu du roman, on assiste à une scène d'une extrême violence et qui est susceptible d'heurter la sensibilité de certaines personnes. Alors que, mise à part la couverture qui "avertit" un peu le public sur les sujets traités, rien n'est stipulé. Le texte est dur, les scènes parfois trop explicites et les sujets abordés sensibles. 

Toutefois, je note deux points positifs à ma lecture. J'ai apprécié les allées et venues entre passé, présent et futur. Cela a su m'alpaguer suffisamment pour ne pas abandonner le roman. J'ai trouvé cette manière de fonctionner judicieuse puisque même si je n'aimais pas ce que je lisais, je suis restée jusqu'à la fin pour essayer de comprendre et pour avoir le fin mot de l'histoire. Et enfin, j'ai apprécié être surprise par les dernières pages. J'avoue ne pas avoir vu venir le dénouement et pour cela je ne regrette absolument pas d'être allée au bout. 

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