Les innocents de Michael Crummey

22/03/2021

Titre : Les innocents

Auteur : Michael Crummey

Editions : Presses de la Cité

Prix : 21,00 €

Parution : Janvier 2021

Nombre de pages : 336 pages

Genre : Drame

Résumé : Evered et Ada sont encore des enfants quand leurs parents sont emportés par la maladie, les laissant seuls dans l'anse isolée où la famille a toujours vécu. Livrés aux caprices d'une nature tour à tour généreuse et hostile, le frère et la soeur, qui ignorent tout du monde, vont tenter de survivre, suspendus à la venue de L'Espérance qui rythme leur existence autant que les saisons. Au fil des années qui les voient traverser le pire, ils restent unis par l'inébranlable loyauté qui les attache l'un à l'autre. Mais avec l'âge s'épanouit le mystère de leur propre nature, qui pourrait bien avoir raison de leur indéfectible lien...

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Le roman de Michael Crummey commence dans la sécheresse et il se terminera de la même façon. Au début, c’est la mort qu’il nous annonce, dans son implacabilité la plus ravageuse. On sent d’emblée que le livre dégage un parfum qui ne peut que repousser, une senteur qui ne va pas laisser dans un coin de tranquillité littéraire comme on peut le chercher par instants. Rien de cela ici tant les mots s’enfilent avec autant d’assurance que l’on peut ne pas en avoir dans une existence.

Michael Crummey invoque dans « Les innocents » le deuil, la fragilité de l’existence et sa beauté, l’amour jusqu’à un point de non-retour. La lecture se fait douloureuse, comme les épreuves que traversent nos deux personnages. C’est la fin d’une innocence qui se dessine avec dureté, dans un style qui invoque une littérature du passé pour mieux en réveiller ses doutes. L’omniprésence de la nature oblige nos personnages à prendre des tournures différentes et à s’adapter à un environnement qui laisse toujours des marques de manière intemporelle. Les éléments dépassent Evered et Ava comme l’existence trouve le moyen de nous submerger également, prenant les gens dans un flot qui ne s’arrêtera qu’après ces 300 pages d’existence marquées.

Avec « Les innocents », Michael Crummey s’inscrit dans un récit à long terme où les destins de ses protagonistes se retrouvent confrontés à tant de choses, que ce soit leurs sentiments, leur environnement, la nature de leur univers ou celle des hommes, et doivent y survivre par leurs moyens. On en sort un peu secoué, assez ému et on se doute que le livre nous suivra encore un petit moment après sa découverte, comme si on ressortait de ce territoire que nous aurions connu aussi longtemps qu’Ava et Evered.

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Amoureux du cinéma, je suis belge, pas drôle et végétarien (dans cet ordre ^^). Le septième art est ma grande passion et j’adore parler films, qu’importe leurs styles.
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