Rien ne t'efface - Une déception...

21/03/2021

Titre : Rien ne t'efface

Auteur : Michel Bussi

Editions : Presses de la Cité

Prix : 21,90 €

Parution : 4 février 2021

Nombre de pages : 456 pages

Genre : Thriller

Résumé : 2010. Maddi est médecin généraliste à Saint-Jean-de-Luz, une vie comblée avec Esteban, son fils de 10 ans.
Ce jour d'été là, elle le laisse quelques minutes seul sur la plage. Quand elle revient, Esteban a disparu.
2020. Maddi a refait sa vie, et revient sur cette plage en pèlerinage.
Au bord de l'eau, un enfant est là. Même maillot de bain, même taille, même corpulence, même coupe de cheveux. Elle s'approche. Le temps se fige. C'est Esteban, ou son jumeau parfait.
Maddi n'a plus qu'une obsession, savoir qui est cet enfant.
Il s'appelle Tom, il vit à Murol en Auvergne. Elle prend la décision de s'y installer.
Plus Maddi espionne Tom, et plus les ressemblances avec Esteban paraissent inexplicables : mêmes passions, mêmes peurs... même tache de naissance.
Jusqu'où sera-t-elle prête à aller pour découvrir la vérité, et sauver son enfant ?
Ou ce garçon qui lui ressemble tant.
Ce qu'elle ressent profondément, c'est que Tom est en danger.
Et qu'elle seule peut le protéger.

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J’ai découvert Michel Bussi il y a quelques années avec Un avion sans elle, un roman que j’avais apprécié mais trouvé sans plus. J’ai ensuite lu Nymphéas noirs, qui m’a nettement plus impressionné, N’oublier jamais, avec lequel j’avais passé un bon moment de lecture et, enfin, Au soleil redouté, une vraie pépite qui s’est hissée tout en haut de mon classement personnel.
Vous n’êtes pas sans savoir que Michel Bussi est devenu avec le temps l’un des auteurs préférés des français, un de ceux dont on attend avec impatience chaque nouveau roman. Moi-même faisant partie de ses lecteurs fidèles, je n’ai pas laissé passer l’occasion de me jeter sur Rien ne t’efface quasiment au moment de sa sortie. Mais malheureusement je n’ai pas autant apprécié cette nouvelle histoire que je l’aurais souhaité, loin de là… Je remercie néanmoins les éditions Presses de la Cité pour leur envoi.

Je pense que ma déception est principalement due à deux raisons. La première est la plus évidente : après le coup de cœur qu’a été Au soleil redouté l’année dernière, je ne pouvais pas ne pas le comparer au petit nouveau. Les deux intrigues sont pourtant complètement différentes mais j’avais tellement aimé le dépaysement proposé par l’auteur dans son roman précédent que la déception de me retrouver ici au fin fond de la campagne française n’en a été que plus grande ; même si, je précise, le folklore et les croyances populaires y étaient, comme d’habitude, mis à l’honneur. 

La deuxième raison qui explique mon avis mitigé concerne le style de Bussi que j’aimais jusqu’à présent et que je n’ai pas retrouvé cette fois-ci. A mon sens, ce qui distinguait l’auteur de tous les autres, c’était sa faculté à conter une histoire plus qu’à la raconter. La nuance est légère et pourtant elle fait toute la différence. Il y a beaucoup de bons écrivains mais seuls certains d’entre eux sont également de bons conteurs. Michel Bussi en fait (ou en faisait ?) partie. Dès les premières pages j’avais l’habitude d’être immergé dans une ambiance singulière qui me faisait voyager en France ou à l’autre bout du monde. Ici, j’ai trouvé le style changé, beaucoup plus conventionnel et moins original. 

Mais au-delà de tout cela, il y a aussi le fait que je n’ai pas accroché à l’intrigue en elle-même. J’ai adoré la façon dont Bussi a exploité le folklore local et mis en scène cette thématique particulière de la réincarnation, de façon toujours aussi documentée et passionnante, mais je n’ai que très peu apprécié l’histoire autour de laquelle tout s’articulait. Il y a notamment pas mal de longueurs qui auraient pu être facilement évitées, mais j’ai noté aussi beaucoup d’invraisemblances, surtout en ce qui concerne la grosse révélation finale. Michel Bussi m’avait habitué à des twists mieux pensés et plus crédibles qui, une fois dévoilés, éclairaient l’intrigue sous un nouvel angle. Tout le contraire de cette fin, à mon avis, ratée. 

Avant de rédiger ma chronique j’ai été lire d’autres avis et il semblerait que 95% des lecteurs ont adoré Rien ne t’efface. Peut-être que je suis devenu trop exigeant avec le temps ou que tout simplement ce livre n’était pas fait pour moi. En tout cas, ce n’est pas cette petite déconvenue qui va m’empêcher de me précipiter sur le prochain roman de l’auteur en espérant y retrouver tout ce qui a toujours fait sa différence dans le cercle littéraire du thriller français.

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Contrairement à beaucoup de gens, j’ai eu la chance de recevoir ma lettre d’admission à Poudlard et j’ai obtenu mon diplôme de sorcellerie il y a quelques années déjà. Depuis, je me suis spécialisé dans l’étude de la littérature des moldus et je prend un grand plaisir à découvrir une nouvelle forme de magie : celle des mots.
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